LA TRANSPIRATION |
L’arrivée de l'été en réjouit certains… et en affole d’autres ! Car qui dit beaux jours, dit aussi élévation de la température et transpiration. Or, certaines personnes sont davantage sujettes à ce phénomène naturel qu’est la sudation. Parfois même, l’ampleur de la chose se transforme en véritable handicap social. Y compris en hiver. Voici quelques conseils pour éviter de suer à trop grosses gouttes ! |
1. le processus de transpiration |
Le corps de chaque être humain est recouvert de plusieurs millions de glandes sudoripares qui sont localisées partout sur la peau, en particulier au niveau des aisselles, du front, des pieds et des mains. Comme leur nom l’indique, ces glandes sont à l’origine de la sudation, un processus naturel qui a pour but - entre autres - d’éliminer de l'eau et certains constituants (comme des sels minéraux) de l’organisme par le biais de la sueur. Evaporation ou macération : L’évaporation de cette sueur va permettre au corps de réguler sa température. En s'évaporant, elle va rafraîchir le corps. La sueur évacuée est composée à 99% d’eau. Elle est inodore en tant que telle, mais lorsqu’elle entre en contact avec les nombreuses bactéries présentes à la surface de la peau, un phénomène de macération peut se produire, ce qui engendre une odeur désagréable. La transpiration peut être déclenchée en cas de température extérieure élevée bien sûr, quand l'activité physique de l'organisme augmente, mais aussi en cas de fièvre, de stress intense, ou lors de fluctuations hormonales (grossesse, ménopause), ou parfois même en cas de pathologie spécifique. |
2. l'hyperhidrose |
Un adulte élimine en moyenne entre 0,5 et 1 litre de transpiration par jour. Mais certaines personnes, pour des raisons diverses (émotions, plats épicés, chaleur, certaines pathologies...), ont une sudation beaucoup plus développée, qui peut parfois s’avérer handicapante dans la vie sociale ou professionnelle. on parle alors d’hypersudation (lorsque la transpiration est générale) ou d'hyperhidrose (lorsque la transpiration excessive est localisée sur les mains, pieds ou aisselles). En France, un peu moins d’une personne sur 100 en souffrirait. Mis à part des conséquences « psychologiques » bien compréhensibles, l’hyperhidrose peut également favoriser une prolifération microbienne au niveau des pieds, suite à la macération de la sueur, et engendrer des mycoses. Il est possible de traiter l’hyperhidrose, mais il faudra d’abord en déterminer la cause. Une consultation médicale sera nécessaire dans un premier temps. Le médecin pourra alors déterminer si vous êtes sujet à un véritable dysfonctionnement, ou simplement à une transpiration excessive dans certains contextes, ce qui n’est pas la même chose. Mis à part le phénomène d’hyperhidrose, d’autres dysfonctionnements des glandes sudoripares existent : - La bromhidrose : qui est à l’origine d’une odeur très forte, voire nauséabonde, et qui est causée par la prolifération de bactéries ou de champignons à la surface de la peau. Elle peut être traitée avec des solutions antiseptiques. - La bourbouille (ou miliaire sudorale) : elle apparaît sous forme de petites vésicules rouges qui entraînent de violentes démangeaisons. Cela survient car la sueur ne peut pas s’évacuer, les pores étant bouchés. Pour les traiter, le dermatologue prescrira des crèmes anti-inflammatoires. |
3. les causes d’une transpiration excessive |
Après le généraliste, le dermatologue est le médecin à consulter si votre transpiration est réellement excessive, et qu’aucun déodorant, ni anti-transpirant ne parvient à la réguler. Après vous avoir questionné sur votre hygiène de vie (alimentation, stress, hygiène, éventuelles pathologies...), il tentera de déterminer la cause de cette transpiration excessive. Chercher l'origine : Souvent, une anxiété, des écarts alimentaires ou un surpoids sont à l’origine d’une transpiration excessive. Avec quelques règles d’hygiène simples, on peut alors y remédier. L’hyperhidrose peut être due à un dysfonctionnement hormonal, comme une hyperthyroïdie ou une anomalie de sécrétion de l'aldostérone sécrétée par les glandes corticosurrénales. L’hyperhidrose peut également avoir une origine génétique. Mais parfois, la cause exacte reste floue, et il faudra essayer différents traitements avant de parvenir à trouver celui qui fonctionne. Pour établir le diagnostic, le médecin pourra proposer à son patient une prise de sang et alors lui prescrire un traitement adéquat, si un problème hormonal est découvert. |
Conséquences embarrassantes : Les conséquences d'une transpiration excessive, en revanche sont, elles, bien connues : mal-être, gêne pour serrer la main, sentiment de honte, déprime... Un problème qui peut donc s’avérer handicapant, et pour certaines personnes devenir un frein professionnel (dans le cas d’une forte transpiration des mains, par exemple). |
4. les solutions locales |
L’utilisation d’anti-transpirants peut s’avérer efficace chez certaines personnes. Attention : ne confondez pas déodorant et anti-transpirant. En effet, certains déodorants n’agissent qu’en parfumant la peau pour camoufler les mauvaises odeurs. Rien de plus... Les anti-transpirants quant à eux, sont composés de sels d’aluminium chlorhydrate, qui ont une action sur les glandes sudoripares : en resserrant les pores de la peau, ils limitent la production de sueur. |
Les sels d’aluminium ont été accusés - à tort - de provoquer des cancers du sein. En effet, les dernières études scientifiques sur le sujet n’ont rien démontré de tel, et l’utilisation de sels d’aluminium dans les cosmétiques est jugée, à ce jour, sans risque, aussi bien pour l’Afssaps en France, que pour la FDA aux Etats-Unis, organismes référents en matière de surveillance sanitaire. |
D’autres produits existent, comme ceux à base de talc qui absorbent la sueur à la surface de la peau, ou les produits antibactériens, souvent à base d’alcool, qui détruisent les bactéries à la surface de la peau, empêchant ainsi l’apparition de mauvaises odeurs. |
Le chlorure d'aluminium concentré est l’un de ces produits anti-transpirants vendus en pharmacie : sous forme de pommade, il s’utilise localement sur la peau. Si ce traitement s’avère efficace pour certains cas de transpiration excessive, en revanche, il ne vient pas à bout de toutes les hyperhidroses. |
Enfin, le bicarbonate de sodium, largement utilisé par nos grands-mères, revient aujourd’hui à la mode dans la préparation de notre cosmétique maison. Pour limiter la sudation et empêcher l’apparition de mauvaises odeurs, voici un remède simple et peu couteux : « après avoir soigneusement lavé les parties concernées par la transpiration (aisselles, pieds, mains), saupoudrez un peu de bicarbonate sur la peau. Le but est d'absorber l'humidité et d'empêcher les mauvaises odeurs ». |
Parfois, une simple modification de l’hygiène de vie suffira à amoindrir, voire résoudre le problème de la transpiration excessive : - Perdre du poids. - Eviter certains aliments, comme les plats épicés, le café, l’alcool... - Préférer les vêtements en coton et non pas en matière synthétique. - Adopter une hygiène rigoureuse, en lavant les parties concernées par l’hypersudation avec un savon antiseptique. |
5. L’injection de toxine botulique et l'opération chirurgicale |
Pour certaines personnes, ni une hygiène irréprochable, ni l’utilisation d’anti-transpirants ne marchent. Dans ce cas-là, le dermatologue pourra indiquer un traitement, en fonction du patient, de ses pathologies, ainsi que les zones du corps les plus sujettes à la sudation. |
a. L’ionophorèse * Pour qui ? Pour les hyperhidroses plantaires ou palmaires (pieds et mains). * Le principe : Un courant électrique insensibilise les glandes sudoripares des zones à traiter. Pour cela, les pieds et les mains sont placés dans un bac d’eau, où deux électrodes délivrent un très léger courant électrique. La séance dure quelques minutes et n’est pas douloureuse, avec parfois une petite sensation de picotement. Cependant, pour être efficace, les séances doivent se répéter régulièrement, plusieurs fois par semaine, au début. L'ionophorèse peut être effectuée chez un dermatologue équipé, ou à domicile si vous achetez un appareil (entre 200 et 1 000 €). * Contre-indications : Les personnes portant un stimulateur cardiaque (pacemaker) ou autre appareillage électrique, les femmes enceintes. |
b. L’injection de toxine botulique * Pour qui ? Les hyperhidroses axillaires (aisselles), ou éventuellement siégeant sur les paumes ou la plante des pieds, en contexte hospitalier, car l’injection est douloureuse aux extrémités et nécessite une anesthésie loco-régionale. * Le principe : Tout d’abord, le médecin va déterminer les zones qui transpirent le plus grâce à un test à l’iode (on applique une solution iodée sous l’aisselle, puis de l’amidon qui va colorer en bleu les parties les plus humides). Il va ensuite injecter la toxine botulique (ou Botox ®), par petites touches, sur chacune des aisselles. Ces injections doivent être répétées tous les 4 à 6 mois. Le hic : les flacons de toxine botulique sont chers (environ 300 €), et s’ajoutent au tarif des honoraires du dermatologue. * Contre-indications : Femmes enceintes ou allaitantes, allergiques à l’œuf (il peut y avoir quelques résidus dans la préparation), des patients souffrant d'une maladie neuro-musculaire, prise de certains antibiotiques (aminosides…). À noter : votre médecin pourra également vous prescrire un traitement médicamenteux à base d’anticholinergiques en comprimés. Cependant, son efficacité sur le long terme n’est pas avérée, et des effets secondaires sont probables (tachycardie, bouche sèche, diminution de la motilité intestinale). |
c. L'opération chirurgicale : La sympathectomie * Pour qui ? Pour ceux ou celles qui souffrent d'une transpiration excessive des mains : hyperhidrose palmaire, et chez qui d'autres solutions préalables se sont montrées décevantes. * Le principe : La sympathectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à sectionner une partie du nerf sympathique, à travers une petite coupe sur le thorax. Les nerfs sympathiques permettent - entre autres - de réguler la transpiration, et peuvent donc être à l’origine de l’hyperhidrose. Les résultats de cette opération sont définitifs, mais il existe des risques de complications (très rares) ou d’effets secondaires, comme l’apparition d’une transpiration excessive sur une autre partie du corps. * Contre-indications : Les contre-indications à l’anesthésie générale et à une chirurgie thoracique. À noter : La sympathectomie est une intervention chirurgicale lourde qui n’est proposée que dans des cas d’extrême sudation, et lorsque les autres méthodes se sont avérées être inefficaces. |
Mon nom est Loraine Brummer et je vis dans un petit village, Bow Valley, dans les collines du nord-est du Nebraska. Bow Valley est situé à environ 20 miles de Yankton, So. Dakota et 60 miles de Sioux City, Iowa. Une raison pour laquelle vous pouvez visiter notre ville est de voir notre belle Saints Pierre et Paul historiques église catholique.
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Tuesday, January 3, 2017
La transpiration
Saturday, December 24, 2016
La maladie des enfants de la lune
LA MALADIE DES ENFANTS DE LA LUNE | ||||||||||||||
La « maladie des enfants de la lune » ou Xeroderma pigmentosum, est une pathologie génétique aussi rare que grave : elle provoque une hypersensibilité de la peau au soleil, des troubles oculaires et un risque de cancer de la peau ou des yeux multiplié par 1000, obligeant les patients à vivre à l'abri de la lumière naturelle, et à sortir seulement la nuit ou vêtus d'une combinaison intégrale. | ||||||||||||||
Cette maladie est autosomique (touche les deux sexes) et récessive (les deux parents sont porteurs du gène déficient). Elle a été découverte en 1870 par le Docteur KAPOSI, dermatologue hongrois. Sa fréquence varie de 1 naissance pour 1.000.000 en Europe et aux Etats-Unis à 1 naissance pour 100.000 au Japon, dans les pays du Maghreb ou au Moyen-Orient. En France, le nombre de malades est estimé entre 60 et 70, la plupart étant d’origine maghrébine. | ||||||||||||||
1. Caractéristiques cliniques | ||||||||||||||
a/ Xeroderma pigmentosum XP classique | ||||||||||||||
Elle se caractérise par l’apparition dès les premiers mois : 1- d’érythèmes sévères pour une exposition minime au soleil 2- d’éphélides (taches de rousseur) sur le visage et le cou 3- de photophobie 4- d’altérations de la peau exposée au soleil. Ces lésions dégénèrent précocement en cancers cutanés (dès 2 ans), en anomalies oculaires (dès 4 ans) (conjonctive, cornée), avec une fréquence environ 4000 fois plus élevée que dans la population normale. Des manifestations neurologiques ou des anomalies du développement beaucoup plus rares, peuvent être associées. L’espérance de vie des patients XP classiques est réduite à 15-20 ans. Elle dépend de la sévérité de l’atteinte. | ||||||||||||||
b- Xeroderma pigmentosum variant | ||||||||||||||
Cette forme représente 20 à 25% des patients XP. Les premiers signes apparaissent plus tardivement (entre 15 et 40 ans). La progression de la maladie est beaucoup plus lente et l’espérance de vie considérablement plus grande (mais toutefois inférieure à celle de la population normale). | ||||||||||||||
2. Caractéristiques génétiques | ||||||||||||||
- Les cellules des XP classiques sont déficientes dans les étapes précoces de la réparation de l’ADN par excision-resynthèse, celles des XP variant présentent plutôt un défaut au niveau de la tolérance des lésions au moment de la réplication. - On a dénombré en tout 8 gènes différents dont on connaît les localisations, donnant une classification en 7 groupes pour le XP classique (de A à G) et 1 pour le XP variant. Les différents symptômes, leur quantité et l’âge d’apparition varient en fonction des gènes mutés.
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3. Moyens de traitements actuels | ||||||||||||||
Il n’existe actuellement aucun traitement curatif. Ce qui se révèle le plus efficace est la réduction maximale de l’exposition à la lumière du jour ou de certaines lumières artificielles, ce qui induit un mode de vie très astreignant mais indispensable pour ralentir l’évolution de la maladie. - usage intensif de crèmes très haute protection (indice SPF 50+), - lunettes solaires (masques de ski), - chapeaux, masques, gants, vêtements protecteurs, - filtres anti UV sur les vitres de la maison et des voitures, - lampes à incandescence normale, - suspicion envers toute source lumineuse artificielle non quantifiée. Doit s’ajouter un suivi régulier (tous les 2 ou 3 mois) chez un dermatologue. Chaque lésion suspecte est détruite localement ou enlevée chirurgicalement avec recouvrement par greffe de peau non exposée si nécessaire. | ||||||||||||||
Diagnostic avant la naissance | ||||||||||||||
Dans les familles où un enfant est atteint un conseil génétique est nécessaire. On peut réaliser une détection anténatale du XP. Etant donné le diagnostic très sombre de la maladie, cette détection reste un moyen de la prévenir. | ||||||||||||||
4. Un espoir pour l’avenir | ||||||||||||||
Les gènes ayant été clonés au début des années 90, des recherches en thérapie génique ont été entreprises. Chaque « petit pas » est encourageant. | ||||||||||||||
La vie de l’enfant de la lune en vidéo | ||||||||||||||
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