ANCIENNES PHOTOS DE TLEMCEN « ALGERIE » |
Tlemcen est une ville historique. L’ancienne capitale des zianides est surnommée la Grenade d’Afrique ou encore la ville d’art et d’histoire. Voici quelques anciennes photos de cette paisible ville. |
De préférence, visualisez en plein écran |
Mon nom est Loraine Brummer et je vis dans un petit village, Bow Valley, dans les collines du nord-est du Nebraska. Bow Valley est situé à environ 20 miles de Yankton, So. Dakota et 60 miles de Sioux City, Iowa. Une raison pour laquelle vous pouvez visiter notre ville est de voir notre belle Saints Pierre et Paul historiques église catholique.
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Thursday, December 29, 2016
Anciennes photos de Tlemcen
Thursday, October 6, 2016
Cheikh Mohamed Ghaffour « le rossignol de la musique hawzi»
Saturday, October 1, 2016
Retour sur la visite du Général De Gaulle à Tlemcen en 1960
RETOUR SUR LA VISITE DU GENERAL DE GAULLE A TLEMCEN EN 1960 |
TRANSCRIPTION DU DISCOURS DE CHARLES DE GAULLE |
Je sais qu'il y a dans ce pays, de part et d'autre, certaines inquiétudes, quelquefois certaines angoisses. On peut les comprendre, on peut se les expliquer. Elles ne sont pas justifiées ! L'avenir de l'Algérie, où est-il ? Il est entre vos mains ! Vous autres Algériens, de quelque communauté que vous soyez, c'est à vous de faire l'Algérie : l'Algérie nouvelle, l'Algérie de demain, c'est à vous ! C'est à vous tous autant que vous êtes ! Et puisque la communauté musulmane, algérienne est dans cette Algérie et, en particulier, dans cette ville de Tlemcen, la plus nombreuse, je lui dis, à cette communauté musulmane, que c'est à elle qu'il appartient de prendre des responsabilités algériennes qui correspondent à sa valeur et qui correspondent à son importance ! |
Et, je dis à la communauté de souche française et européenne qui est en Algérie : l'Algérie dont vous êtes, l'Algérie dont vous êtes-vous aussi les enfants et les habitants, elle ne peut pas se faire comme il faut, c'est-à-dire fraternelle et moderne sans votre concours éminent, sans votre participation résolue, sans votre coopération déterminée avec la communauté voisine, il faut, vous, communauté musulmane, vous, communauté d'origine européenne, il faut que vous vous accordiez et que vous coopériez pour bâtir l'Algérie de demain ! Que de choses vous avez à faire : ce noble, ce grand pays qui est le vôtre à vous tous, vous avez à le faire révéler à lui-même et vous avez à le développer, à le développer pour tous ses enfants, pour tous ses enfants à commencer par les plus malheureux ! |
A ceux-là, vous le savez bien, la France est prête à continuer à apporter son appui et son concours et elle veut le faire elle aussi fraternellement. Elle le fera sans aucun doute de tout son cœur et elle fera à la mesure de ce que vous saurez faire vous-même ! Je crois que les épreuves en cours doivent aboutir le plus tôt possible à la paix ! Je crois que, à partir de cette paix, la réconciliation et la coopération de tous doivent se faire sur cette terre ! Et je crois que pour bâtir votre Algérie de demain, la France sera à vos côtés ! Vive Tlemcen ! Vive l'Algérie et vive la France ! |
DISCOURS DE C. DE GAULLE A TLEMCEN LE 10 DECEMBRE 1960 |
Wednesday, September 28, 2016
Lila Borsali : la nouvelle star de la Musique Arabo-Andalouse
Tuesday, February 18, 2014
Le mariage traditionnel à Tlemcen.
LE MARIAGE TRADITIONNEL A TLEMCEN |
Le mariage à Tlemcen est célèbre par sa durée, son coût élevé et par l'alliance des familles de l'époux et de l'épouse. |
Jadis, les fiançailles étaient organisées chez la mariée. La belle-famille y était conviée pour officialiser l’union à travers une bague, une corbeille pleine de friandises et du henné en feuille, une autre pleine de produits de beauté, le caftan que portera la mariée lors du mariage, un deuxième bijou, un mouton et beaucoup de cadeaux. La présence du fiancé n’était d’ailleurs pas indispensable. Souvent, la bague de fiançailles était mise au doigt de la future mariée par sa belle-sœur ou sa belle-mère. La fête se déroulait simplement tout en respectant les traditions et les rituels qu’elle impliquait. |
La fête du mariage se déroule, quant à elle, au domicile du marié. Au cours de cette journée, il a le titre de “mouley el malik” (le roi). Il passe sa journée avec ses amis qui le bichonnent ; il doit passer par le hammam, le coiffeur avant de se retrouver au café, où les hommes viennent le féliciter. Vêtu d’un burnous blanc et d’une chéchia, il devra rejoindre, à dos de cheval, la mariée qui aura été conduite chez lui par un cortège. Cette dernière porte un caftan traditionnel et une chéchia conique, et recouverte d'une dizaine de kilos de bijoux. Une fois, les mariés réunis, la fête commence où ils n’assisteront qu'à son début avant de rejoindre leur chambre. Pour l’animation de la soirée, les mariés ont le choix entre un DJ où un orchestre traditionnel. De nos jours, les mariages à Tlemcen sont spectaculaires et très onéreux : les salles des fêtes qui ont remplacé les maisons, permettent d'éviter la logistique d'installation et les corvées de nettoyage. |
D’ailleurs, les propriétaires proposent différents services, en fonction desquels sera déterminé le prix à payer. Certains proposent le traiteur et les serveurs, d’autres plusieurs chambres, ou encore, pour plus de luxe, une piscine pour la soirée. Il y a également la dot ou ce qu’on appelle le trousseau de la mariée. Cette tradition veut que la mariée quitte ses parents en emportant avec elle le nécessaire pour se vêtir et s’installer dans sa nouvelle maison. Mais le nécessaire s’est transformé aujourd’hui en superflu. À Tlemcen, il est d’ailleurs très courant de voir les mères commencer à préparer le trousseau de leurs filles dès leur enfance. Il faut des couvertures, des couvre-lits, des draps, des dizaines d’oreillers, des nappes, de nombreuses tenues traditionnelles et d’autres moins traditionnelles, un ou deux salons, des tables et plus dans certains cas. Le transport du trousseau de la mariée exige l’utilisation d’un camion. Pour marier sa fille, il faut compter pas moins d’un bon paquet de billets d’argent, et ce, sans évoquer les bijoux pour lesquels il n’existe pas de quantité standard. |
À ajouter à toutes ces dépenses, le rituel coiffure et maquillage : il faut savoir qu’en été, les salons de coiffure ne désemplissent pas malgré des horaires très souples. Le service commence tôt le matin, pour ne s’arrêter qu’au coucher du soleil. Pour une coiffure de mariée, il faut compter plusieurs heures de travail et pas moins de 10 000 DA. Plus le maquillage libanais, devenu à la mode, le dessin de henné sur les mains, la pose de faux ongles, de faux cils… Pour le mari, c’est un autre rituel, celui de l’aoud (le cheval) : après avoir passé la journée avec ses amis, le roi de la soirée est conduit au café, qu’il faut avoir préalablement réservé. Les hommes des deux familles se retrouvent donc autour d’une limonade pour féliciter le marié, sur fond de ghaïta ou karkabou. La rencontre dure environ une heure, avant que l’aârous, en burnous blanc et chéchia rouge, ne monte sur son cheval pour accomplir le défilé jusqu’aux portes de la salle où se trouve la mariée. Il faut savoir que les chevaux utilisés sont dressés pour cet exercice qui comporte néanmoins certains risques car, en plus du cheval et des invités qui avancent à pied, il peut y avoir beaucoup d’agitation et de fumée, des cracheurs de flammes, des tireurs munis de carabines (el baroud ), des feux d’artifice et des pétards par centaines. La cérémonie, qui ne dure en général pas plus d’une demi-heure et à laquelle la mariée n’a pas le droit d’assister, coûte autour de 60 000 DA. |
Après avoir accompli tous les rituels imposés, il ne reste au mari qu’à rejoindre son épouse, pour la première séance photo et caméra à deux. C’est également le moment de rejoindre leur chambre, car la mariée est, le plus souvent, très affaiblie à cause du poids de la tenue qu’elle porte. |
Autrefois, les époux ne réapparaissaient pas durant toute la soirée, la fête continuait en leur absence. Aujourd’hui, les choses sont différentes, la mariée, une fois débarrassée du poids du caftan et après un court repos, se livre à un drôle de défilé vestimentaire et ce, jusqu’au petit matin. Au total, la mariée aura porté en une soirée pas moins d’une dizaine de tenues. Les unes plus brillantes et plus chargées que les autres. Comme pour un défilé de haute couture, la dernière tenue que portera la mariée est la robe blanche. C’est l’occasion pour les époux d’échanger leurs bagues et de casser une ou deux pièces montées avant de se quitter sur fond de la chanson historique et traditionnelle “bkaou ala khir”. Nouri Koufi reste le chanteur qui a toujours marqué son empreinte dans les mariages de Tlemcen, je vous laisse apprécier. |
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