Il y a longtemps, on m'avait prévenu qu'elle ne reconnaîtrait peut-être jamais. Moi, je trouve qu'elle me connait plutôt bien.
Mon nom est Loraine Brummer et je vis dans un petit village, Bow Valley, dans les collines du nord-est du Nebraska. Bow Valley est situé à environ 20 miles de Yankton, So. Dakota et 60 miles de Sioux City, Iowa. Une raison pour laquelle vous pouvez visiter notre ville est de voir notre belle Saints Pierre et Paul historiques église catholique.
Sunday, May 25, 2014
Tout sur ma fille
Elle a les longues mains de son papa et le pied grec de sa maman. Elle porte des lunettes violettes qui font sourire les passants et des baskets grises qu'elle entraine dans les flaques d'eau. Elle a perdu ses premières dents de lait cette année mais continue d'attendre la visite de la souris. Elle marche vite mais ne sait pas sauter, connait ses lettres mais ne peut les écrire. Elle me réclame son livre de Strawberry Shortcake le matin mais préfère son recueil de comptines anglaises à tout autre livre de sa bibliothèque. Elle rit aux bêtises de Trotro et répond aux questions de SuperWhy, est aussi fan de Johnny Cash que de Camille, d'AC/DC que de Feist. Le rangement n'est pas son fort, même si elle nous aide parfois à débarasser la table. Elle réclame du tahini dans sa compote de pommes, liste la glace au chocolat et la crème brûlée au rang de ses plats préférés. Elle semble penser que l'iPad est la récompense ultime et rit quand je me cache sous la table pour surprendre sa petite soeur. Elle réclame les histoires que je lui invente à table, celles où une louve qui porte son nom part à l'aventure avec une tortue qui partage celui de sa sœur. Ses amis s'appellent Matthew, Susana et Sammy. A l'école, on nous dit qu'elle est populaire.

Il y a longtemps, on m'avait prévenu qu'elle ne reconnaîtrait peut-être jamais. Moi, je trouve qu'elle me connait plutôt bien.
Il y a longtemps, on m'avait prévenu qu'elle ne reconnaîtrait peut-être jamais. Moi, je trouve qu'elle me connait plutôt bien.
Wednesday, May 7, 2014
Petit guide pour trouver les meilleures adresses gourmandes aux Etats-Unis
Chez Bouchon Bakery au Rockefeller Center, une adresse que je vous recommande !
**Retrouvez tous mes conseils pour bien manger aux Etats-Unis dans mon livre,
Vous venez passez quelques jours à New York, il y a des Starbucks à chaque coin de rue mais vous aimeriez découvrir l'ambiance d'un vrai café new-yorkais. Vous venez de débarquer aux Etats-Unis, votre estomac crie famine mais vous souhaitez dîner ailleurs qu'au restaurant de l'hôtel. Vous êtes expatriés et, après plusieurs semaines de courses au supermarché, vous vous dites qu'il serait temps d'enfin acheter vos légumes au marché. Ca tombe bien, je suis venue vous livrer tous mes secrets pour dénicher les meilleures adresses gourmandes où que vous vous trouviez de ce côté-ci de l'Atlantique. Oubliez les guides de voyage trop lourds et les recommandations douteuses du voisin dont vous ne comprenez de toute manière pas l'accent et suivez le guide.
En ce début de printemps, commençons par nous intéresser aux marchés : un petit tour sur le site de Local Harvest et vous trouverez l'adresse du farmers market le plus proche de chez vous. A vous radis, asperges et rhubarbe ! A vous lait cru, poulet bio et œufs de ferme ! Local Harvest, c'est le site qui m'a fait découvrir le marché d'Avondale auquel je suis fidèle depuis 8 ans. Il vous aidera également à localiser les fermes CSA (Community Supported Agriculture) pour y récupérer un panier fruits et légumes hebdomadaire et vous donne aussi la possibilité de commander des fruits en gros directement auprès des producteurs.
C'est l'été et les enfants s'ennuient ? Un tour sur PickYourOwn vous indiquera où cueillir bleuets, cerises et autres fruits un beau dimanche après-midi.
Vous êtes de passage dans une ville et vous avez besoin d'une adresse où déjeuner là, maintenant tout de suite ? Faites appel à Yelp : en quelques secondes, vous aurez accès aux adresses les mieux côtées sur le site. C'est à Yelp que dois un brunch mémorable avec ma soeur, dans un diner où j'ai savouré des pancakes au lait ribot aussi bons que les miens (si si). L'établissement étant coincé dans un minuscule centre commercial entre un restaurant aujourd'hui fermé et un magasin de tissu, je n'en aurais jamais deviné l'existence si je n'avais pas consulté Yelp ce jour-là. Dans le même genre que Yelp, il existe aussi LocalsEats, un site auquel mon amie Teresa s'est souvent fiée lors de ses visites à New York, ainsi qu'Urbanspoon, que ma copine Nicole m'a recommandé. Vous connaissez ?
Chez Bouchon Bakery au Rockefeller Center.
En ce moment, je dois cependant admettre que c'est vers les réseaux sociaux que je me tourne pour trouver de bonnes adresses : facebook, twitter et Instagram sont de véritables mines pour dénicher le dernier café à la mode ou jeter un œil au menu du nouveau restaurant au coin de la rue. Tapez #nomdevotreville dans le champ de recherche d'Instagram et laissez-vous guider. C'est de cette manière que j'ai découvert l'adresse d'une boulangerie française dans ma ville, à quelques kilomètres à peine de chez moi. Je ne l'ai pas encore testée mais c'est au programme de ce week-end. J'ai hâte !
Les gourmands les plus sérieux se tourneront eux vers les forums du site Chowhound. Les habitués pourront vous indiquer où trouver la meilleure saucisse kielbasa de la région et donner un avis long de plusieurs paragraphes sur le nouveau restaurant éthiopien de la ville. Seul bémol, le format de forums rend la recherche d'adresses un peu difficile.
Last but not least, mais je ne vous l'apprends pas, les blogs sont également sources d'excellentes adresses. New York étant une destination très populaire parmi vous, je vous encourage à suivre et éplucher le blog DelicatesseNY de Stephanie, une Française qui vit à New York depuis déjà plusieurs années. Vous consulterez son blog pour ses superbes photos et ses adresses pointues mais c'est pour son sens du partage que vous resterez. C'est sur son blog que j'ai appris qu'Eric Kayser avait ouvert une boutique à Manhattan et je compte bien imprimer sa liste des 20 meilleurs cafés à New York lors de ma prochaine virée dans la Grande Pomme Faites pareil pour ne pas atterrir avec une dizaine d'autres touristes dans un Starbucks (merci Stéphanie).
Et vous, comment trouvez-vous de bonnes adresses ?
Thursday, May 1, 2014
Les bienfaits des amandes
Tuesday, April 1, 2014
Zelboun : mon village natale
ZELBOUN : MON VILLAGE NATAL |
Zelboun est un village de la commune de Beni-Mester, dans la wilaya de Tlemcen, situé à 800 mètre d’altitude dans le mont Asfour. Il est le plus peuplé des villages d’Algérie avec 13.000 habitants et occupe une superficie de 10 km2 soit 05 fois plus grand que Monaco. |
Zelboun est un village berbère né à la fin du 14° siècle. Les activités principales de ses habitants étaient l’agriculture et l’élevage des ovins et des bovins. Durant la période coloniale et avec l’inauguration de l’école, vers la fin du 18° siècle, beaucoup se sont intéressés aux études, ce qui a permis aux habitants de comprendre ce qui se passait en Algérie, une résistance alors s’était organisée pour lutter contre le colonialisme et beaucoup de martyrs tombèrent au champ d’honneur pour laisser un grand nombre d’orphelins. |
Après l’indépendance, plus de 50% des habitants se sont émigrés en France dans le but de subvenir aux besoins de leurs familles. Le reste s’occupait de l’agriculture et des études des enfants. Les habitants de Zelboun sont des conservateurs et leurs traditions se présentent sous forme d’une combinaison de celles des berbères et celles de Tlemcen. Ils sont très hospitaliers et très accueillants. ils forment pratiquement une seule famille du moment que le choix de la mariée ne dépassait pas la frontière du village. Les zelbounis sont très solidaires entre eux dans les moments de joie comme les mariages, les fêtes de l’Aïd, le Ramadhan ; mais aussi dans les moments difficiles comme la période du mauvais temps et les décès. |
Jadis, Zelboun vivait un grand bonheur dans une grande misère. L’ambiance devait être créée : je me souviens qu’un classico de football était organisé chaque week-end, dans le stade situé dans les hauteurs du village (foug el djorf) entre les équipes du WAZ : Widad de Zelboun « qui représentait zelboun sud comme le quartier de Baba Djemmouaa avec Séhouli Abderrahmane qui vit au Canada actuellement, où le défunt Saadi bachir (allah yerhmou) ou encore Mebrak Omar et Zaoui Abbes du côté de Sidi-Brahim …. » ; et du MCZ : Mouloudia de Zelboun « qui représentait zelboun nord comme le quartier de Rouss el Msarah qui me rappelle d’ailleurs le feuilleton célèbre « la petite maison dans la prairie », avec les frères Boukhiar (Abbes et Hassan) Bessaid Abdelhafid, Drici Ghouti, Djemaoun Boughrara … toute la jeunesse devait assister au match qui se déroulait dans une ambiance exemplaire, la victoire n’est autre que cette ambiance. Après le match, c’était le moment de déguster l’eau d’Ain el Kbira « la grande source », ce trésor naturel qui alimente tout le village sans arrêt et qui représente son poumon. |
La fête du Mawlid (la naissance du prophète SLS), occupait une grande place dans les cœurs des zelbounis : 15 jours de fête : pendant que les jeunes filles chantaient les soirs, les garçons allumaient des torchons et se déguisaient en indien, les mères quant à elles préparaient tous les plats traditionnels de sfenje (beignet arabe) au thrid et mchahed en passant par tarechta et el belboul. Les pères, dans un coin de la rue, entouraient une petite table de trois pieds « taifour » garni de thé, de café ... et discutaient ou jouaient aux cartes. |
L’évènement le plus attendu était sans doute les vacances d’été, au cours desquelles les zelbounis de France rejoignaient ceux de l’Algérie et donc bonjour les mariages et l’ambiance. On assistait à un mouvement inhabituel des habitants : on préparait les fêtes de mariages qui duraient plus de 15 jours. L’avant dernière journée est marqué par l’avènement d’un groupe de musique moderne ou folklorique qui va chanter au centre de Zelboun « la Mahma », toute la population est là, d’un côté il y a les femmes et de l’autre il y a les hommes. La soirée est animée par ce qu’on appelle le « berrah » ou le crieur annonceur qui transmettait les messages des spectateurs contre de l’argent. Vers la fin de la soirée, toutes les poches sont vides. |
Non loin de la Mahma, se trouvait l’école coranique de « Si Abderrahmane » allah yerhmou, un maître d’enseignement du coran et de la discipline. Il se donnait à fond en compagnie de « Si Ahmed, Si Benachour, Si Mohammed, Si El Bachir et Si Mustapha», les notables du village. Tout juste à côté, il y avait le café de Hayani, célèbre par la cuisson du café ou du thé sur les braises. Dans ce même café, les vieux se rasaient les cheveux pendant que d’autres fabriquaient des selles avec du alfa (halfa). A 100 mètres se trouvait le Hammam historique d’Oued Miloud construit vers 1920 et qui fonctionnait par la combustion du bois. Il était célèbre aussi par des histoires mythiques comme par exemple on disait que des diables le fréquentaient. Un peu plus haut, « la Madrassa » édifice construit par la cotisation et la sueur des zelbounis et devant, deux grands dattiers qui attiraient la foule pendant l’été. Cet endroit servait de détente et de loisirs aux jeunes comme la fameuse « Damma ». en face un grand et vieux cimetière témoignant que notre village ne date pas d’aujourd'hui. On ne peut oublier les fours traditionnels de « ami djilali ou ami El Hadj Aliane » et les foules de jeunes filles qui l’entraînaient, c’était les lieux idéaux pour choisir la future mariée. Au nord, on trouve la gare ferroviaire qui date depuis la fin du 18° siècle, au centre, l’école primaire et maternelle, aujourd’hui devenue « la poste du village », au dos on trouve le marabout Sidi-Brahim, c’est l’endroit où, est organisée la « Waada », une sorte de fête du village. |
Zelboun a toujours souffert du transport. Avant 1980, pour aller étudier à Tlemcen, il fallait se lever à 04 heures du matin pour trouver du transport, généralement des clandestins ou des transporteurs de marchandises. On n’avait pas le choix, beaucoup ont voyagé à coté des moutons. Après le dernier cours de la semaine, le retour au village doit se faire à pieds (12 km) pour économiser les 02 DA le prix du transport par bus. Le week-end je retrouvais mes "amis frères" les Boukhiars pour passer de bons moments à jouer au scrabble autour d'un thé, ou mes amis les Bessaid pour aller jouer un petit peu de guitare. On s’amusait à chanter des chansons de Beatles, de Paul Simon, de Cat Stevens ou encore de Georges Moustaki. Je me souviens quand j’étais petit, nos aînés, n’arrêtaient pas de bouquiner : toutes les série de « Chase » ou encore des romans comme les trois mousquetaires,… tout ce qu’il y avait ; la télé on n’entendait même pas parler. La radio amateur existait à Zelboun, et était représentée par Mohammed Boukhiar et Boucif Labdelli, d’ailleurs les seuls radioamateurs dans la wilaya de Tlemcen jusqu’à présent, ce qui faisait connaitre Zelboun dans le monde entier. |
La sécurité à Zelboun était un modèle. Les portes des maisons ne se fermaient que pendant la nuit. On n’entendait jamais parler du vol. il y avait un seul garde champêtre efficace et qui contrôlait tout. Il y avait aussi les parents, les maîtres d’écoles et les notables qui collaboraient efficacement. |
A la fin de cet article je tiens à rendre un grand hommage à tous les martyrs de Zelboun et à ses défunts : qu’ils soient nos parents, nos frères, nos sœurs, nos enfants, nos voisins ou nos amis Allah yerhamhoum. Je rends aussi un vibrant hommage à tous les enseignants qui sont passés par l’école de Zelboun : c’est grâce à ces gens-là que nous avions appris à nous construire et à devenir des citoyens, certains d’entre eux sont éternels dans nos têtes, je citerai Ghellai Belkacem (Allah yerhmou), Boudjemâa Si Benamar, Boukhiar Miloud dit « El Mahi », Boukhiar Mohamed ould Okkacha, Amimer Hocine, Mendli, Mansri, Bakhta (enseignante de français), Benabdellah Omar ould Bentas (Allah yerhmou) ainsi que les directeurs Monsieur Kasmi et Monsieur Sbih. |
Mes hommages vont aussi à l’encontre de ces zelbounis qui ont marqué l’histoire du village aussi, hormis les enseignants de l’école coranique et les enseignants suscités, je citerai : Tahar le chef de gare, Amimer Okkacha l’infirmier du village, ma grand-mère paternelle Neggaz Mériem la sagefemme du village, El Kébir ould Mohamed el Fkir le traumatologue du village, Rachid le chef champêtre, Sahouli Boucif et Benabdellah ould Mhammed les maçons du village, Si-Benamar le menuisier, Benamar ould Rnouss le transporteur de marchandises, les épiciers Lakhdar Messaoud – Mohamed ould Rnouss – Si Boughrara – Ould Kouider Boudjemâa – Ould El Mkaddem – Amimer Omar dit El kerfa, Benkada et Mouh Essghaier les bouchers, Ould Mrah le forgeron, Ouled Edabloun Ghellai les boulangers du village, Benayed Abdessem père de Mourad l’électricien du village, Mohamed oud Bellebouche le marchand ambulant du village, le facteur Abdou … Allah yerham li mato et longue vie à ceux qui sont vivants. |
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