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Thursday, May 29, 2014

Découvertes des aliments en DME

La DME (diversification menée par l'enfant) c'est une approche différente de la diversification classique à base d'aliments mixés et proposés à la petite cuillère. Avec cette méthode, on propose des aliments crus et cuits coupés en morceaux ou en lamelles. L'avantage, c'est que bébé découvre la vraie saveur et texture des aliments. Bébé peut en plus découvrir la nourriture a son rythme. Il mange à sa faim et quand il a faim. Ni trop, ni pas assez, c'est lui qui gère. Il garde le contrôle de son estomac et de sa satiété.


Le principe d'alimentation consciente est génial. En purée, bébé ne se rend pas compte de ce qu'il mange, de la vraie forme des aliments, de leurs vraies couleurs, de leurs goûts au naturel. En plus d'être nourri par quelqu'un d'autre, il n'a aucun contrôle. Bien souvent, bébé veut attraper la cuillère, ce qui est hors de question pour les parents. On use de stratagèmes pour lui faire avaler encore une cuillère, et encore une, et encore une. Manger consciemment, c'est manger soi-même, savoir ce qu'il y a dans notre assiette, et le mettre dans sa bouche volontairement, avec plaisir et envie. Cette méthode est une chance pour bébé d'être parfaitement autonome dans sa découverte de la nourriture.

J'allaite Lou à la demande, c'est-à-dire que c'est elle qui me montre qu'elle a faim et c'est aussi elle qui s'arrête quand elle en a eu assez. C'est elle qui décide combien de fois elle veut téter. Il me semblait donc logique et naturel de tenter la DME. 

"Chez un enfant en bonne santé et allaité (pour un enfant nourri au biberon, c'est possible, mais le réflexe de mastication et la sensation de satiété ont été perturbés, il faudra être plus vigilent), la capacité de mastiquer apparait en même temps que la capacité de porter à la bouche. Quelques temps après vient la capacité d'avaler. Donc, si l'enfant porte de lui-même les aliments à sa bouche, il les mastiquera avant de les recracher dans un premier temps, puis les avalera. Veillez à ce que l'enfant soit bien assis sur sa chaise, qu'il puisse ainsi recracher ce qu'il ne peut avaler."

Vers le milieu de sa première année, bébé commence à montrer de l'intérêt pour ce qu'il y a dans nos assiettes. Il a envie de toucher ce que nous mettons à notre bouche et de faire pareil. Il ne faut cependant pas oublier que jusqu'à 1 an, la nourriture n'est que de la découverte. La plupart des besoins du bébé sont couverts par le lait.

J'ai attendu que Lou-les-grosses-joues sache s'assoir, ce qui signifiait qu'elle était prête à porter les aliments dans sa bouche et à les recracher si besoin. Elle avait 7 mois et quelques jours. A partir de ce moment là, Lou a commencé à participer aux repas. Elle me regardait d'abord cuisiner, bien installée dans l'écharpe. Elle me voyait prendre une courgette, la laver, l'éplucher, la couper. Puis au moment du repars, elle re-découvrait la courgette, avec ses yeux. Puis en la touchant, en l'écrasant, et enfin, en la goutant.

"Les enfants nés à terme et en bonne santé, qu'ils soient allaités ou pas, sont parfaitement aptes, pour peu que leurs parents les assistent comme il le faut, à apprendre à s'alimenter de manière indépendante et cela sans que les aliments leur soient présentés sous forme de purée ou de compote à la cuillère. Pour apprendre à s'alimenter selon la méthode proposée, les enfants n'ont besoin d'aucune aide. Ils sont à même de porter seuls les aliments à leur bouche, de les mastiquer et enfin de les digérer lorsque leur développement le leur permet."

L'un des inconvénients avantages d'être maman au foyer, c'est que j'ai le temps de préparer de bons petits plats ! Je n'ai pas eu envie de me contenter de quelques légumes vapeurs. J'avais envie de lui mijoter de petits plats ! Au début, je lui ai donné des choses simples : 1 morceau d'orange, des bâtonnets de banane ou de poire, un peu de courgette, etc... Les premiers jours, je ne lui donnais qu'un seul aliment. Puis petit à petit, j'ai créé des plateaux un peu plus diversifiés. Lou touchait, écrasait, regardait et essayait de viser la bouche, avec plus ou moins de difficultés ! Elle s'est mise à prendre du plaisir, à reconnaitre les aliments, a les attraper plus vite. 



Je m'amuse à lui préparer des plateaux pleins de couleurs, avec des aliments crus ou cuits, des fruits, des légumes, de la viande. J'essaie de varier les couleurs, la taille, le goût Je suis aussi émerveillée qu'elle quand elle découvre une nouvelle texture, une nouvelle saveur, une nouvelle odeur. 

Aujourd'hui, la forme des aliments que je propose n'importe plus vraiment. Elle est capable de mâcher et manger des petits morceaux de raisin ou des petits pois.

Je ne regarde pas tellement non plus les quantités que je donne. Je laisse Lou manger tranquillement. Il y a des jours où elle va beaucoup moins manger que d'autres, voire pas du tout. Et parfois, je dois la resservir ! Il est hors de question de la forcer à manger, à coup de "une cuillère pour maman, une cuillère pour papa". Je n'ai pas envie qu'elle développe un rapport malsain à la nourriture, où elle mangerait pour se consoler ou juste pour faire plaisir. Je ne sais pas si la DME permet de construire une relation saine avec l'alimentation, mais je l'espère. De ce que j'ai pu remarquer pour l'instant, c'est que nos repas sont un vrai partage en famille, il n'y a aucunes tensions : nous rions, nous discutons et nous passons un bon moment !

Ce que craignent le plus les parents, c'est le risque de fausse route. Depuis le début de la diversification, il n'y a eu aucun étouffement. C'est arrivé plusieurs fois que Lou gère mal un morceau. La première réaction à avoir, c'est de rester calme ! Il ne faut pas paniquer ! J'encourageais Lou à cracher et elle faisait super bien.

Voici un lien sur le risque d'étouffement: ici


Lou, à 9 mois, a déjà gouté à beaucoup de choses. Je ne fais pas trop attention au tableau d'introduction des aliments. Elle n'a encore jamais eu de réactions allergiques, ni des selles différentes des autres. Je ne sale aucun des ses plats, n'utilise que de l'huile d'olive et jamais de beurre ou  de lait de vache, ni de crème. Pour le sucre, j'utilise du sucre de coco, super sain et très bon ! Je ne lui donne pas de gluten non plus.

Elle digère très bien tout ce qu'elle mange, car elle prend vraiment son temps pour mâcher. Dans l'ensemble, Lou aime tout, goûte à tout et en redemande souvent ! Quand un aliment ne lui plait pas, je ne la force pas. Mais je tente de lui proposer quelques jours plus tard, cuit différement et même coupé différement. Parfois ce qu'elle n'aime pas c'est le "mélange" d'un aliment avec un autre. Je lui ai aussi fait goûter des soupes, des purées et des compotes. Souvent, je lui laisse piocher à pleine main.Un vrai massacre mais elle adore !





Liste des aliments que Lou a déjà gouté : 


Assortiment de fruits (crus et/ou bien mûrs, au four ou en compote)
  • pommes, poires, banane, prunes, fraises, cerises, pêche, kiwi, nectarine, melon, ananas, pastèque, abricot, figues, orange, mandarine, pamplemousse, citron, mangue
    Assortiment de légumes crus 
    • courgette en tagliatelle, avocat, tomates, radis, concombres, fenouil, poivrons, carotte, oignon
    Assortiment de légumes vapeur (ou au four)
    •  courgettes, poireaux, carottes, pomme de terre, navet, brocolis, asperges, choux-fleurs, haricot vert, épinard, patate douce, panais
    Assortiment de légumes à la plancha
    • champignons, aubergines, courgettes, poivrons, 
     Viandes
    • boeuf, volaille, porc
    Poissons
    • sole, saumon, cabillaud, crevettes, flétan, sardines, anchois

      En accompagnement
      •  Quinoa, riz, boulgour, semoule

      Assortiment de fruits (pomme, banane, kiwi, raisin, nectarine)

         

        Quelques idées de recettes...

        Plats préparés sans sel, sans beurre


        Soupe n°1 : 1 pomme de terre, 1 grande carotte, 1 petite courgette, 1 petit poireau
                            -couper les légumes en petits dés
                            -les faire cuire a feu doux dans une casserole avec de l'eau (les légumes doivent bien     baigner)
                            -laisser mijoter minimum 30 mn
                            -mixer et/ou passer selon la consistance désirée

        Soupe n°2 : 1 pomme de terre, 1 panai, 1 carotte, 1 demi petit chou
                            -couper les légumes en petits dés
                            -les faire cuire a feu doux dans une casserole avec de l'eau (les légumes doivent bien     baigner)
                            -laisser mijoter minimum 30 mn
                            -mixer et/ou passer selon la consistance désirée

        Gazpacho revisité (soupe de tomate froide) :
                                                                                  2 tomates bien mûres, 1 demi concombre, 1 petit morceau de poivron rouge et vert, 1 cuillère à soupe d'huile d'olive extra vierge
                                                                                  -couper en quartier les tomates et le concombre
                                                                                  -mixer le tout
                                                                                  -servir frais

        Poulet basquaise revisité :
                                                    1 blanc de poulet, 2 petites tomates, 1 demi poivron vert et 1 demi poivron rouge, 1 demi oignon émincé très fin, 1 cuillère à Soupe d'huile d'olive extra vierge
                                                    -faire revenir à la plancha sans matière grasse le poulet coupé en lamelle 
                                                    -dans une casserole, faire revenir l'oignon émincé et les poivrons taillés en lanières
                                                    -ajouter les tomates coupés en petits dés (préalablement épluchées) et laissez mijotez 10-15mn
                                                    -rajouter les lamelles de poulet et laissez mijoter à feu doux 20mn


        Salade composée : 
                                        salade verte, mais, sardines, fromage de chèvre, tomates, thon

         
        Risotto à la mozzarella :
                                                1 verre de riz, 1 petite mozzarella, 1 demi oignon émincé, 1 bouillon cube de légumes, 1 cuillère à soupe d'huile d'olive extra vierge
                                                - dans une poêle, faire blanchir l'oignon avec l'huile d'olive
                                                - ajouter le riz 
                                                - arroser le riz avec une louche de bouillon cube préalablement dissout dans un saladier d'eau chzude
                                                - recommencer à arroser le riz des que l'eau est aborsée
                                                - quand le riz est mou et un peu collant (selon vos goûts) ajouter les petits cubes de mozzarella et mélanger

                                                - recouvrir 5 mn et c'est prêt !



        Gratin de légume (pour toute la famille)
                                                                             1 aubergines, 2 courgettes, 3 grosses tomates, 1 cuillère d'huile d'olive, 1 mozzarella
                                                                             - couper tous les légumes en rondelles et les dresser dans un plat à gratin
                                                                             - ajouter l'huile d'olive et en dernier les rondelles de mozzarella
                                                                             - laisser au four 30mn minimum


        Compote : pomme, carotte, banane, cannelle / prune, banane, coco rapée / poire, figues, banane, cannelle / etc...


        Flan : 400 à 500ml de lait maternel, 2gr d'agar-agar
                   - faire chauffer le lait sans bouillir, ajouter l'agar-agar et remuer sans enlever du feu
                   - verser dans des récipients et mettre au frigo 2h minimum


        Petits sablés : 12ml de lait maternel, 50 gr de farine, 5 gr de sucre de coco, 20 gr de compote de pomme
                                - verser la farine dans un saladier et y faire un puit
                                - ajouter la compote, le sucre et le lait
                                - travailler la pâte jusqu'à obtention d'une belle boule
                                - enveloppé la boule dans film transparent et laisser au frigo 1h
                                - étalez la pâte et découpez-la en forme de sablé
                                - faire cuire 10mn et laissez refroidir


        Clafoutis (pour 2 clafoutis): 1 verre de lait maternel, quelques cerises, 1 oeuf, 40 gr de farine, 1 CaS de sucre de coco
                                                     - faire chauffer le lait
                                                     - lavez et dénoyautez les cerises et coupez-les grossièrement
                                                     - déposez-les sur le fond d'un ramequin
                                                     - battez ensemble la farine, l'oeuf, le lait tiède et le sucre de coco
                                                     - versez le tout sur les cerises
                                                     - 30mn à 200°

        Quelques liens :
         

          N'hésitez à poser vos questions en commentaire !

                                                                       


                                                                    
                                                              
                           



          Tuesday, May 27, 2014

          Quoi d'neuf bébé ? #4

          I am une maman ! te donne des nouvelles de bébé(e). Elle grandit avec toi, semaine après semaine, mois après mois ! 



          Allaitement, sommeil partagé, DME, motricité libre, amour toujours et cernes. 

          Il y a déjà 9 mois que Lou-les-grosses-joues (et les-grosses-cuisses !) a ouvert ses yeux sur le monde. Déjà 9 mois que je l’ai rencontré, reconnu plutôt. Et aimé. Aimé si fort, si intensément, si profondément, si violemment, et tout plein d'autres adjectifs en –ent ! 

          Ma boule de bébé n’est plus. Son visage a déjà celui de la petite fille qu’elle sera bientôt. Et quand elle tète, elle dépasse tous les côtés ! Ah oui, parce qu’à 9 mois, elle tète encore. Et plutôt 10 fois qu’une. Et même la nuit ! Elle tète debout, assise, couchée, à l’envers. Elle tète à la maison, dans le lit, sous la douche, sur le canapé, sur sa table à langer. Elle tète aussi dans la rue, dans le bus, dans le métro, au restaurant. Mais elle ne tètera jamais cachée dans des toilettes, ou sous un morceau de tissu. 

          Elle tète, point barre. 

          On commence tout doucement le sevrage et… Non ! Je déconne ! 

          Je n’ai aucune raison de la sevrer. Remplacer mon lait, fait pour elle, par un autre, forcément moins adapté ? J’avoue ne pas y voir l’intérêt. Ni la logique. Ma logique est simple : ma fille a besoin de téter elle tète. Combien de temps, combien de fois, ça, ça me regarde. Ça nous regarde surtout ! Les gens sont-ils si bienveillants qu’ils ne peuvent rester là, sans rien dire, à me regarder nourrir ma fille avec mes seins? Non-assistance à personne en danger BORDEL ! Il faut qu’ils parlent, qu’ils m’avertissent, qu’ils M’AIDENT ! « Mais STOP ! Arrête tout ! Mon dieu, mais tu te rends compte de ce que tu fais ?? »  

          Je ne savais pas si j’allaiterais quand j’étais enceinte. Avant même ma grossesse, je n’ai jamais jugée, ni en bien ni en mal, une maman allaitante. En fait je crois que je m’en foutais. Mais alors royalement. Maintenant que je suis maman,  ça me pète les glandes mammaires toutes ces questions, ces menaces, ces jugements, ces phrases toutes faites ! Celles qui n'en savent rien, celles qui ont allaité 15 jours et qui se croient conseillères en lactation, celles qui culpabilisent et nous en veulent, presque tout le monde à un avis très arrêté sur l’allaitement. Personne n’en sait rien mais tout le monde a quelque chose à dire! Ou à re-dire plutôt.   

          On s’accorde presque tous pour dire que c’est beau d’allaiter…un bébé. Parce que passé 6 mois, bébé n’est plus un bébé. Alors à 9 mois, 1 an ou 2 ans je ne t’en parle même pas ! 

          Alors, à toutes celles (et tous ceux) qui trouvent que nourrir au sein un enfant de plus de 6 mois ou de presque 3 ans est scandaleux/malsain/déplacé/mauvais et de la part de toutes les mamans qui allaitent leur bébé ou leur bambin, qui co-allaite, qui allaite la nuit, qui allaite dehors, qui allaiteront encore longtemps : sachez simplement et respectueusement qu’on vous emmerde. Bises. 



          Alors l’allaitement c’est fait… Ah oui. Le co-sommeil. Alors ça, c’est peut-être pire que l’allaitement. Je ne compte plus les « Tu fais une grosse erreur, elle va jamais vouloir dormir seule ! » ou « Quelle mauvaise habitude ! » Les-grosses-joues partage toujours nos nuits et notre lit. Je la berce doucement, allongée tout contre elle et elle s’endort en quelques secondes. Ensuite, je me transforme en Tom Cruise dans Mission Impossible (oui, oui avec la musique et tout), et je tente une sortie aussi furtive que silencieuse. Et la soirée est à nous ! Presque. 

          La nuit, elle dort collée à moi. Et, avec sa petite main et ses yeux fermés, elle me cherche si jamais je me décolle un peu. Elle me cherche même avec son pied. Et dès qu’elle me touche, dès qu’elle me sent de nouveau, son petit corps s’apaise et son visage se décrispe. Bêtement, je me dis que si ma présence la réconforte alors c’est que, peut-être hein, elle n’est pas tout à fait prête à partir passer la nuit dans sa chambre. 

          J’ai toujours été assez grande gueule et à l’aise avec mes choix. J’assume donc parfaitement le fait de dormir avec ce bébé qui a vécu en moi pendant 9 mois. Je n’ai absolument pas peur de rendre ma fille heureuse en l’autorisant à ne pas avoir peur, seule, la nuit. Je n’ai absolument pas peur de lui apporter le réconfort de ma présence la nuit. Je n’ai absolument pas peur de ma fille en fait. Non seulement je n’ai pas peur mais en plus je suis convaincue que je lui rends service. S’il faut parler d’habitudes, allons-y ! 

          Habituer un bébé à pleurer seul avant de s’endormir chaque nuit, habituer un bébé à s’endormir avec un mobile musical ou une petite lumière, un doudou, une sucette ou autre, ça, ça ne vous fait pas peur ?? Ça rassure l’enfant et l’aide à s’endormir ? Ah très bien. Donc, ils deviendront des adultes incapables de s’endormir dans le noir ou sans télé ? Des adultes qui chouinent toujours un peu avant de sombrer?  Ou pire ! Des trentenaires qui dorment avec un doudou ! Non ? Ah bon ? Tant mieux parce que je ne compte pas non plus dormir avec ma fille lorsqu’elle aura 15 ou 20 piges hein !

          Je n’ai pas peur de ma fille. Je n’ai pas peur qu’elle vole l’intimité de mon couple. Je n’ai pas peur qu’elle vole ma liberté. Je n’ai pas peur de sa dépendance. Il faut d’abord avoir été attaché pour se détacher. Chaque chose en son temps. L’autonomie, le désir et l’envie d’être seul, d’être BIEN seul et d’en retirer du plaisir, ça ne s’apprend pas ! C’est une question de confiance. C’est savoir que même lorsqu’on est seul, quelqu’un nous aime et sera là pour nous. C’est surtout la preuve qu’on est bien dans ses ballerines et qu’on se satisfait à soi-même. Il a fallu 9 mois (et des poussières) pour créer cette vie. Ça prendra le temps qu’il faut pour créer cette confiance. 



          J’ai eu une discussion avec mon papa (adoré) récemment. Il s’étonnait de voir que ma fille pourtant très souriante était quand même « très maman » et n’appréciait que modérément passer de bras en bras. Pour lui, c’est évidement lié avec le fait que je porte, allaite, et cododote, entre autre. Il m’expliquait que tous les bébés qu’il connaissait dormaient seul et étaient très sociable, ce qu’apparemment ma fille n’est pas.

          Résumons. Un bébé doit être mignon (c’est la moindre des choses !), doux (sinon ce n’est pas agréable), sociable (le minimum), souriant (au risque d’être traité de bébé boudeur), sage (faudrait pas qu’il nous gonfle trop), gros dormeur (ça, c’est la base), bon mangeur (après c’est inquiétant), calme (c’est déjà assez fatiguant comme ça), etc…

          Les parents, eux, doivent rester libre ! C’est ‘achement important de pas devenir l’esclave de son gosse. C’est pas ton mioche qui commande, non mais ho ! On fait des enfants pas des bourreaux ! Etc…

          Alors oui, mon cher papa que j’aime, ma fille n’est pas encore très sociable et n’aime pas trop passer de bras en bras. Comme pour certains adultes, elle a besoin d’avoir confiance pour être à l’aise. Et la confiance, ça vient avec le temps ! Il faut déjà qu’elle soit bien sûre, que moi, sa mère, je ne vais pas l’abandonner (même si ça parait évident). Et entre nous, je profite et je savoure ce temps où elle est « très maman », parce que peut-être que comme moi, elle ira vivre à 1500 km de ses parents adorés… Et j’espère que, comme moi, elle aura confiance en ses parents et saura qu’elle pourra toujours compter sur eux. 

          Impossible de me convaincre que laisser pleurer un bébé pour qu’il fasse ses nuits plus vite, pour lui apprendre la frustration ou pour lui forger son caractère est nécessaire. Impossible de prétendre que ma vie n’a pas changé et que mes priorités non plus. Impossible d’être égoïste au point d’inventer de fausses excuses pour me dédouaner de mes responsabilités. Je ne crois pas non plus qu’il faille créer des petits soldats prêt à survivre dans ce monde que certains disent pourri. 

          «Faut lui apprendre très vite que dans la vie on a pas tout ce qu’on veut », « C’est dur mais c’est ainsi, la vie ne fait pas de cadeau » ou encore «Faut le frustrer pour lui montrer à quoi s’attendre plus tard » 

          Je n’aurais pas pu faire d’enfant en ayant cette idée là de la vie et du monde. En quoi être élevé à la dure prépare à d’éventuelles déceptions amoureuses et autres trahisons ? Au pire, nos enfants n’auront pas les clés pour gérer des émotions qui ont pourtant fait partie de leur quotidien. Ils se renfermeront, ou seront dépassés, ou encore penseront que c’est comme ça, que c’est la fatalité. La vie n’est qu'une tartine de merde, etc. 

          Je n’apprendrais pas la frustration à Lou. Je lui apprendrais à la gérer. Je ne lui apprendrais pas à se faire mal mais à se soigner. Je ne lui apprendrais pas à être malheureuse mais à se relever quand elle tombe. Je ne lui dirais pas que dans la vie, on a jamais ce qu’on veut. Je lui enseignerais qu’il faut essayer. Je lui apprendrais à gagner autant qu’à perdre. Je lui apprendrais que ça vaut le coup, que la vie est belle.


          Depuis 2 mois, Lou est diversifiée. Ici, pas de purée, sauf quand j’en prépare pour nous. Pas de compote, sauf quand j’en prépare pour nous. Nous pratiquons la DME (Diversification Mené par l’Enfant) J’ai attendu qu’elle sache s’assoir avant de commencer. Légumes, fruits, poisson, viande, elle aime tout ! Pour les cuissons, on alterne entre vapeur, au four, à la poêle avec un tout petit peu d’lhuile d’olive ou cru. Je coupe des morceaux et elle mange toute seule. Au départ, elle s’amusait plus qu’elle ne goutait. 2 mois après, elle mange réellement. 

          Comme tout, il faut un temps d’adaptation. Laisser l’enfant découvrir l’aliment. Sa texture, son odeur, sa couleur, son gout. Le laisser jouer avec, le toucher avec ses mains mais aussi avec son visage (ou ses pieds, si si…) Je ne donne pas de produits laitiers, nous même n’en consommons pas (à l’exception d’un ou deux fromages dont nous pouvons nous passer, par pure gourmandise donc). Elle a gouté quelques fromages de chèvres ou de brebis.

          Au menu : carottes, poireaux, courgettes vapeur et sardines !

          Quand on a des envies de craquages, parce que oui ça nous arrive !, on évite au maximum de le faire devant elle. J’aime lui faire gouter ce que j’ai dans mon assiette à condition que ce soit un minimum sain. Et faut que je l’avoue, je suis un peu la reine de la malbouffe. Sauf que maintenant, j’ai une petite mère qui me regarde intensément avec ses grands yeux dès que je mange quelque chose. Alors clairement, la DME ça profite autant à Lou qu’à moi. Ma fille, mon partenaire minceur !


          Dans le Quoi d’neuf bébé #3, je découvrais la motricité libre. Je n’ai donc ni parc, ni trotteur, ni transat, ni anneau de bain. J’ai sécurisé l’appart et Lou-les-grosses-joues est libre de ses déplacements et mouvements. Elle marche a 4 pattes, se met debout, descend du canapé à reculons, sur le ventre et va où elle veut. Parfois, je la cherche. Son grand pote, c’est Mao, le chat. Elle le pourchasse dans toutes les pièces et poussant des petits cris ! Je suis moins sure que lui aime vraiment ça ! 



          9 mois en moi, 9 mois sur moi… 9 mois qui sont passés à la vitesse de la lumière. 9 mois qu’elle a fait de ma vie un océan de rire, de douceur et d’amour. 9 mois  qu’elle m’a fait réaliser qu’il n’y a rien de plus beau, dans ce monde, que d’être maman. Il y a aussi 9 mois que j’ai découvert qu’on pouvait survivre en dormant très peu… Qu’on pouvait se sécher les cheveux d’une main, avec 12kg dans les bras. Qu’on pouvait faire des bisous et des caresses au mixeur très naturellement pour montrer qu’il est « geeeeentil ». 

          Il y a 9 mois, je ne me doutais pas qu’on pouvait réellement avoir une larmichette à la vue d'une quenotte qui pousse. Je ne me doutais pas qu’élever et accompagner un enfant pouvait être aussi dur que doux, aussi crevant qu’exaltant. Se remettre en question, en permanence. Douter, « est-ce que je fais bien, est-ce qu’elle est heureuse ? », lui sourire, la serrer, l’embrasser, la bercer, la rassurer, la consoler, l’aimer. L’aimer, l’aimer, l’aimer… Ça, je sais faire. Ça, ça compte. 

          Le reste, … Quel reste ?


          Sunday, January 12, 2014

          Quoi d'neuf bébé #3



          I am une maman ! te donne des nouvelles de bébé(e). Elle grandit avec toi, semaine après semaine, mois après mois ! 


          Nuits, motricité libre, langue des signes pour bébé, DME, rires et bourrelets sont au menu de ce Quoi d'neuf bébé #3 ! 


          Dans 4 jours, les-grosses-joues aura 5 mois. Je t’épargne les « comme ça paaaasse, oh la la !»,  les « mon bébé d’amour grandit trop vite » ect… Mais bordel, c’est vrai que ça passe vite! J’ai pas vu les jours défiler. Bon par contre, les nuits, je les ai bien senties passer hein ?! 

          149 nuits de merde. 149 nuits où je n’ai pas dormi plus de 3h30 d’affilé. 149 nuits où, pile au moment où je sombre dans un doux et profond sommeil, PAF, elle, elle se réveille et, au choix : 
          • me tire les cheveux
          • fait des pets avec sa bouche
          • me donne des coups de pied
          • me file une grande baffe
          • me vomit dans le cou
          • attend que je me rende compte, toute seule, que le truc mouillé que je sens, c'est bien du caca


          "Elle fait ses nuits ?" reste LA question chiante par excellence. Et sans intérêt.

          Non, elle ne fait pas ses nuits, mais je vais pas passer au LA pour autant, ni la diversifier maintenant. Non, elle ne fait pas ses nuits, mais je vais pas arrêter l'allaitement pour que le papa puisse prendre le relais, il le prend la journée, le relais. Oui, je suis parfois fatiguée et je me demande comment elle fait pour péter la forme en dormant si peu (sans déconner, comme elle fait?!). Oui, je suis parfois saoulée d'être dérangée quand on...hum...regarde la télé. Oui, je suis parfois découragée. Mais je sais que c'est normal ! Chaque bébé suit son propre rythme. Le LA* ou LM* n'a aucune incidence sur les nuits. La diversification non plus. Le portage non plus. La vie des castor en milieu aquatique non plus. On est tous différents. Et ce, depuis la naissance. Moi, j'évite de demander à mes ami(e)s/collègues/voisin(e)s/connaissances si leur bébé fait ses nuits. 1 fois sur 2 la réponse m'énerve. 1 fois sur 2 la réponse est "oui, pourquoi pas Lou?" - "non, et je t'emmerde."

          C'est fou comme on le prend pour nous. Comme on ne peut pas s'empêcher de penser que c'est de notre faute. Ne culpabilise pas si ton bébé ne fait pas ses nuits. Il n'est en retard sur rien du tout. Dis toi juste que s'il se réveille, c'est qu'il veut t'emmerder doit se réveiller. S'il doit manger, c'est qu'il a faim. La fatalité m'a sauvé!

          Cependant, voici une liste de réponses possible (non exhaustive), si toi aussi ton bébé ne fait pas ses nuits et si à toi aussi ça te gave de devoir répondre à cette question à chaque repas de famille/RDV chez le pédiatre/courses à Al Campo (Auchan. Traduit littéralement par AU CHAMPS)/etc... :
            Non. Mais moi non plus en fait mais je suis un vampire. Donc c'est héréditaire, bien sur.
            Non. Alors des fois je picole un peu pour l'aider OU je lui met un peu de baileys dans le bib. C'est blanc, elle y voit que du feu.
            Non. Donc j'en profite pour aller en boite avec elle. Le strombo, elle adore.
            Non. Elle n'a pas besoin de sommeil, j't'ai pas dit mais en fait c'est un robot. Si, si, je t'assure. Regarde le bouton OFF. (dessinez un bouton OFF)
            Non. Et toi? Parce que t'a l'air crevé(e). T'es sûr(e) que ça va? On peut parler si tu veux. 

            Si tu as d'autres idées de réponses, n'hésite pas à les proposer en commentaire ! 




              Le rituel du soir n'a pas changé : jeu, bain, musique douce, massage, câlin, tétée, pleurs et dodo. Oui bien sur qu'elle pleure des fois. Je sais pas pourquoi. J'avoue, je cherche pas trop à savoir. Mais je ne la quitte pas. Je l'accompagne, je lui montre qu'elle peut compter sur moi. Je lui parle doucement, la serre contre moi (Quoiiiii?? Tu t'allonges à côté d'elle pour l'endormir?? Mais, t'es fol... TA GUEULE), lui chante des chansons, lui (re)propose mon sein (Quoiiiii?? Elle s'endort au sein?? Mais, t'es fol... TA GUEULE). La position qui l'endort le mieux, c'est sa tête sous mes aisselles et mon bras qui l'entoure. Alors là, j'ai plusieurs blagues graveleuses qui contiennent les mots "odeurs", "dure journée, pas le temps de me doucher" et "asphyxie" mais je vais m'en tenir à un "c'est normal, l'odeur maternelle, c'est l'odeur de l'Amour, c'est l'odeur de l'Apaisement, que c'est beau!" plus sobre et plus propre. 

              Depuis le Quoi d'neuf bébé #2 , je me suis renseignée sur la motricité libre : "La motricité libre est l'un des trois fondements de la théorie éducative d'Emmi Pikler. Elle consiste à laisser libre cours à tous les mouvements spontanés de l’enfant sans les lui enseigner. Il se base sur l'idée que les contraintes empêchant l'enfant de bouger comme les incitations trop précoces à accomplir des gestes non maitrisés par l'enfant, retardent son développement ou son autonomie."
              Ça  m'a paru extrêmement logique. Encore une fois, la nature est bien faite. Ce n'est pas grâce à l'adulte que bébé apprends à s'assoir, à se tourner, à se lever et à marcher. Il est programmé pour accomplir toutes ses actions, tout seul. Plus jamais je ne la cale en position assise avec des coussins ou autre. J'évite le transat, ou alors je le laisse en position horizontale. J'ai compris que si elle ne s'assoit pas d'elle même, c'est simplement que son corps, ses muscles et son système nerveux ne sont pas prêts. Je ne la couche plus non plus sur le ventre pour "lui muscler le dos" comme m'avait conseillé ma pédiatre. Je l'allonge sur son matelas d’éveil, sur le dos. Au début, ça n'a pas été évident, elle n'aimait pas trop resté allongée. Je m’allongeais donc tout prêt d'elle, je lui parlais, lui proposais des petits jeux. Elle finissait par se retourner mais un de ses bras restait bloqué et ça l'énervait. Je la remettais donc sur le dos. Et ainsi de suite. Jusqu'au jour où elle a prit conscience de ce bras, du mouvement qu'il fallait faire pour le dégager et l'amener devant elle. Et la voilà sur le ventre, toute fière, un grand sourire aux lèvres !



              La motricité libre, c'est, encore une fois, respecter le rythme naturel de l'enfant. C'est accepter que chaque enfant est différent, que chaque enfant suit son propre chemin. Elle s’assiéra, quand elle en sera capable. Elle se lèvera, quand ses jambes et ses bras pourront supporter tout son corps. Elle marchera quand ses pieds arrivent à la porter. Elle n'ira jamais dans un trotteur (interdit au Canada depuis 2004). "Marcher avec un périmètre tout autour de soi n’aide pas à construire l’image de son corps. C’est comme si on mettait à un adulte une paire de chaussure bien plus grande que ses pieds." (citation tirée d'un article d'une blogueuse que j'aime beaucoup : Tiny la souris)

              Il ne s'agit pas d'ignorer l'enfant et de le laisser là, couché sur le dos. Il faut l'encourager, l'épauler, le soutenir. Se rendre compte c'est un immense boulot pour un si p'tit corps ! Quand Lou-les-grosses-joues se fatigue, j'interviens toujours. Je l'aide si elle a besoin de moi, quand la position sur le ventre l'épuise ou quand elle n'a plus envie d'apprendre ou de découvrir. Savoir si elle est en avance ou en retard sur ce qu'elle devrait savoir faire, ça ne m'intéresse pas. Je veux juste lui donner confiance en elle, lui montrer qu'elle peut, toute seule, accomplir de grandes choses. Je veux lui donner envie de découvrir et faire d'elle une petite fille curieuse. Je veux aussi qu'elle soit fière d'elle même et lui la pleine possession de son corps. Ce corps qui lui appartient et qui, on ne le réalise pas toujours, est capable de tellement de chose ! Lui donner cette liberté de mouvement, de mobilité, de gestes, c'est lui permettre d'apprivoiser ce corps, d'apprendre à le connaitre, à le contrôler, à le comprendre pour l'aimer.


              Nous continuons toujours la langue des signes. Depuis peu, de manière plus assidue. Le plus difficile est de nous limiter à 3, 4 signes, comme nous le conseille Francis Lacoste dans mon article sur la LSB. Souvent, elle nous regarde faire, hypnotisée par nos mains qui s'agitent devant elle. Il me semble qu'elle reproduit le geste associé au mot "tétée". Je ne sais pas si c'est ma fierté sans faille de maman qui me fait loucher ! En tout cas, on lâche rien et on attend impatiemment qu'elle nous offre son 1er signe !
              Maman : main à plat, sous le sein, qui monte et descend 2 fois

              Téter : dos de la main qui tapote la bouche 2 fois

              Encore : taper 2 fois dans la paume de la main avec les 4 doigts


              Douleur : pouce face à face, effectuer un rotation avec les poings fermés


              Sucette : main près de la bouche, taper 2 fois l'index et le majeur sur le pouce



              Musique : index face à index, effectuer un mouvement de chef d'orcheste

              Je cuisine souvent avec les grosses-joues dans l'écharpe. Ça attise sa curiosité. Bon, il faut que je te dise un truc. J'ai grave envie de lui faire gouter des morceaux de légumes ou de fruits. Elle nous observe manger et n'en perd pas une miette. Mais je sais que ce n'est pas le moment. Nous allons pratiquer la DME (=diversification menée par l'enfant). Un dossier spécial mode d'emploi est prévu pour le mois prochain. Concrètement, de quoi s'agit-il? Très simple. Jusqu'à ses 1 an, l'introduction des aliments n'est que pure découverte. La DME, c'est juste laisser à l'enfant la liberté de manger. Manger seul, de vrais morceaux, rien de mixé, pas de purée à tous les repas. C'est lui laisser la possibilité de découvrir des textures différentes. C'est aussi manger sans couverts, toucher les aliments, les saisir à pleine main, les regarder, prendre le temps de comprendre, d'apprendre. Mais pour limiter tout risque d'étouffement et pour pouvoir commencer, il faut que bébé tienne assit tout seul. C'est à lui de porter à sa bouche les aliments. Alors nous attendrons. Parfois je lui fais sentir ce que je mange. Elle me sourit toujours, surprise par telle ou telle odeur ! Pour l'instant, elle est donc toujours allaitée exclusivement et à la demande. (Quoiiiii?? T'attends pas 3h? Mais t'es fo... TA GUEULE)

              "J'attends impatiemment le jour où son rire explosera dans l'appartement !" C'était le 3 janvier ! Je lui faisait des prouts-prouts sur le ventre (on devient con bordel) et c'est sorti tout seul. De sa bouche à mon coeur direct. Sans passer par la case départ. Sans touchez les 20.000 balles. J'ai chialé et ri à la fois. Elle me regardait, amusée. Le lendemain, j'ai tout essayé pour la faire rire à nouveau. En vain évidement. A tel point, que l'Homme ne m'a cru qu'a moitié. (cf. fierté maternelle). Puis Il l'a entendu. Cette fois, c'était mes bisous sur ses cuisses qui l'ont fait marrer. Il est rentré dans la pièce avec un grand sourire de papa tout ému ! Depuis, même si elle a recommencé, ça reste aléatoire. Aléatoire mais tellement beau et touchant !

              Pour ses 4 mois pile, on était en France. On a été voir mon ancien généraliste, pro allaitement, pro maternage, pro tout-ce-que-j'aime, plus pour lui présenter que pour autre chose. Il l'a donc pesée et mesurée :

              Dans le coin gauche, sur son matelas a langer, 70 cm, 8kg, championne toutes catégories de bourrelets et de petits plis à croquer, Louuuuuu-les-groooooosses-jouuuues ! 

              Maintenant, à presque 5 mois, Lou est un bébé...ben c'est mon bébé et elle est comme elle est ! Parfaite pour nous, ses parents ! 


              *LM = lait maternel
              *LA= lait artificiel

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