Tuesday, October 9, 2012

Le boxeur légendaire Mohammed Ali


LE BOXEUR LÉGENDAIRE
MOHAMED ALI


Né Cassius Marcellus Clay Jr., le 17 janvier 1942, ou encore Mohamed Ali est un boxeur américain considéré comme l'un des meilleurs poids lourds de tous les temps. Il fut d'ailleurs nommé sportif du XXe siècle par une assemblée de journalistes internationaux, devant Pelé. Il a acquis la célébrité mondiale autant par ses performances de sportif que par son activisme politique.


Le 17 décembre 2005, bien que gravement malade, il se déplace à Berlin pour recevoir la prestigieuse Médaille de la Paix Otto Hahn, décernée tous les deux ans par la Société allemande, au nom des Nations unies.


Clay est né à Louisville dans l'État du Kentucky. C'est en allant reporter le vol de son vélo, à 12 ans, qu'il fait la connaissance de Joe Martin, policier et entraîneur de boxe local. Martin encouragea le jeune Cassius à apprendre la boxe et l'aida à progresser rapidement.


Si les résultats scolaires de Clay étaient mauvais, ses performances sportives étaient remarquables : il remporte 6 Kentucky Gold Glove pendant son lycée, qui lui permettent d'obtenir son diplôme malgré des notes médiocres. De manière prémonitoire, le principal annonça lors de la délibération concernant la remise de son diplôme de fin d'étude, que Clay serait un jour la chance de célébrité de cette école.


Aux Jeux Olympiques d'été de 1960 à Rome, il gagne la médaille d'or des poids mi-lourds. Il devient alors professionnel sous la tutelle de la légende de la boxe Angelo Dundee et se fait rapidement connaître pour son style peu orthodoxe, ses résultats spectaculaires et son autopromotion incessante. Il se fait connaître sous le surnom de « Louisville Lip » (la lèvre de Louisville) en composant des poèmes prédisant à quelle reprise il mettrait son adversaire KO. Il n'hésitait pas à claironner ses propres louanges avec des phrases telles que « Je suis le plus grand » ou « Je suis jeune, je suis mignon et je suis totalement imbattable ».
A Louisville, le 29 octobre 1960, il gagne son premier combat professionnel.


En 1964, Clay parvient à décrocher l'opportunité de combattre le champion du monde des poids lourds Sonny Liston. Il surprend tout le monde en tenant tête au grand favori Liston qui refusa de quitter son coin pour la huitième reprise, arguant d'une épaule blessée. Clay fut donc légitimement couronné champion du monde des poids lourds. Il confirmera ses qualités en 1965 en mettant Liston KO dès la première reprise du match retour, bien que cette victoire fût controversée car peu d'observateurs virent le « coup fantôme » qui acheva Liston.


Entre les deux matchs, il devint également célèbre pour des raisons dépassant le domaine sportif : il rejoint la Nation de l'Islam et change son nom en Mohamed Ali. En 1966, il refuse de servir dans l'armée américaine engagée dans la Guerre du Viêt Nam et devient objecteur de conscience argumentant qu'il n'a « rien contre le Viet-Cong » et qu'« aucun vietnamien ne m'a jamais traité de nègre » (cette seconde citation, souvent avancée, serait en fait fausse). On lui retire en 1967 sa ceinture de champion du monde et sa licence de boxeur et on le condamne à 5 ans de prison (jugement annulé en appel trois ans plus tard).


Les prises de position d'Ali contre le service militaire ou son entrée dans l'Islam le transforment d'un champion fier mais populaire en l'une des personnalités les plus connue et controversée de son époque. Ses apparitions publiques aux cotés des leaders de la Nation de l'Islam Elijah Muhammad et Malcolm X et ses déclarations d'allégeance à leur cause au moment où l'opinion américaine les considère avec circonspection, quand ce n'est pas avec franche hostilité, font d'Ali une cible d'indignation et de suspicion également. Il parait même parfois provoquer de telles réactions en soutenant des opinions allant du support aux Droits civiques jusqu'au support sans réserve à la ségrégation raciale.


En 1970, suite à la récupération de sa licence de boxe (consécutivement à son procès remporté devant la Cour Suprême des États-Unis lui reconnaissant le droit de refuser le service militaire), il reprend sa carrière. Il connaît la défaite en perdant sa confrontation pour le titre face à Joe Frazier en 1971 au Madison Square Garden, au bout de quinze reprises éreintantes. Cette rencontre, connue simplement sous le nom du « Combat » (« The Fight ») fut peut-être l'un des affrontements les plus célèbres et les plus attendus de tous les temps, car elle mettait en scène deux boxeurs talentueux et invaincus ayant chacun des prétentions légitimes à la couronne des poids lourds. Le combat fut à la hauteur des attentes et Frazier ponctua sa victoire en envoyant Ali au sol d'un crochet gauche dans le dernier round. Ali combattit deux fois avec Ken Norton (1 victoire, 1 défaite) avant de battre Frazier aux points lors de leur match retour en 1974 gagnant ainsi le droit de combattre de nouveau pour le titre.


Le tenant du titre, George Foreman, était un jeune boxeur, grand, cognant dur et invaincu qui avait auparavant démoli Frazier, le mettant KO dès la deuxième reprise de leur combat pour le titre et il était largement favori. Le combat eût lieu au Zaïre au Stade Tata Raphaël et fut annoncé par Don King comme « Le grabuge dans la jungle » (« The Rumble in The Jungle »). C'est aussi le moment où un partenaire d'entrainement de George Foreman lui éclate l'arcade sourcilière droite d'un coup de coude malencontreux. Le match est reporté de six semaines, au 30 octobre. Foreman parle de tout laisser tomber, de repartir aux États-Unis et d'accorder une revanche à Joe Frazier, au lieu de se mesurer à Ali. Dans le match qui établirait définitivement sa réputation comme « le plus grand », Ali réalisa son meilleur combat d'un point de vue tactique. Adoptant une « fausse » garde et utilisant les cordes suivant la tactique devenue célèbre du « rope-a-dope » (cordes soi-disant détendues par Dundee pour qu'Ali puisse s'y enfoncer profondément), Ali encaissa tout ce que Foreman pouvait lui asséner, tout en lançant occasionnellement des coups au visage. À la fin de la sixième reprise, Foreman s'était épuisé et Ali pouvait attaquer un peu plus. Foreman continuait d'avancer mais ses coups étaient bien moins efficaces et à l'approche de la fin du huitième round, le poing droit d'Ali envoyait finalement au sol pour la première et dernière fois de sa carrière un Foreman exténué. À la suite de ce combat, il reçut la Hickok Belt de 1974 récompensant le meilleur athlète professionnel de l'année, ainsi que le trophée du sportif de l'année du magazine Sports Illustrated.


En 1975, Ali bat de nouveau Joe Frazier lors du « Thrilla in Manilla » aux Philippines. Ce combat surpassa leurs rencontres précédentes et devint l'un des combats de boxe les plus renommés. À l'issue de 14 reprises exténuantes, l'entraineur de Frazier, Eddie Futch, refusa de laisser celui-ci continuer, accordant ainsi une victoire par KO technique à Ali. De même que le « Rumble », les combats contre Frazier sont considérés comme faisant partie des meilleurs de l'histoire de la boxe. Ring Magazine considéra ce match comme le combat de l'année 1975, Ali remportait cette distinction pour la cinquième fois.


Ali conserva son titre jusqu'à sa défaite en 1978 contre le champion olympique de 1976, Leon Spinks, dont c'était seulement le huitième combat professionnel. Il le battit lors d'un match retour, devenant ainsi champion du monde poids lourds pour la troisième fois. Le 27 juin 1979, il annonça sa retraite et laissa le titre vacant.


Cette retraite fut cependant de courte durée et le 2 octobre 1980, il défia Larry Holmes pour le titre de champion du monde version WBC. À la recherche d'un nouveau record en tant que seul boxeur à gagner le titre en poids lourds quatre fois, Ali perdit par KO technique à la onzième reprise, lorsque Dundee refusa de sortir pour le round. Le combat contre Holmes, organisé comme « The Last Hurrah », est considéré avec dédain par de nombreux fans et experts à cause de ce que nombre d'entre eux voient comme une « version amoindrie » d'Ali. Holmes était le partenaire d'entrainement d'Ali et pour cette raison, certains virent le résultat de ce combat comme un « passage de témoin ». Holmes admit même par la suite que bien qu'il dominât le combat, il retenait un peu ses coups par pur respect pour son idole et ancien employeur.


Malgré l'apparent caractère définitif de sa défaite contre Holmes, ainsi que sa condition physique suspecte, Ali boxa encore une fois. Le 11 décembre 1981, il affronta le challenger en pleine ascension et futur champion Trevor Berbick dans ce qui fut dénommé « The Drama in the Bahamas ». Comme Ali était alors vu comme un boxeur diminué, peu de salles américaines témoignèrent de l'intérêt pour ce combat et peu de fans montrèrent d'enthousiasme à s'y rendre ou à le regarder. Comparé aux super-combats qu'Ali avait disputé dans des endroits renommés plus tôt dans sa carrière, le match eu finalement lieu dans une quasi indifférence à Nassau. Bien qu'Ali ait fait une prestation légèrement meilleure que celle qu'il avait offert contre Holmes 14 mois auparavent, il perdit néanmoins par décision unanime à la dixième reprise au profit de Berbick, qui à 27 ans était de 12 ans son cadet.


On diagnostiqua qu'Ali était atteint de la maladie de Parkinson en 1982 ; par la suite, ses fonctions motrices commencèrent à décliner lentement. Malgré cela, il demeure un héros pour des millions de personnes dans le monde. Sa conversion à l'Islam sunnite officiel, et sa prise de distance d'avec le racisme historique de Nation of Islam explique en partie son retour en grâce aux États-Unis.


En 1985, on lui demanda de négocier la libération de ses compatriotes kidnappés au Liban ; en 1996, c'est lui qui alluma la flamme olympique à Atlanta. Durant les mêmes olympiades, on lui offrit également une médaille d'or pour remplacer celle qu'il avait gagnée en 1960 et qu'il avait jetée dans le fleuve Ohio parce qu'on avait refusé de le servir dans un restaurant à cause de sa couleur.


Sa fille Laila Ali devint à son tour boxeuse en 1999, malgré ses commentaires de 1978 contre la boxe féminine : « les femmes ne sont pas faites pour être frappées à la poitrine et au visage comme ça ... les corps ne sont pas fait pour être boxés ici (en touchant sa poitrine). Se faire « frapper » au sein ... « dur » ... et tout ça. »


Ali avait un style très original pour un boxeur poids lourd. Il tenait généralement les mains le long de son corps plutôt qu'en position haute pour protéger son visage comme dans le style habituel. Il faisait confiance à ses réflexes ainsi qu'à son allonge extraordinaires (2,10m d'envergure) pour parer les coups de son adversaire. Ali frappait à la tête plus que la plupart des boxeurs - une stratégie risquée car sur la durée d'un long combat, les coups au corps peuvent s'avérer bien plus efficaces pour épuiser un adversaire.



Mohamed Ali est mort à l’age de 74 ans


Mohamed Ali, l'icône de la boxe, trois fois champion du monde, s’est éteint vendredi  le 3 juin 2016 à Phoenix, en Arizona à l’âge de 74 ans. Il est mort d'un choc septique provoqué par des causes naturelles non précisées, a déclaré samedi un porte-parole de la famille au cours d'une conférence de presse. L'ancien boxeur souffrait depuis une trentaine d'années de la maladie de Parkinson.
Depuis l'annonce de sa mort, les hommages se sont succédé. Le président américain Barack Obama a salué la mémoire d'une icône qui a "secoué le monde".

DERNIERES PHOTOS DE MOHAMED ALI

Le visage apparaît marqué par les années et la maladie, mais il a conservé toute sa puissance et sa dignité. Mohamed Ali, qui s'est éteint le 3 juin à l'âge de 74 ans, s'était prêté en mars dernier à une dernière séance photo dans sa maison de Phoenix, en Arizona.
Zenon Teixera, l'auteur de ces émouvants portraits, a été accueilli chez le boxeur par la famille de ce dernier, rapporte le journal écossais "Scottish Sun". Celui qui souffrait de la maladie de Parkinson depuis trois décennies était alors "méconnaissable", confie le photographe britannique, qui dit tout de même avoir "senti l'aura" de Mohamed Ali. 
Il raconte la séance : "Le champion se sentait bien et était reposé, habillé en noir comme j'en avais formulé la demande. N'ayant pas beaucoup de temps, j'ai mis en place un studio artisanal.  Mohamed Ali est arrivé en fauteuil roulant, il était clair qu'il était devenu très fragile. On m'a dit qu'il pouvait ne pas me répondre, mais qu'il comprenait tout." 
"J'ai fait ce que j'avais à faire et 45 minutes plus tard je concluais la séance, ravi de ce que j'avais pu saisir. Je lui tins la main, le remerciai, lui dit que j'allais prier pour lui et l'embrassai sur le front en lui disant adieu."



LE COMBAT HISTORIQUE ALI-FOREMAN AU ZAIRE EN VIDEO



UN COMMENTAIRE ME FERA PLAISIR

Tuesday, October 2, 2012

La cigarette, tue!

  
LA CIGARETTE, TUE !


1. Qu'est-ce que la cigarette


 La cigarette est un petit cylindre de feuilles de tabac hachées et traitées. Son utilisation consiste à l'allumer afin qu'elle se consume pour en absorber sa fumée par la bouche ou par le nez selon la technique.
Une cigarette peut parfois ne pas contenir de tabac du tout, ou renfermer d'autres produits végétaux, y compris d'autres agents psychotropes tels le cannabis.

2. La composition de la cigarette
  

Le Goudron :
Le goudron est cancérigène, il recouvre les poumons d’une substance visqueuse.
 Le Monoxyde De Carbone :
Le monoxyde de carbone est un gaz toxique qui sort des pots d’échappement des voitures, il s’infiltre dans le sang et prend la place de l’oxygène, empêchant le sang et les organes d’être approvisionné en dioxygène.
 La Nicotine :
La nicotine agit directement sur le cerveau. Cette substance est plus nocive qu’on ne pourrait le croire, elle provoque la dépendance à la cigarette, elle affecte aussi le système respiratoire et le système cardiovasculaire. Sa concentration est variable selon les parties de la plante mais ce sont les industriels qui définissent le dosage souhaité dans les cigarettes.
Le Méthanol :
Le méthanol peut provoquer la mort s’il pénètre dans l’organisme. Les premiers symptômes de l'intoxication par le méthanol sont des maux de tête, étourdissements, nausées, troubles de coordination, confusion, somnolence, et en hautes doses, le coma et la mort.
Le polonium 210 :
Le polonium 210 est un élément hautement radioactif et toxique, même pour de faibles quantités. La manipulation de cette substance est très dangereuse et nécessite un équipement spécial. L'absorption d’une très petite quantité est suffisante pour provoquer la mort.
L’ammoniac :
L’ammoniac a une odeur très forte et désagréable à en couper le souffle, il sert pour la fabrication d’engrais et d’explosif.
Le Plomb :
Le plomb en raison de sa toxicité peut provoquer le saturnisme qui est une maladie affectant le cerveau.
Le Phénol, Aldéhyde, Acroléine :
Ils touchent essentiellement l’arbre respiratoire et sont à l’origine de nombreuses maladies : bronchites chroniques, emphysème, majoration de l’asthme…
Le diméthylnitrosamine :
Cette substance est utilisée pour le caoutchouc et dans la cigarette pour sa fumée.
Elle est cancérigène et ses symptômes sont : Maux de gorge, Toux, Nausées, Diarrhée, Vomissements, Maux de tête, Faiblesse.

3. Les maladies de la cigarette
Le cancer du poumon :
Le cancer du poumon ou cancer bronchique est une maladie due à une croissance cellulaire anarchique dans les tissus du poumon. Cette croissance peut donner des métastases, qui sont l'invasion de tissus adjacents ou l'infiltration en-dehors des poumons. La grande majorité des cancers du poumon primaires sont des carcinomes du poumon, qui proviennent des cellules épithéliales. Selon l'OMS, c'est la cause la plus fréquente de décès par cancer chez les hommes, et, après le cancer du sein, chez les femmes. Les symptômes les plus fréquents sont le souffle court, la toux (éventuellement les crachements de sang), et l'amaigrissement.


Le cancer du larynx :
Le cancer du larynx ou cancer de la gorge, peut se produire au niveau de la glotte (site de la plupart des cancers du larynx), dans la région supra glottique (partie au-dessus des cordes vocales qui comprend l'épiglotte) ou la région sous-glottique (partie où le larynx rencontre la trachée).
 Le cancer du larynx est plus fréquent chez les hommes, bien que son incidence chez les femmes soit en hausse à cause du nombre croissant de fumeuses.


Le cancer du rein :
Le cancer du rein représente 2 à 3 % de l'ensemble des cancers. L’âge moyen de survenue est 62 ans et plus de 80 % des patients ont plus de 50 ans au moment du diagnostic. Le cancer du rein est deux fois plus fréquent chez l'homme que chez la femme. Le traitement curatif du cancer du rein est basé sur la chirurgie qui consiste à assurer l'exérèse de la tumeur primitive. Ce geste est appelé : néphrectomie. La néphrectomie peut être pratiquée par voie chirurgicale à ciel ouvert ou par laparoscopie. La néphrectomie peut être radicale et totale, ou partielle pour conserver une partie du parenchyme rénal normal. Initialement réservée aux cancers du rein sur rein unique la néphrectomie partielle a vu ses indications élargies progressivement.


Le cancer de la vessie :
Le cancer de la vessie est une tumeur fréquente. L’âge moyen est de 65 ans. Il touche 4 hommes pour 1 femme, mais ce taux évolue au fur et à mesure que l'impact du tabagisme chez la femme se fait sentir. Les facteurs favorisants les plus importants sont le tabac et certains carcinogènes chimiques. A ce titre le cancer de la vessie peut être considéré comme une maladie professionnelle. Par ailleurs on retrouve à l'origine du cancer de la vessie certains médicaments (phénacétine, cyclophosphamide) ou une irradiation pelvienne. Le cancer de la vessie se développe à partir de la muqueuse interne de la vessie. En absence de traitement, la maladie s'étend au-delà de la muqueuse à travers la paroi de la vessie, dissémine au travers des vaisseaux lymphatiques vers les ganglions du petit bassin, et au travers des veines dans l'ensemble de l'organisme. Le bilan d'extension permet de connaitre le stade exact de la maladie.


Le cancer du sein :
Le risque augmente de façon significative avec l'âge (entre 30 et 60 ans) ; il est homogène entre 60 et 80 ans ; l'âge moyen du diagnostic est de 61 ans.
Il existe certains facteurs génétiques prédisposant, ainsi que des facteurs hormonaux.
Son incidence a cependant baissé significativement (d'environ un peu moins de 9 %) aux États-Unis depuis 2003 et également en France, ce qui correspondrait à une moindre utilisation des traitements hormonaux substitutifs de la ménopause.
Il s'agit essentiellement d'un cancer de la femme. Il est rare chez l'homme (moins d'un cancer du sein sur 100) mais est plus grave, le diagnostic étant souvent plus tardif. Les femmes à risque de prédisposition génétique ou porteuses d'une mutation, sont suivies par surveillance clinique tous les 6 mois dès l'âge de 20 ans et par mammographie annuelle dès l'âge de 30 ans. De nombreuses molécules ou cocktails de molécules semblent pouvoir faciliter le cancer du sein. Les femmes qui n'ont pas eu d'enfant, ou qui ont eu leur première grossesse tardivement (après 30 ans) ont un risque sensiblement augmenté de développer un cancer du sein, par rapport à celles ayant eu au moins un enfant avant 30 ans. Ce sont en effet les cycles précédant la première grossesse menée à terme qui semblent les plus dangereux pour le sein. La grossesse protège le sein par la modification des cellules mammaires dans le sens d'une plus grande différentiation. Les cellules différenciées sont moins sensibles aux carcinogènes en particulier hormonaux. La grossesse agit donc comme un vaccin vis à vis des œstrogènes. Le plus tôt elle survient, le mieux elle agit. Le cancer inflammatoire du sein est une forme très rare de cancer du sein (1 à 4%) qui se développe rapidement en quelques jours ou quelques semaines. Il se propage par voie lymphatique rapidement sans avoir le temps de former une tumeur. Le blocage des vaisseaux lymphatiques par les cellules cancéreuses est à l’origine d’une inflammation locale du sein d’importance variée. Le diagnostic d’abcès du sein est souvent évoqué dans un premier temps d’autant que l’imagerie (mammographie et échographie) est souvent négative. Toute persistance d’une rougeur plus ou moins douloureuse du sein impose de faire des biopsies, qui seules affirmeront la maladie. Le traitement repose avant tout sur la chimiothérapie dont les progrès récents autorisent la guérison dans un grand nombre de cas.


4. Fumer = tuer
Les victimes :
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, le tabac est la deuxième plus grande cause de mortalité dans le monde. Principale cause évitable de décès, le tabac est chaque année à l'origine de cinq millions de morts. Il s'agit du seul produit légalement en vente qui entraîne la mort lorsqu’il est utilisé exactement comme le prévoit le fabricant.
Dans le monde, durant le XXème siècle, le tabac a entraîné la mort de 100 millions de personnes et ce nombre risque de s'élever à 1 milliard pour le XXIème siècle si les comportements n'évoluent pas.
En Europe, près de 500 000 personnes meurent chaque année prématurément de maladies liées à la consommation de tabac.
En France, ce sont quelque 66 000 personnes qui meurent chaque année des conséquences du tabac dont 27 000 par un cancer du poumon.
La France compte environ 15 millions de fumeurs et ce sont les jeunes entre 20 et 25 ans qui fument le plus.
En Algérie, meurent 15 000 personnes chaque année.
Pour un fumeur sur quatre, la perte moyenne d'espérance de vie est de vingt ans et l’âge du décès arrive souvent avant 65 ans.
Le tabac est actuellement responsable du décès d'un adulte sur 10 (soit environ 5 millions de morts par an). Si le tabagisme continue sur sa lancée actuelle, il provoquera environ 10 millions de morts par an d'ici à 2020.
Par rapport à un non-fumeur, le risque de cancer d’un fumeur est multiplié par :
- 10 pour le poumon et le larynx.
- 7 pour le pharynx
- 4 pour la bouche et l’œsophage.
- 2 pour la vessie.
La fréquence des cancers du poumon est proportionnelle au nombre de cigarettes fumées chaque jour. Cette fréquence est déjà augmentée dès 5 cigarettes par jour...
La première ... et pourquoi pas la dernière ?


Les copains :
Les ados fument souvent leur première cigarette à cause de leurs copains : ces derniers les incitent à faire comme eux. Ils n’osent pas refuser afin de préserver leur place dans le groupe.


Les parents :
Il est important que les parents puissent donner à leurs enfants des arguments concrets pour éviter leur première cigarette :
- Ne pas rentrer dans le cercle infernal du tabagisme et de sa dépendance
- Comprendre les effets du tabac sur la santé
- Réaliser qu’il est plus tendance aujourd’hui de ne pas fumer et de ne pas faire comme les copains.
- Leur interdire de ne pas fumer dans la maison.
- Sensibilisez votre enfant dès son plus jeune âge : Expliquez-lui les problèmes de santé inévitables que cela représente. Au besoin, montrez-lui des photos de poumons atteints par le cancer, ce n’est pas joli à voir et cela peut le dissuader.
- Ou pour le dégoûter un peu plus et lui donner un exemple concret, parlez-lui d'un fumeur de votre entourage et démontrez-lui combien cette personne sent mauvais, combien sa peau est abîmée, ses dents sont jaunes… Demandez-lui si c'est cette image de lui qu'il veut renvoyer.
- Ou jouez sur la corde sensible : vous lui avez fabriqué des poumons tout propres qui fonctionnent bien et il vous doit bien, s'il vous aime, de respecter vos efforts !
- Ou faites un marché avec lui : s'il ne touche pas à une cigarette avant ses 18 ans, il sera récompensé. Une voiture, une montre, un voyage, faites en fonction de vos moyens et de vos convictions. Un petit sacrifice pour une grande récompense : S'il arrive à cet âge sans avoir fumé, on peut penser qu'il continuera, car il sera alors assez grand pour comprendre combien il est inutile de fumer.
- Ou enfin, si malgré tous vos efforts votre enfant finit tout de même par fumer, ne vous culpabilisez pas. Votre rôle est de le prévenir, vous ne pouvez pas le contraindre ni le pister en permanence.


5. Comment arrêter de fumer ?
La première étape est donc d'évaluer votre dépendance physique (ou dépendance à la nicotine) à l'aide d'un test spécifique et éventuellement votre dépendance comportementale et psychologique, puis par la suite, de supprimer les signes de manque dus à la dépendance physique en utilisant un substitut nicotinique lors de l'arrêt du tabac.
Arrêter n'est pas qu'une affaire de volonté mais aussi une affaire de méthode. Si vous n'y arrivez pas, ce n'est pas parce que vous êtes "faible" devant le tabac, mais plutôt parce que vous n'avez pas toutes les cartes en main. Informez-vous, parlez à votre médecin ou à votre pharmacien.

Les 10 règles pour arrêter de fumer :
1/ Fixez une date d'arrêt et tenez-vous-y.
2/ Après l'arrêt, évitez absolument de reprendre une cigarette, même une seule bouffée : le risque de rechute est trop important.
3/ Débarrassez-vous de toutes les cigarettes, briquets et cendriers.
4/ Ecrivez la liste des inconvénients du tabac et des bénéfices de l'arrêt.
5/ Utilisez des substituts nicotiniques, du Zyban ou du Champix. Ces produits atténuent les symptômes de manque (irritabilité, nervosité, angoisse, dépression, problèmes de concentration, troubles du sommeil, appétit augmenté, prise de poids, envie irrésistible de fumer) et multiplient par deux vos chances de succès.
6/ Demandez aux autres de ne pas fumer en votre présence. Les premières semaines, évitez les endroits où l'on fume. Toutefois, si vous ne pouvez ou ne voulez pas éviter ces lieux, alors déclinez poliment mais avec fermeté toute offre de cigarette. Soyez fière de ne plus fumer !
7/ Avertissez votre entourage que vous avez arrêté de fumer. Obtenez du soutien.
8/ Changez de routine pour éviter les endroits et les situations où vous aviez l'habitude de fumer : p.ex. quittez la table aussitôt le repas fini.
9/ Utilisez des activités de diversion pour faire face au besoin urgent de fumer (p.ex. se promener, boire de l'eau, mâcher un chewing-gum, laver vos mains). L'envie de fumer augmente progressivement, atteint un "pic" et régresse spontanément. La forte envie de fumer ne dure pas plus de 5 minutes. Plus le temps passe, plus ces envies diminuent en nombre et en intensité, jusqu'à disparition complète


6. Pourquoi fume-t-on ?
Au début c'est toujours la même chose, vous fumez par curiosité, parce que c'est interdit, par imitation, pour vous affirmer comme un adulte ou pour vous intégrer. Ça se comprend. Mais après pourquoi, en dépit du bon sens, avez-vous continué à fumer ?
À vrai dire, par cette envie, par ce besoin de perpétuer indéfiniment une habitude acquise pourtant nuisible à la santé, la dépendance vis-à-vis des cigarettes ressemble fort à la toxicomanie des drogues...
La drogue ! Le mot est dit, et il n'y a pourtant pas d'autre explication...
Le tabac crée en fait chez vous, le fumeur, un besoin nouveau, un besoin artificiel.
Cependant chez le toxicomane le désir dépasse totalement l'individu : il lui semble qu'il y va de sa vie, il lui faut augmenter les doses et il est prêt à obtenir sa drogue à n'importe quel prix.
Tandis que le désir de fumer, s'il est très fort, n'est jamais une obligation. Vous savez vous en passer en maintes occasions (pendant le sommeil, en zones non-fumeur, pendant la grossesse, etc.) et des milliers de fumeurs ont su - par eux-mêmes - arrêter définitivement de fumer.




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