Monday, September 30, 2013

I am une maman...depuis aout 2013 !


Et I am heureuse. Et en plus, c’est vrai. Enfin, en même temps heureusement. Si j’étais dans le même état que pendant les 9 mois (et demi) de ma grossesse, on serait bien dans la panade ! Adieu les crises de larmes sans raison, les crises de nerf pour toutes les raisons, les douleurs (partout), la mauvaise humeur, les nausées, les remontées, les aigreurs, les jambes lourdes, la non-visibilité de certaines parties de mon corps (et pas des moindres), les courbatures, les vergetures, les boutons, les cheveux ternes, la peur, les doutes, etc… Si, si : ETC… Et depuis sa naissance, je me suis retrouvée. Je me suis même trouvée. Viens, je te raconte !

Je crée ce blog en octobre 2013 et au moment des faits, j'ai 27 ans. Je vis en espagne et je n'écris plus de puis bientôt 5 ans, moi qui adore ça. Pendant ma grossesse, j’ai lu des dizaines de bouquins, regardé des centaines de reportages, d’émissions. J'ai écouté les gens me raconter, me conseiller, m’expliquer. Et moi, j'ai passé 9 mois à  flipper. A douter.. Même que je voulais plus. « Je ne vais pas savoir », « je ne vais pas pouvoir » je disais, « je ne connais pas les bébés »

Et puis, la voilà. Simplement. Un accouchement simple. Une rencontre simple. Une mise au sein simple. Un amour simple et immense. En fait, c’est simple ! Je la laisse me guider, je lui fais confiance. A la maternité, je refuse de la réveiller pour la nourrir, je suis son rythme : elle prend du poids quand elle est censée en perdre. Je lui donne à manger quand elle a faim. Je la laisse dormir quand elle a sommeil. Je la serre contre moi quand elle a peur. Je la porte quand elle ne veut pas être seule. Je la console quand elle pleure. Je lui parle quand elle s’ennuie. Et je la laisse quand elle a envie d’indépendance. Mais ? Je la traite comme un être humain en fait ? Oui. Simplement.

Oh je vous entends d’ici crier vos menaces « d’habitude », vos avertissements « d’enfant roi ». Pourquoi ne pourrait-on pas croire au développement naturel de l’enfant, avec ses parents comme piliers, comme soutien, comme modèle ? Moi, j’y crois. En tout cas, j’ai envie d’essayer. Je materne, naturellement. Sans me poser de questions, juste en pensant à ma fille. Comme presque partout ailleurs dans le monde. Comme cela se faisait avant que la femme ne se sente prisonnière et esclave de l’enfant qu’elle a pourtant voulu et porté. Je ne dis pas que ma manière de faire est la bonne ou la meilleure. Je ne suis pas sure de moi. Je suis sure de nous ! Je ne sais pas comment j’évoluerais. Je materne au jour le jour, en l’écoutant, en m’écoutant. Je ne suis pas « esclave » de mon enfant, je prends soin d’une vie humaine. D'une vie que j'ai créé et que j'aime plus que tout.

Je voulais un enfant, par amour et pour l’amour. Voilà pourquoi ma fille est née. Je voulais partager notre quotidien, je voulais te raconter, me raconter, simplement et avec une note d’humour. Voilà pourquoi ce blog est né.

I am une maman qui te souhaite la bienvenue !

Sunday, September 22, 2013

L'assiette américaine de Mrs. Tour Eiffel (banlieue de Chicago)

Un mari américain, in blog, deux enfants... Mrs. Tour Eiffel et moi partageons bien des points communs. Plus particulièrement, nous avons toutes les deux appris à cuisiner aux Etats-Unis et la nécessité nous a chacune conduite à retrousser les manches pour retrouver les saveurs de notre terre d'origine (ou pourquoi j'ai tenté la pâte feuilletée maison). Mrs. Tour Eiffel est une vraie gourmande qui a aujourd'hui posé ses valises dans la banlieue de Chicago et elle a accepté de partager avec nous ses bons plans pour bien manger dans sa région.



Peux-tu te présenter en quelques lignes ? Depuis combien de temps vis-tu aux Etats-Unis ?

J'ai grandi en Anjou et je vis dans la Banlieue de Chicago depuis 12 ans, mariée avec un Américain et Maman de 2 petits franco-Amerloques. (Je blogue ici). J'ai rencontré Tetellita grâce à son blog y'a 7-8 ans.

D'un point de vue gourmand, qu'as-tu trouvé difficile en t'installant ici ? 

Trouver des légumes et fruits frais, du fromage français, du bon pain... la même qualité que j'avais dans mon assiette en France. Surtout les pommes, j'avais l'impression qu'elles avaient été polies tellement elles brillaient ! Et puis dans le Midwest, il est très difficile de trouver du poisson frais (à part du poisson chat beurk).

Où fais-tu aujourd'hui tes courses ? As-tu découvert des produits dont tu ne peux désormais plus te passer ?

Au début j'ai beaucoup fait à Dominick's (Safeway), puis quand on a acheté notre maison on s'est retrouvés près d'un Trader Joe's. J'ai alterné entre les deux pendant plusieurs années, et depuis 3 ans, je fais uniquement Trader Joe's - Le rapport qualité prix paie vraiment. J'adore le notre, il est petit, on y trouve ce qu'il faut.... Les fruits sont frais, les légumes aussi. Les enfants partent à la recherche du 'Perroquet' (Peluche cachée dans le magasin, qui si trouvée donne droit à une sucette). J'y trouve des produits de France (haricots verts, lentilles et bettraves), et autres douceurs françaises, et le choix de fromages est grand... Ma fille adore m'aider à y faire les courses car il y a des chariots pour enfants à pousser. Je complète avec la viande et poisson de Costco. Et Target pour le pain des sandwiches de mon ainé et yaourts pour enfants... Et on trouve toujours une excuse pour aller à Target de toute façon mais pour ces denrées ils sont les moins chers !

La population de Chicago compte beaucoup de Polonais, ce qui permet d'acheter quelques mets européens (gâteaux, bonbons [Milka et marque Kinder], et du vrai Nutella européen de temps en temps, bien meilleur que le Nutella produit au Canada).

J'ai decouvert les bleuets (blueberries), et on adore a la maison. Pratiques pour la fameuse lunchbox aussi ! Deux autres trucs dont je ne peux pas me passer: ma MAP - Machine à Pain, pour réaliser les pâtisseries françaises... Mon crockpot*- super pratique le dimanche...

*mijoteuse en français.

Et quelles gourmandises glisses-tu dans ta valise après une visite en France (ou Belgique, Suisse etc) ?

Du nougat, des sauces Amora pour les BBQ, une petite boîte de foie gras, les rillettes de thon (dont les enfants sont friands).... Si tu as une adresse pour en trouver des rillettes de thon, je prends. Sinon je tenterai maison. 

Un mot pour finir ?.) 

Quand je suis arrivée aux USA, je venais de finir mes études et ne savais pas cuisiner, j'ai appris sur le tas ici, car pour reproduire nos mets et pâtisseries francais, il faut se forcer à cuisiner. Et quand vous faites un gâteau, 'from scratch' (donc pas à partir d'1 boîte de kit) vos invités américains seront en extase !! A vos tabliers !!!

Merci Mrs. Tour Eiffel ! Trader Joe's remporte une fois de plus les suffrages pour l'excellent rapport qualité/prix des ses produits, c'est d'ailleurs le seul magasin où je m'approvisionne en poisson, surgelé mais de qualité, ma préférence allant pour les filets de saumon d'Alaska et de sole. Je ne connais hélàs pas d'endroit où trouver des rillettes de thon mais je connais une fabuleuse boutique d'épices à Chicago, une vraie caverne d'Ali Baba qui qui livre partout aux Etats-Unis !

Thursday, September 12, 2013

Tomates Roma rôties

Les journées commencent avec le lever du soleil et, avec la première têtée du matin, je remercie le bébé de ne m'avoir réveillé que deux fois pendant la nuit. L'automne est proche et l'air de la maison s'est rafraichi. J'ai du mal à m'extirper du lit mais le devoir m'appelle, je dois encore préparer la lunchbox de ma fille aînée. Je bois une tasse de Ricoré et, avec un peu de chance, j'ai même le temps de beurrer une tranche d'English muffin avant l'arrivée du bus jaune. J'aide ma fille à enfiler ses baskets fuschia et hop, direction la classe de Kindergarten.



Il y a beaucoup à faire à la maison mais j'ai accepté de vivre avec les livres sur le parquet, les magazines sur le buffet et les piles de linge à ranger. Je me réfugie dans la cuisine, où je vide ou remplis le lave-vaisselle pendant que je Skype avec ma maman. Plus tard, si mon bébé consent à dormir ailleurs que dans mes bras, il m'arrive même de cuisiner. Rien de compliqué, bien sûr, une petite soupe de lentilles, un gâteau à la Pralinoise ou encore quelques tomates rôties à qui je donne rendez-vous dans un panini cet hiver.



Tomates Roma rôties (d'après une recette du hors-série Everyday Food de l'été 2011

Ingrédients
9 tomates peu juteuses de type Roma
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
1 cuillère à café de sucre
1 cuillère à café de sel 
Préparation

Couper les tomates en deux dans le sens de la longueur et répartir dans un plat à gratin, de préférence en métal. Arroser les tomates d'huile d'olive (si votre bouteille d'huile d'olive est équipée d'un bec verseur, utilisez-le), saupoudrer de sucre et de sel et glisser au four à 350°F pendant une heure.

Pour des tomates rôties encore juteuses qu'on dégustera, par exemple, avec des pâtes, arrêter alors la cuisson. Pour des tomates plus sèches, pour garnir un panini, par exemple, percer délicatement la surface à l'aide d'une fourchette afin de permettre au liquide restant de s'évaporer. Poursuivre alors la cuisson une heure supplémentaire.

Laisser refroidir. Vous pouvez alors utiliser les tomates rôties ou les transférer au réfrigérateur où elles se conserveront quelques jours. Pour une conservation prolongée, transférer les tomates dans un sachet de congélation.

Friday, September 6, 2013

L'assiette américaine de Frans Schuman (Nouvelle Orléans)

Avant de laisser la parole à Frans, je souhaite vous remercier pour vos bienveillants messages suite à l'annonce de mon dernier billet. Je suis toujours touchée de lire les mots de celles et ceux qui me suivent depuis des années (coucou Sandra, hello Caloue !) et les manifestations de celles et ceux qui me lisent habituellement en silence me vont particulièrement droit au cœur. Merci, merci, merci !

Le blog reprend doucement son rythme et je vous propose aujourd'hui de suivre Frans Schuman dans l'atmosphère gourmande et festive de la Nouvelle Orléans. Frans est musicien, il compose une musique folk envoutante (gros coup de cœur pour Fire Talks For Me que je vous laisse decouvrir ici), il a poursuivi son rêve de vivre à la Nouvelle Orléans après avoir écouté "I Wish I Was in New Orleans (In the Ninth Ward)"  de Tom Waits et regardé "Down By Law" de Jim Jarmush, dans lequel figure une autre chanson de Waits: “Jockey Full Of Bourbon”, sur un travelling qui l’a profondement marqué). Je le laisse vous entrainer dans une ville comme aucune autre...



Peux-tu te présenter en quelques lignes ? Depuis combien de temps vis-tu aux Etats-Unis ? 

Je m’appelle Frans. Je suis Franco Hollandais, j’ai vécu à Londres, Jakarta (Indonésie), Linz (Autriche) et je suis maintenant de New Orleans, soit un total de 8 ans hors de France dont 3 aux Etats Unis. Je suis musicien, je produis mes propres disques de folkmusic que je joue sur scène seul avec une guitare acoustique et un harmonica, ou en groupe.

D'un point de vue gourmand, qu'as-tu trouvé difficile en t'installant ici ? 

Pas grand-chose en réalité. Mais il faut garder à l’esprit que ma situation est particulière. D’abord parce que New Orleans a une place unique dans l’espace culturel et culinaire américain : c’est, je crois, le seul endroit sur le territoire à avoir sa propre cuisine, spécifique au point d’en être un argument touristique. Ensuite je ne suis qu’à moitié français, j’ai donc toujours survécu sans andouillette, pâté de tête ou autre tablier de sapeur.


Cela dit, j’ai eu de vraies discussions alimentaires avec mes amis français, et nos questions tournaient autour du pain, du fromage, du vin et du pastis…

De par son héritage français, New Orleans compte quelques boulangeries, et l’on trouve facilement des baguettes dans les supermarchés. Il en existe de deux sortes : la french baguette similaire à celle que l’on trouve en France et le French bread, une sorte de baguette molle qui est la base du fameux sandwich Poboy (qui a ici son propre festival, mais qu’est ce qui n’a pas de festival à New Orleans ?).

La question du fromage tourne autour du problème de la pasteurisation généralisée, mais je trouve qu’on commence à avoir de plus en plus de choix alternatifs, que ce soit dans des rayons de supermarchés qui ont de moins en moins à rougir d’une comparaison avec le pays du fromage ou chez de véritables fromagers de quartier. Mais il ne faut évidemment pas comparer avec la France.

Pour ce qui est du vin, il faut s’habituer à une appellation par cépage et rappeler à ses amis américains que le champagne californien n’en est pas. Enfin, j’ai remarqué que le seul produit introuvable était le pastis, et c’est vrai que l’ersatz que l’on finit par trouver sur place à une couleur légèrement plus fluo que l’original…

Où fais-tu aujourd'hui tes courses ? As-tu découvert des produits dont tu ne peux désormais plus te passer ?  

J’ai d’abord abandonné le Walmart pour Rouses, une chaine de supermarchés locale (« Louisiana’s Best ! »), avant d’aller à Whole Foods. Il est ensuite difficile de revenir en arrière. C’est même  la première chose qui me manquerait : la diversité des produits organiques, les brosse à dents en pot de yaourt recyclés, les céréales et graines en vrac et au poids, le rayon traiteur, les pâtes à pizza fraiches…

J’ai découvert à New Orleans ce qu’était une vraie crevette et j’avoue que je ne mangerai plus ces mini-crevettes cocktail d’élevage surgelées et sans goût. Aussi et en vrac : le tofu, les baies de goji, les frijoles negro (haricots noirs), les épices et saucisses cajuns, les crawfishs, les crab dips, la bonne sauce barbecue, les noix de pecans, le café américain à emporter dans un travel mug... Et le Tabasco, évidemment, mais j’étais déjà addict en arrivant...

Au delà des produits, ce sont également de véritables recettes que j’ai découvert : gumbo, jambalaya, mufalleta, crawfish etouffée, red beans and rice, king cake, shrimp and grits, fried chicken, pulled pork, corn bread.

Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester la variation locale de la dinde de Thanksgiving, symbole d’une gastronomie du sud toute en légèreté : le turducken, qui est une dinde farcie d’un canard farci d’un poulet...

Et quelles gourmandises glisses-tu dans ta valise après une visite en France ? 

Un peu de foie gras, des cèpes et du bon cognac pour mes amis amateurs.

Un mot pour finir ?

Non, deux : Who Dat.


Merci Frans de t'être prêté au jeu de l'interview, ton témoignage me replonge onze ans en arrière, lorsque j'ai moi-meme goûté aux beignets du Café du Monde alors que le festival de la Southern Decadence battait son plein...

Thursday, August 29, 2013

La dépression nerveuse.


LA DÉPRESSION NERVEUSE

Nous connaissons tous des hauts et des bas dans notre vie. La tristesse est une réaction normale aux épreuves que l'on peut rencontrer tout au long de notre existence. Nous sommes tristes pendant une courte période et puis la déception finit par s'en aller et la vie reprend son cours. Mais lorsque le sentiment de tristesse persiste, qu'il interfère avec votre capacité à travailler, étudier, manger, dormir ou s'amuser, ce n'est plus une situation normale. C'est la dépression.

A/ COMMENT RECONNAITRE UNE DEPRESSION ?

 1. La fatigue


La fatigue tient une place à part entière parmi les symptômes que l'on retrouve dans la dépression. Il s'agit d'une fatigue qui, contrairement à la fatigue ordinaire, se manifeste le matin et s'améliore le soir. Elle est liée à ce que l'on appelle le ralentissement psychomoteur. La moindre activité physique ou intellectuelle, mais aussi le simple fait d'aller dîner ou déjeuner avec des amis devient difficile.

2. L'anxiété


L'anxiété peut masquer la dépression. Mais il ne faut pas confondre le trouble anxieux qui est un malaise, un trouble de l'adaptation lié à un problème passager, professionnel ou familial, et une dépression. D'ailleurs, les gens anxieux conservent leur énergie vitale et sont capables d'aller chercher de l'aide, d'aller consulter pour faire cesser leur angoisse. Ce dont ne sont plus capables les dépressifs. Toutefois, si les problèmes de l'environnement persistent trop longtemps et que la personne est fragile, les défenses du système cérébral vont être débordées et la maladie dépressive risque de s'installer.

3. Les troubles du sommeil


Le sommeil est perturbé lors d'une dépression. Le plus souvent les personnes se réveillent très tôt, en dernière partie de nuit et se sentent angoissées. Elles parlent volontiers de sensation de « crabe dans l'estomac ». Cette perturbation du sommeil aggrave la fatigue physique et psychique ressenties par ailleurs.

4. La perte du plaisir


La perte du plaisir est caractéristique de la dépression : nous l'appelons « anhédonie ». C'est une perte progressive. Au point que la personne ne s'en aperçoit pas. Elle peut se dire « je ne ressens plus les choses comme avant », sans en parler spontanément. Elle devient indifférente à ce qu'elle aime, c'est plus souvent l'entourage qui s'en rend compte. De même la dépression est une maladie des émotions où l'on observe souvent soit une hyper-émotivité (on pleure pour un rien) soit une froideur. La perte de la libido va bien sûr souvent de paire avec cet aplatissement de la capacité à se réjouir.

5. La dévalorisation de soi


Se dévaloriser peut être un signe de dépression. On identifie alors deux aspects. Le premier : la personne souffre d'un trouble de la personnalité, elle s'est toujours sentie inférieure aux autres, mal dans sa peau. Il faut alors voir si d'autres symptômes sont apparus récemment (fatigue, anxiété). Le second aspect : la personne avait jusque-là une bonne estime d'elle-même et se met à se dévaloriser. Dans le cas d'une dépression, la dévalorisation de soi s'installe durablement.

6. Les troubles alimentaires


Le plus souvent, la dépression est associée à une perte d'appétit et à un amaigrissement. Mais il peut arriver, au contraire, qu'elle s'accompagne de crise de boulimie avec une appétence plus marquée pour le sucré. Il pourrait s'agir de deux formes cliniques différentes de dépression. La première toucherait plus souvent les personnes les plus marquées par une vulnérabilité biologique liée en partie à l'hérédité et en partie à l'enfance.

7. Les idées noires


Le plus grand danger réside dans les idées suicidaires qui peu à peu deviennent obsessionnelles, la mort apparaît à la personne comme la seule issue.
Que faire ? Lorsque l'on voit une personne dépressive, il est très important de lui demander si elle a pensé à la mort et lui permettre d'en parler. Si elle a déjà mis en place un scénario, il faut retirer tout ce qui pourrait être utilisé (armes à feu…).

B/ Les solutions pour convaincre la dépression

 1. L’alimentation anti déprime


« Bien sûr on ne peut pas affirmer qu’un aliment ou qu’une catégorie d’aliments permettent de venir à bout de la déprime ou de la dépression… Mais une alimentation équilibrée favorise un bon état mental général ». Par ailleurs les oméga 3 très présents dans les poissons gras (thon, sardine, saumon…) contribuent à la construction des cellules cérébrales et auraient selon certaines études des effets antidépresseurs. On peut aussi citer le calcium qui participe aux transmissions nerveuses et a une incidence sur la dépression, ou encore le magnésium (dans les noix par exemple), qui stimule l’influx nerveux et permet de lutter contre le stress, facteur de déprime.

2. Antidépresseur


Les antidépresseurs sont des médicaments. Ils permettent de soigner les symptômes de la dépression légère ou plus sévère grâce à leur action chimique. En fait, ils rétablissent le taux de neurotransmetteurs trop bas en cas de dépression.
En pratique : Ce sont des médicaments donnés sur prescription. Après trois mois de traitement, on constate une amélioration chez 50 % à 65 % des patients (contre 25 % à 30 % pour les cobayes sous placebo).
Attention : certains d’entre eux entraînent des dépendances aux antidépresseurs et une période de sevrage est nécessaire à l’arrêt du traitement.

3. La photothérapie contre la déprime saisonnière


Le manque de lumière, en automne et en hiver, provoque chez certaines personnes, en particulier chez les femmes, une baisse de régime appelée déprime saisonnière. Elle serait due à la diminution des principaux neurotransmetteurs (sérotonine, noradrénaline, dopamine) en raison du manque de clarté. On est alors plus attiré par le sucre, on dort plus, en manque d’entrain.
En pratique : la photothérapie (ou luxothérapie) repose sur l’utilisation de lampes à la luminosité très puissante, 2 500 lux durant l’hiver. Cette lumière stimule l’hypophyse et l’épiphyse, deux glandes situées dans l’hypothalamus.
A noter : durant la belle saison, l’ensoleillement est un puissant moyen pour corriger déprime et dépression classique.

4. Surveillez votre sommeil


Les troubles du sommeil, les réveils intempestifs, l’hypersomnie et surtout l’insomnie (dans 80 % des cas) sont fréquemment les symptômes d’une dépression. Mais à l’inverse, le manque de repos influe sur l’hyppocampe situé dans le lobe temporal du cerveau, d’où une perte neuronale pouvant générer une déficience des capacités intellectuelles, une sensibilité exacerbée …et à long terme une dépression.
En pratique : couchez-vous à heure fixe, évitez les excitants (thé, alcool, café au dîner) ou les activités intellectuelles stimulantes au lit (télé par exemple). Ces conseils sont d’autant plus importants que « contrairement aux idées reçues, les neurones se régénèrent ».

5. L'activité physique est bonne pour le moral


L’exercice, même modéré, diminue l’anxiété et améliore la réaction au stress et la qualité du sommeil. De plus « le sport permet de retrouver un contrôle et un regard sur soi positif. D’éprouver à nouveau du plaisir et la fierté de se dépasser améliorent l’estime de soi ».
Mécanisme : ceci notamment grâce à l’endorphine et à la dopamine libérées par l’effort, les hormones du plaisir. « Car le sport stimule le système hormonal ».
En pratique : La marche à pied, le yoga, un sport qui n’exige pas de performances pour ne pas mettre le dépressif en situation d’échec.

6. Compléments alimentaires efficaces


Un déficit en magnésium peut provoquer anxiété et troubles du sommeil. Même chose pour le calcium dont le manque affecte le système nerveux et cause l’irritabilité. Un déficit en fer ou en potassium est souvent à l’origine d’une asthénie. Des apports insuffisants en manganèse provoquent des changements d’humeur.
Tous ces déficits provoquent des déséquilibres au niveau des neuro-transmetteurs (sérotonine, norépinéphrine...) et peuvent entraîner un état dépressif.

La dépression : symptômes et solutions ! (vidéo)



UN COMMENTAIRE ME FERA PLAISIR

Friday, August 23, 2013

En attendant

Je ne sais plus attendre.

C'est une remarque que je me fais régulièrement, lorsque je parcours mon flux Instagram à un feu rouge un peu trop long ou que je feuillette un magazine à la caisse du supermarché. J'ai pourtant du faire preuve de patience au mois de juillet et ré-apprendre à attendre. 31 jours, c'est long !

J'ai donc cueilli des bleuets (2 kilos).
J'ai exploré les rayons de chez Joann.
J'ai cousu un sac.
Je suis tombée amoureuse d'un magazine.
J'ai appris à crocheter !
J'ai découvert une merveilleuse mercerie.
J'ai lu un roman.
J'ai organisé le rez-de-chaussée.
J'ai sollicité des entretiens.
J'ai continué de travailler.

Le mois de juillet a cédé sa place au mois d'août et, à mon étonnement, l'attente s'est poursuivie. Mes collègues et ma famille commençaient à s'impatienter. Eux non plus ne savent plus attendre.

Et puis, par un beau samedi du mois d'août, alors que le soleil commençait à pointer son nez dans un beau ciel dégagé, j'ai compris que l'attente était sur le point de prendre fin.



C'est ainsi que, le samedi 10 août 2013, après neuf mois d'attente, je suis devenue maman d'une deuxième petite fille.

Thursday, August 8, 2013

L'assiette américaine de Fanfan (Lehigh Valley, Pennsylvanie)

C'est avec grand plaisir que je vous propose aujourd'hui de faire la connaissance d'une personne qui m'est très chère, j'ai nommé Fanfan. Fanfan est la première personne que j'ai rencontrée par l'intermédiaire de ce blog, il y a déjà huit ans : ce qui avait commencé par un échange poli d'e-mails s'est vite transformé en un rendez-vous autour d'une pyramide au chocolat, d'escapades à IKEA et de séances shopping au mall et j'ai aujourd'hui la chance, trois enfants, deux déménagements et plusieurs centaines d'e-mails plus tard, de  compter Fanfan parmi mes amies les plus proches. Les aléas de la vie nous ont eloignées geographiquement mais cela ne nous empêche pas de nous revoir régulierement, que ce soit autour d'un café au Starbucks ou d'un repas chez Seasons 52.



Peux-tu te présenter en quelques lignes ? Depuis combien de temps vis-tu aux Etats-Unis ? 

Je suis aux US depuis plus de 6 ans, je suis mariée à un américain et mère de 2 jeunes enfants. J'habite dans la Lehigh Valley, au nord est de la Pennsylvanie, j'aime de plus en plus cuisiner et partager mes trouvailles avec ma copine Estelle ;).

D'un point de vue gourmand, qu'as-tu trouvé difficile en t'installant ici ?

Sans doute la dose de sucre utilisée non seulement dans les desserts mais aussi dans plein d'autres plats/sauces. Et plus généralement la confirmation que la cuisine américaine standard convient généralement à des papilles moins aventureuses. Mais en fouillant un peu, et grace au melting pot ainsi qu'à Internet, on trouve énormement de choses et on peut s’adapter sans problème.

Où fais-tu aujourd'hui tes courses ? As-tu découvert des produits dont tu ne peux désormais plus te passer ? 

J'ai la chance d'avoir un supermarché Wegmans à 5 min, où il y a un vaste choix de produits de qualité. Ses rayons Nature's Market - produits bios/nature - gagnent du terrain et les prix sont à la baisse. Lorsque j'habitais en banlieue de Philadelphie, j'allais souvent faire mes courses à Trader Joe's mais malheureusement il n'y en a pas par ici. Au printemps et en été je suis très fidèle au farmer's market local. J’achète le plus gros de ma viande a des agriculteurs locaux qui élèvent leurs animaux traditionnellement. Et mon poisson par le biais d'un buying club (achat en gros): Wild For Salmon. Quelque chose dont je ne peux désormais plus me passer : c'est pas un produit mais un mouvement/une facon de cuisiner que j'ai decouvert il n'y a pas si longtemps. Pourtant c’est vieux comme le monde : le mouvement Real Food prône la consommation de nourriture de qualité, préparée traditionnellement à la maison (et à l'usine) pour conserver autant que possible ses qualités nourricières et même curatives. Nos grand-mères connaissaient bien le sujet meme s'il n'avait pas de nom à l'epoque. Il y a beaucoup de blogs sur le sujet, voici un point de départ possible.

Et quelles gourmandises glisses-tu dans ta valise après une visite en France (ou Belgique, Suisse etc) ? 

Pâtés, moutarde (y'en a ici mais pas aussi bonne), produits au cassis, sel de Guérande, palets bretons.

Un mot pour finir ?

Un tres bel exemple de guérison grâce à la nourriture traditionnelle.

Merci Fanfan pour cette interview ! 

Vous trouverez l'adresse du farmers market le plus proche sur le site Local Harvest. Pour plus d'informations sur les méthodes de préparation traditionnelles des aliments, un blog, 100 Days of Real Food, et un livre, Nourishing Traditions.

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