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Thursday, December 29, 2016

La découverte au Québec d'un papillon exotique

  
LA DÉCOUVERTE AU QUEBEC
D'UN PAPILLON EXOTIQUE




Avec le changement climatique, les chenilles d’un papillon normalement exotique viennent d’être découvertes au Québec.
Un papillon exotique en plein milieu québécois. C'est la découverte que viennent tout juste d'annoncer des chercheurs du pays. Mais si elle est étonnante, cette présence ne daterait en réalité pas d'hier. En effet, selon le Jardin botanique de Montréal, au Québec, les chenilles de ce papillon exotique originaire des tropiques doivent leur présence dans cette région au réchauffement climatique. Les chenilles ont été découvertes ces dernières semaines et donneront d'ici peu des grands porte-queues (Papilio cresphontes Cramer), une sorte de machaon noir et jaune. Il s’agit du plus grand lépidoptère diurne d'Amérique du Nord puisque son envergure atteint 15 cm, a indiqué le Jardin botanique dans un communiqué.


"Au cours des dernières décennies, l'adoucissement des températures des zones nordiques lui a permis de survivre à nos hivers et de coloniser de nouveaux habitats. C'est ainsi que, peu à peu, le grand porte-queue s'est rapproché du Québec avec, pour résultat, la métamorphose des premières chrysalides indigènes au Jardin botanique, ces jours-ci", a encore précisé l'établissement cité par l'AFP. Pour les spécialistes du Jardin, "l'arrivée du grand porte-queue dans la grande région montréalaise est un exemple bien concret des changements climatiques".


Ce coléoptère originaire d'Amérique du Sud, d'Amérique centrale et du sud des Etats-Unis a en fait graduellement colonisé les Etats du Nord-Est américain et l'extrême sud du Canada, à la fin des années 90. C'est de cette manière qu'il est finalement arrivé au Québec ce printemps. Une performance qui n'étonne pas les chercheurs au vue des capacités des papillons.


Contrairement aux autres, qui ne progressent vers le Nord qu’à raison de 16 kilomètres par décennie, "le grand porte-queue, lui, a une vitesse de colonisation 15 fois plus élevée que la moyenne : c'est par plus de 400 km qu'il a augmenté son aire de répartition sur des territoires autrefois trop hostiles au maintien de populations viables", a ainsi souligné le Jardin botanique.


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Sunday, March 1, 2015

Une espèce rare d’amphibien sans yeux découverte en Amazonie

  
UNE ESPÈCE RARE D’AMPHIBIEN SANS YEUX DECOUVERTE EN AMAZONIE


Des ingénieurs d’un barrage d’Amazonie, ont découvert plusieurs animaux   étranges et aveugles, ressemblant à des serpents, ce qui a permis aux biologistes de préciser l’identité zoologique de ces amphibiens, très rarement aperçu depuis près de 45 ans. 


C’est en drainant une rivière près d’un barrage hydroélectrique sur le fleuve Madeira, dans le Rondonia, en Amazonie brésilienne, que des ingénieurs ont fait une étrange rencontre. En effet, en novembre 2011, sur le lit asséché du cours d’eau, ils sont tombés nez à nez avec 6 créatures à l'aspect plutôt spécial. Oblongues et d’un mètre de longueur environ, ces spécimens étaient dépourvus d'yeux apparents.


Si les biologistes ont été particulièrement surpris au premier abord, de longues recherches ont permis d'identifier l’animal. Il s'agit d'Atretochoana eiselti, un amphibien aperçu seulement de façon sporadique depuis sa découverte en 1968. Mais en dépit de   leur ressemblance avec des serpents, ces spécimens ne sont pas des reptiles et ils sont plus étroitement apparentés aux salamandres et aux grenouilles. "Sur les six que nous avons recueillis, un seul est mort, trois ont été relâchés dans la nature et deux autres ont été gardés pour les études", a ainsi détaillé Julian Tupan, biologiste au sein de la compagnie qui gère le barrage.


 Aujourd'hui, l'animal peu rencontré garde un grand nombre de mystères. Les spécialistes comptent donc bien observer les spécimens pour en apprendre plus sur la fameuse espèce. "Nous pensons que l'animal respire par la peau, et se nourrit probablement de petits poissons et de vers, mais il n'y a toujours rien de prouvé. L'Amazonie est une boîte à surprises quand il s'agit de reptiles et d'amphibiens. Il y a encore beaucoup de choses à découvrir", a encore expliqué le biologiste.



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Saturday, October 27, 2012

Découverte dans de l'ambre des plus vieux insectes du monde

  
DÉCOUVERTE DANS DE L'AMBRE
DES PLUS VIEUX INSECTES DU MONDE




Une équipe internationale de chercheurs a identifié trois insectes fossilisés dans de l'ambre. Ces spécimens, vieux de 230 millions d'années, seraient les plus anciens jamais découverts dans cette matière.


Un gisement d'ambre situé dans le massif des Dolomites (nord-est de l'Italie) a permis de retrouver deux fossiles d'arthropodes et un de diptère, datant de 230 millions d'années. Ils constitueraient ainsi les plus anciens spécimens fossilisés de ce type, ayant vécu plus de 100 millions d'années avant ceux connus jusqu'alors.


Des chercheurs italiens, allemands et américains ont publié les résultats d'une dizaine d'années de recherches sur le gisement dans la revue américaine « Proceedings of the National Academy of Sciences ». L'équipe, dirigée par Alexander Schmidt de l'université allemande de Göttingen, a observé au microscope 70.000 gouttelettes d'ambre mesurant de 2 à 6 millimètres. Ces travaux ont alors permis de découvrir des micro-algues, champignons et microbes fossilisés, mais également les fameux fossiles d'insectes datant de la période triasique (230 millions d'années).


David Grimaldi de l'American Museum of Natural History's Division of Invertebrate Zoology explique : "Il y a eu un bouleversement de la flore et de la faune au Trias car il a eu lieu juste après la plus profonde des extinctions de masse de l'histoire, à la fin du Permien. C'est une importante époque à étudier si l'on veut savoir comment la vie a évolué".
 L'une des plus anciennes traces de diptères


Parmi ces trois fossiles d'insectes, deux sont des arthropodes microscopiques, des acariens inconnus jusque-là mais restant proches d'espèces contemporaines. Aujourd'hui, près de 3.500 espèces sont identifiées. Elles vivent sur des plantes à fleurs et s'en nourrissent, alors que l'espèce préhistorique aurait vécu sur un conifère de la famille des Cheirolepidiaceae, aujourd'hui éteinte. Un élément qui suggère que l'insecte aurait eu une grande capacité d'adaptation.


Le troisième insecte fossilisé est un diptère de 1,5 à 2 millimètres. Il est moins bien conservé mais intéresse tout de même les scientifiques. Le paléontologue du Laboratoire de Géosciences de Rennes (CNRS/Rennes 1), Vincent Perrichot explique : "J'ai eu l'occasion de l'observer au microscope, il est malheureusement trop fragmentaire pour être identifié précisément. Mais c'est l'une des plus anciennes traces de diptères que nous possédons actuellement !" La découverte de ce diptère confirme ainsi l'hypothèse de l'existence de cette espèce à l'époque triasique.


Selon Vincent Perrichot : "Trouver des organismes fossiles de cette période géologique est extrêmement enrichissant. Cela nous donne de nouveaux indices sur les espèces qui existaient à l'époque, et nous n'en avons pas tant que ça". L'ambre est une forme de résine fossile produite par les conifères qui permet surtout de récolter des informations sur les milieux forestiers de jadis.
 De plus, cette matière conserve très bien les organismes qu'elle emprisonne comme l'explique le professeur Grimaldi : "L'ambre est un outil de grande valeur pour les paléontologistes car il préserve les spécimens avec une fidélité microscopique, permettant une précision unique sur les estimations de l'évolution au cours de millions d'années".

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