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Thursday, December 29, 2016

Anciennes photos de Tlemcen

ANCIENNES PHOTOS 
DE TLEMCEN « ALGERIE »

Tlemcen est une ville historique. L’ancienne capitale des zianides est surnommée la Grenade d’Afrique ou encore la ville d’art et d’histoire. Voici quelques anciennes photos de cette paisible ville.
De préférence, visualisez en plein écran




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Thursday, October 6, 2016

Cheikh Mohamed Ghaffour « le rossignol de la musique hawzi»

CHEIKH MOHAMED GHAFFOUR
« LE ROSSIGNOL DE LA MUSIQUE HAWZI»


Nédroma est une commune de la wilaya de Tlemcen en Algérie, située à proximité de la frontière marocaine, à environ 58 km au nord-ouest de Tlemcen. La ville a bien gardé son allure médiévale de cité d’Islam occidental avec au centre ouest, dominant de haut les maisons d’alentour, le minaret de la grande Mosquée. Une petite place « tarbia » autour de laquelle s’ouvrent un vieux bain maure, annexe de la mosquée, et les souks, dont les rues étroites aboutissent là – donne un peu d’air à cet édifice religieux et à ce quartier central qui a pris, lui aussi, le nom de la tarbia : « quartier de la tarbia.


Nédroma, cette petite ville paisible a la particularité d’avoir enfanté de grosses pointures dans tous les domaines : dans la politique comme le président actuel ainsi que les Zerhounis, en médecine le cardiologue Elias Zerhouni, dans la musique Cheikh Mohamed Ghaffour ……


Il s’agit donc de lui, Mohamed Ghaffour est né le 5 mars l930 à Nédroma (Tlemcen), le futur Cheikh Mohamed Ghaffour étudie à l’école française des garçons de la ville et, pendant les moments creux, il prend des leçons de Coran et de Fiqh à la mosquée, chez cheikh Lefçih. Bien que brillant élève, il doit quitter l’école pour aider son père, tisserand de son état.


En 1948, son oncle, drabki (percussionniste), commence à s’intéresser à sa voix. Il rejoint l’un des nombreux orchestres de la ville, celui de Hadj Ghenim Naqqache où il apprend la darbouka pendant trois mois, puis la mandoline durant deux ans. Ensuite il rejoint un autre maître, Driss Rahal avec qui il reste jusqu’en 1953. Le reste ce sont les cercles littéraires de la Mesria et Tarbiaâ qui le feront. C’est là que le jeune Ghafour apprend à se maîtriser, à s’assumer. Les années 1955-1962 constituent la période la plus creuse et la plus sombre de son existence.


Après l’indépendance, la reprise est dure. Ce n’est qu’en 1966, lors du premier festival de la musique andalouse d’Alger, qu’il consent à reprendre. De 1966 à 1970, il se révèle au public algérien. Il participe à tous les festivals de la musique andalouse.
D’ailleurs en 1969, il obtient avec sa troupe le premier prix au Festival de la musique populaire d’Alger pour avoir interprété « Welfi Mériem », une chanson écrite par le poète populaire et mystique Kaddour Benachour Az-zerhouni en hommage à l’une de ses épouses Meriem, la fille du poète Mokhtar Rémaoun.


En 1981 et à la surprise générale, Cheikh Ghafour décide de mettre fin à sa carrière musicale pour se consacrer au m’dih dans les zaouïas, suite à un ulcère de l’estomac.
La particularité chez Cheikh Ghafour est qu’il n’avait pas songé à faire une carrière professionnelle, la preuve est qu’il n’a enregistré ni disque ni cassette, en plus n’a jamais écrit de textes ni composé de musiques, il puisait dans les richesses de Bensahla, Benachour, Si Driss Berrahal.
« J’ai chanté parce qu’un jour cheikh Ghenim l’a imposé… J’ai continué à le faire parce que cela me plaisait. J’ai persisté parce que cela plaisait aux autres et maintenant je ne le fais plus parce que je suis malade » disait Cheikh Ghafour en 1986.


Depuis Cheikh Ghaffour, père de huit enfants, se consacrait à son métier de « confectionneur » dans un petit atelier tout en restant un amateur de la musique.
Le frère cadet, Abderrazak décide de perpétuer le genre pratiqué par la famille en   enregistrant une cassette en 1991 aux éditions de Nédroma.


En 1999, Cheikh Ghaffour a repris la chanson sur un vœu du président Bouteflika qui le surnomma « le rossignol de la musique hawzi» lors de l’un de ses discours. Après il devient la personnalité la plus en vue et le bras droit du président dans la wilaya de Tlemcen.
Maintenant âgé de 85 ans, il vit sa retraite tout en restant proche du pouvoir.
Apprécions « Welfi Meriem »



Quelques séquences


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Saturday, October 1, 2016

Retour sur la visite du Général De Gaulle à Tlemcen en 1960

  
RETOUR SUR LA VISITE DU GENERAL DE GAULLE A TLEMCEN EN 1960





Le 10 décembre 1960, le général Charles De Gaulle est arrivé à Oran sous une pluie battante. Cette visite l’avait conduit aussi à Ain-Temouchent et à Tlemcen là où il avait prononcé son discours célèbre sur la coopération entre Musulmans et Européens dans l'Algérie de demain selon sa conception.


TRANSCRIPTION DU DISCOURS DE CHARLES DE GAULLE



Je sais qu'il y a dans ce pays, de part et d'autre, certaines inquiétudes, quelquefois certaines angoisses. On peut les comprendre, on peut se les expliquer. Elles ne sont pas justifiées ! L'avenir de l'Algérie, où est-il ? Il est entre vos mains ! Vous autres Algériens, de quelque communauté que vous soyez, c'est à vous de faire l'Algérie : l'Algérie nouvelle, l'Algérie de demain, c'est à vous ! C'est à vous tous autant que vous êtes ! Et puisque la communauté musulmane, algérienne est dans cette Algérie et, en particulier, dans cette ville de Tlemcen, la plus nombreuse, je lui dis, à cette communauté musulmane, que c'est à elle qu'il appartient de prendre des responsabilités algériennes qui correspondent à sa valeur et qui correspondent à son importance !


Et, je dis à la communauté de souche française et européenne qui est en Algérie : l'Algérie dont vous êtes, l'Algérie dont vous êtes-vous aussi les enfants et les habitants, elle ne peut pas se faire comme il faut, c'est-à-dire fraternelle et moderne sans votre concours éminent, sans votre participation résolue, sans votre coopération déterminée avec la communauté voisine, il faut, vous, communauté musulmane, vous, communauté d'origine européenne, il faut que vous vous accordiez et que vous coopériez pour bâtir l'Algérie de demain ! Que de choses vous avez à faire : ce noble, ce grand pays qui est le vôtre à vous tous, vous avez à le faire révéler à lui-même et vous avez à le développer, à le développer pour tous ses enfants, pour tous ses enfants à commencer par les plus malheureux !


A ceux-là, vous le savez bien, la France est prête à continuer à apporter son appui et son concours et elle veut le faire elle aussi fraternellement. Elle le fera sans aucun doute de tout son cœur et elle fera à la mesure de ce que vous saurez faire vous-même ! Je crois que les épreuves en cours doivent aboutir le plus tôt possible à la paix ! Je crois que, à partir de cette paix, la réconciliation et la coopération de tous doivent se faire sur cette terre ! Et je crois que pour bâtir votre Algérie de demain, la France sera à vos côtés ! Vive Tlemcen ! Vive l'Algérie et vive la France !


DISCOURS DE C. DE GAULLE A TLEMCEN LE 10 DECEMBRE 1960






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Wednesday, September 28, 2016

Lila Borsali : la nouvelle star de la Musique Arabo-Andalouse

  
LILA BORSALI : LA NOUVELLE STAR DE LA MUSIQUE ARBO-ANDALOUSE




Lila Borsali, née Lila Benmansour le 12 juillet 1976 à Alger, est une chanteuse et interprète de musique andalouse. Elle est issue d’une famille de mélomanes et d’intellectuels.
Son père Abdellah est pharmacien tandis que sa mère Sabiha Benkalfat est professeur de littérature française à l’université mais également présidente de l'association culturelle « La grande maison », à l'origine de l'institution d'un prix littéraire national portant le nom du prestigieux écrivain Mohamed DIB.


Poussée par son désir de chanter, Lila, dès l'âge de onze ans, apprend à jouer de la mandoline en classe d’initiation dirigée par M. Bekkaï. Elle rejoint quelque temps après, l’orchestre senior de la prestigieuse association « Ahbab Cheikh Larbi Bensari » menée par M. Fawzi Kalfat et en devient l’une des solistes piliers du groupe.
Elle participe à de nombreux concerts et festivals ainsi que l’enregistrement d’un CD à Radio France intitulé « Nouba Zidene » dans lequel elle interprétait un « insiraf » : « Ya Ghazal Dabyu el Hima », un classique de l’anthologie arabo-andalouse.


En 1995, elle quitte Tlemcen pour Paris et devient co-fondatrice de l’Association Les Airs Andalous.
En 1995, elle quitte Tlemcen pour Paris et devient co-fondatrice de l’Association « Les Airs Andalous ». Sous la direction de M. Abdelkrim Bensid, elle opte pour un instrument plus traditionnel la kouitra ; elle enrichit ses connaissances dans le domaine du patrimoine et parfait sa technique de chant. Elle avait, pendant les années passées à Paris, l’occasion de côtoyer d’illustres maîtres de la musique andalouse tel que feu Amine Mesli et M. Yahia Ghoul.


En 2009 Lila Borsali est de retour en Algérie plus précisément à Alger. Elle intègre l’association « Les Beaux-Arts » d’Alger sous la direction de Mr Abdelhadi Boukoura (lauréat du festival sanaa 2009). Elle participe avec cette association à diverses manifestations, et enregistre avec l’orchestre une Nouba « rasd » où elle interprète un « insiraf ».


Grace à un talent réel et à la somme d’efforts déployés pour aller toujours plus loin dans l’expression de son art, Lila Borsali excelle dans l’interprétation de la nouba et du hawzi. Entourée tout à la fois de musiciens de l’école d’Alger et de Tlemcen, dans une heureuse harmonie, elle nous gratifie en 2010 d'un album « Frak Lahbab » dans le genre Hawzi.
S’en est suivi la sortie de son deuxième album « Nouba Rasd Eddil », qui a eu de très belles critiques dans la presse nationale. Elle a de nouveau sillonné l’Algérie avec des tournées artistiques, et sa participation a été très remarquée lors de la clôture de l'année « Tlemcen capitale de la culture islamique ».


L’année 2012 a été clôturée en apothéose pour cette artiste, et cela avec une tournée au Maroc, où elle a obtenu un très grand succès lors du prestigieux festival « Andaloussiate El Baydaa ». A cela, elle a reçu en Algérie une distinction honorifique : elle a été classée parmi les dix personnalités qui ont le plus marqué les Algériens en 2012.


Lila a fait une pause de plusieurs mois au courant de l'année 2013 suite au décès de son époux. Elle est revenue avec un double album qui lui est dédié et a donné un grand concert en sa mémoire le 11 Octobre dernier à Alger. Cet album "Nouba Ghrib" fut l'objet d'un travail de plus d'une année et le résultat de longues recherches effectuées par Lila Borsali et son équipe. Elle a pu ainsi dépoussiérer des bijoux de la musique andalouse Algérienne.


En 2015, Lila Borsali revient avec une nouba inédite ( Nouba Hosn Es-Selim), dont les textes ne sont pas puisés du patrimoine andalou. En effet, elle ne se contente pas, de reprendre certains anciens textes anciens. mais elle innove en interprétant des textes composés sur mesure par l’auteur et compositeur M. Tewfik Benghabrit.
Elle revient en chanson sur ce qu’elle a vécu depuis deux ans, coïncidant avec le décès de son regretté mari.
Dans la nouba Hosn Es Selim, la chanteuse rend hommage à son époux, à ses parents, à ses filles, à sa meilleure amie, ainsi qu’à son fidèle public.


Depuis, elle a enchaîné des concerts à succès dans plusieurs villes d'Algérie mais aussi à l’international.


UN ALBUM PHOTOS ANIMEES DE LILA BORSALI



Mahla dhikrak, une chanson de Lila Borsali en hommage à son mari décédé (Allah yerhamou)




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Tuesday, February 18, 2014

Le mariage traditionnel à Tlemcen.

  
LE MARIAGE TRADITIONNEL

A TLEMCEN

Le mariage à Tlemcen est célèbre par sa durée, son coût élevé et par l'alliance des familles de l'époux et de l'épouse.


Jadis, les fiançailles étaient organisées chez la mariée. La belle-famille y était conviée pour officialiser l’union à travers une bague, une corbeille pleine de friandises et du henné en feuille, une autre pleine de produits de beauté, le caftan que portera la mariée lors du mariage, un deuxième bijou, un mouton et beaucoup de cadeaux. La présence du fiancé n’était d’ailleurs pas indispensable. Souvent, la bague de fiançailles était mise au doigt de la future mariée par sa belle-sœur ou sa belle-mère. La fête se déroulait simplement tout en respectant les traditions et les rituels qu’elle impliquait.


La fête du mariage se déroule, quant à elle, au domicile du marié. Au cours de cette journée, il a le titre de “mouley el malik” (le roi). Il passe sa journée avec ses amis qui le bichonnent ; il doit passer par le hammam, le coiffeur avant de se retrouver au café, où les hommes viennent le féliciter. Vêtu d’un burnous blanc et d’une chéchia, il devra rejoindre, à dos de cheval, la mariée qui aura été conduite chez lui par un cortège. Cette dernière porte un caftan traditionnel et une chéchia conique, et recouverte d'une dizaine de kilos de bijoux. Une fois, les mariés réunis, la fête commence où ils n’assisteront qu'à son début avant de rejoindre leur chambre. Pour l’animation de la soirée, les mariés ont le choix entre un DJ où un orchestre traditionnel.
De nos jours, les mariages à Tlemcen sont spectaculaires et très onéreux : les salles des fêtes qui ont remplacé les maisons, permettent d'éviter la logistique d'installation et les corvées de nettoyage.


D’ailleurs, les propriétaires proposent différents services, en fonction desquels sera déterminé le prix à payer. Certains proposent le traiteur et les serveurs, d’autres plusieurs chambres, ou encore, pour plus de luxe, une piscine pour la soirée.
Il y a également la dot ou ce qu’on appelle le trousseau de la mariée. Cette tradition veut que la mariée quitte ses parents en emportant avec elle le nécessaire pour se vêtir et s’installer dans sa nouvelle maison. Mais le nécessaire s’est transformé aujourd’hui en superflu. À Tlemcen, il est d’ailleurs très courant de voir les mères commencer à préparer le trousseau de leurs filles dès leur enfance. Il faut des couvertures, des couvre-lits, des draps, des dizaines d’oreillers, des nappes, de nombreuses tenues traditionnelles et d’autres moins traditionnelles, un ou deux salons, des tables et plus dans certains cas. Le transport du trousseau de la mariée exige l’utilisation d’un camion. Pour marier sa fille, il faut compter pas moins d’un bon paquet de billets d’argent, et ce, sans évoquer les bijoux pour lesquels il n’existe pas de quantité standard.


À ajouter à toutes ces dépenses, le rituel coiffure et maquillage : il faut savoir qu’en été, les salons de coiffure ne désemplissent pas malgré des horaires très souples. Le service commence tôt le matin, pour ne s’arrêter qu’au coucher du soleil. Pour une coiffure de mariée, il faut compter plusieurs heures de travail et pas moins de 10 000 DA. Plus le maquillage libanais, devenu à la mode, le dessin de henné sur les mains, la pose de faux ongles, de faux cils… Pour le mari, c’est un autre rituel, celui de l’aoud (le cheval) : après avoir passé la journée avec ses amis, le roi de la soirée est conduit au café, qu’il faut avoir préalablement réservé. Les hommes des deux familles se retrouvent donc autour d’une limonade pour féliciter le marié, sur fond de ghaïta ou karkabou. La rencontre dure environ une heure, avant que l’aârous, en burnous blanc et chéchia rouge, ne monte sur son cheval pour accomplir le défilé jusqu’aux portes de la salle où se trouve la mariée. Il faut savoir que les chevaux utilisés sont dressés pour cet exercice qui comporte néanmoins certains risques car, en plus du cheval et des invités qui avancent à pied, il peut y avoir beaucoup d’agitation et de fumée, des cracheurs de flammes, des tireurs munis de carabines (el baroud ), des feux d’artifice et des pétards par centaines. La cérémonie, qui ne dure en général pas plus d’une demi-heure et à laquelle la mariée n’a pas le droit d’assister, coûte autour de 60 000 DA.


Après avoir accompli tous les rituels imposés, il ne reste au mari qu’à rejoindre son épouse, pour la première séance photo et caméra à deux. C’est également le moment de rejoindre leur chambre, car la mariée est, le plus souvent, très affaiblie à cause du poids de la tenue qu’elle porte.


Autrefois, les époux ne réapparaissaient pas durant toute la soirée, la fête continuait en leur absence. Aujourd’hui, les choses sont différentes, la mariée, une fois débarrassée du poids du caftan et après un court repos, se livre à un drôle de défilé vestimentaire et ce, jusqu’au petit matin. Au total, la mariée aura porté en une soirée pas moins d’une dizaine de tenues. Les unes plus brillantes et plus chargées que les autres. Comme pour un défilé de haute couture, la dernière tenue que portera la mariée est la robe blanche. C’est l’occasion pour les époux d’échanger leurs bagues et de casser une ou deux pièces montées avant de se quitter sur fond de la chanson historique et traditionnelle “bkaou ala khir”.
Nouri Koufi reste le chanteur qui a toujours marqué son empreinte dans les mariages de Tlemcen, je vous laisse apprécier.



  



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