Monday, September 1, 2014

Le cochon et le sanglier

  
LE COCHON ET LE SANGLIER

1- Le cochon


Le cochon est un animal domestique élevé pour sa chair. On l’appelle aussi pourceau ou porc domestique. Sa femelle est appelée la truie, et ses petits les porcelets, les gorets ou encore les cochonnets. On appelle verrat un mâle qui n’est pas élevé pour sa chair, mais qui est réservé pour la reproduction. On dit que le cochon grogne ou grouine.


Il existe 90 races de cochons. Certains sont des cochons nains, d’autres sont de gros animaux trapus. Les plus gros mesurent 1,10 mètre au niveau des épaules et pèsent 500 kilos. Le cochon est un animal court sur pattes, au corps rond et lourd. Son museau est allongé et aplati au bout ; on l’appelle le groin. La couleur de sa peau est différente selon les races, mais beaucoup de cochons sont roses. Le cochon est un mammifère omnivore, ce qui signifie qu’il se nourrit un peu de tout.

2 - Le sanglier


a/ Généralités : Le sanglier, l’ancêtre du porc. Sa chasse se justifie d'une part, en grande partie par la régulation de sa population, et d'autre part la nécessité de maintenir dans les limites du raisonnable, les dégâts qu'il occasionne aux cultures.
Son pelage peut être roux, noir ou gris (plusieurs nuances). Ces différences de couleur proviennent de l’âge, et aux différentes souches auxquelles appartient le sanglier. Au-delà d’autres qualités, il se caractérise par sa puissance et sa force.


Les appellations :
La femelle s’appelle la laie et le petit le marcassin, Le mâle a plusieurs noms selon l’âge : ragot à 2 ans, tiers ans à 3 ans, quartanier à 4 ans, solitaire à partir de 5 ans.
b/ Dimensions et morphologie :
Le poids du mâle peut être 150 à 160 kg et les femelles 100 kg environ. Le poids d’un sanglier de plaine où les cultures de maïs abondent est significativement plus important que celui de son congénère établi en montagne. Sa longueur, de la tête et du corps varie de 1,10 à 1,80 m et sa hauteur au garrot de 60 cm à 1,15 m.
Sa queue moyennement longue (25 à 30 cm) se termine par un long pinceau de soies. Généralement, elle est pendante quand l'animal est calme et bien dressée si il est en colère.
Le sanglier possède un corps trapu et une tête volumineuse. Ses dimensions augmentent de l’ouest vers l’est de l’Europe. En Sardaigne, on trouve de très petits sujets.
Sa tête est prolongée d’un groin très allongé appelé butoir, et de deux grandes oreilles mobiles. Ses canines sont super-développées : les supérieures s’appellent les grès et les inférieures les défenses. Ces défenses poussent tout au long de la vie du sanglier. Les plus beaux trophées proviennent des mâles les plus âgés. En ouvrant et fermant sa gueule, le sanglier aiguise ses défenses sur les grès. Résultat : elles sont acérées en permanence.


c/ Habitat :
Il vit essentiellement dans les bois et forêts. Cependant, s’il dispose d'une nourriture suffisante il peut diversifier son habitat, et s’adapter à de nombreuses situations. Les éléments qu’il privilégie sont le calme et la tranquillité.
On le rencontre surtout dans les grandes forêts de feuillus en taillis sous futaie, parsemés de coupes récentes qui lui donnent un couvert dense. Généralement, on peut le trouver dans de grands fourrés impénétrables de ronces. Mais on peut aussi le rencontrer couché au pied d'un gros chêne dans des fougères assez clairsemées ! Il fréquente aussi volontiers les roselières épaisses d'une queue d'étang où il se sent en sécurité.
Au moment où les blés et le maïs arrivent à maturation, il n'hésite pas à élire domicile dans des champs de dimensions assez importantes où il trouve alors une alimentation abondante, de la fraîcheur en été et en automne ainsi que suffisamment d’eau pour boire et se souiller dans la boue (irrigation). Il est présent également en moyenne montagne. Toutefois, aux moments les plus froids de l’hiver il la déserte, lui préférant la plaine aux abords des reliefs.


d/ Mode de vie :
La harde est la cellule de base dans la structure sociale chez les sangliers. Elle est constituée de plusieurs laies. Ces laies sont au nombre de trois à quatre. La laie la plus âgée, la plus prudente et la plus expérimentée, impose sa loi, mène la harde et dirige les déplacements du groupe, jeunes mâles compris. Son rôle social, très important, lui vaut la dénomination de « laie meneuse ». Si d’aventure elle est abattue, toute l’organisation sociale est déstabilisée. La compagnie sera désorganisée jusqu' au moment où une autre laie affirmera sa domination sur les autres.
L’instinct des jeunes sangliers des deux sexes de plus d’un an, les pousse à tout faire ensemble : ils mangent, se déplacent, et se reposent ensemble, allant jusqu'à se serrer les uns contre les autres pendant leur sommeil. Ce besoin diminue avec l'âge et, d’année en année, l’indépendance des mâles s’affirme de plus en plus.
C’est ainsi que les mâles adultes, vivant le plus clair de leur temps en solitaires ne fréquentent la harde qu’au moment du rut. A ce moment-là, les mâles de 12 à 18 mois sont évincés sans ménagement par le solitaire qui veut s’assurer la saillie des femelles du groupe.
Les sangliers labourent littéralement de grandes portions de champs, de pairies ou d’alpages à la recherche de nourriture et particulièrement de vers de terre dont ils raffolent. Les portions ainsi labourées s’appellent "boutis".
A partir de 4 ou 5 ans, le mâle fuit la présence de ses congénères. La longévité des sangliers peut atteindre 25 ans.


e/ Nourriture :
Le sanglier est omnivore. Son régime est très varié mais surtout végétarien. Il se nourrit de racines, de bulbes, de glands, de faines, de fruits (cerises, poires, alises, etc.), de récoltes (surtout maïs et pommes de terre, blé, betteraves, vignes), de champignons ; d’insectes adultes et larves, de vers de terre, d’escargots, d’œufs, de reptiles, d'animaux malades et jeunes tels lapereaux et oisillons, de cadavres, de lézards, de campagnols, de mulots, de musaraignes.


f/ L’empreinte :
A la différence de l’empreinte de la plupart des cervidés, celle du sanglier est spécifique. Les doigts postérieurs (gardes) sont rudimentaires et laissent très souvent des marques nettes sur le sol, quelle que soit l’allure adoptée par l'animal. Les marques des gardes des marcassins sont faibles ou nulles. Les dimensions de l’empreinte varient fortement en fonction de l’âge et du sexe.
L’empreinte du pied avant d’un sanglier adulte mesuré environ 6 à 7 cm de large. Chez un animal plus jeune les pinces sont pointues alors que celles des animaux adultes sont plus arrondies et plus grosses.


g/ Voix :
Le sanglier émet des grognements, des cris aigus, des reniflements, des soufflements et des cris d’avertissement. La laie lance des grognements rythmés (appels). Irrités ou menaçants, les mâles frottent leurs dents.



UN COMMENTAIRE ME FERA PLAISIR





Monday, August 25, 2014

L'assiette americaine de Blandine (Atlanta)

Au début, il était simplement question de meringues. C'est vrai, ça, où trouver des meringues déjà prêtes aux Etats-Unis ? A la manière d'une bonne élève fière de connaitre la réponse à la question du maître, j'ai répondu au message de Blandine quelques secondes à peine après l'avoir lu. Des meringues, il y en a chez Trader Joe's, dans des containers en plastique transparent au-dessus des légumes surgelés (normal), ainsi qu'au rayon boulangerie de chez Whole Foods, emballés dans des sachets de cellophane (elles ont d'ailleurs l'air dangeureusement gourmandes). L'histoire ne dit pas si Blandine a trouvé les meringues mais, après avoir échangé quelques messages avec cette jeune femme, j'ai eu très envie de faire sa connaissance autour d'une tasse de thé (bien que, soyons honnêtes, je carbure surtout aux lattes en ce moment). A défaut de pouvoir aller lui rendre visite à Atlanta, où elle vit aujourd'hui, je l'ai invitée à partager le contenu de ses valises avec nous. Je vous préviens, c'est une vraie gourmande !



Peux-tu te présenter en quelques lignes ? Depuis combien de temps vis-tu aux Etats-Unis ?

 Je suis née à Lyon et y suis restée jusqu’à la fin de la première partie de mes études. Lyonnaise dans l’âme (les vacances se passaient été comme hiver à la montagne), mais avec du sang du sud-ouest qui coule dans les veines. Ma mère est du Tarn et mon frère, ma sœur et moi avons passé beaucoup de temps dans cette très belle région où nous continuons de nous rendre chaque année. J’ai été donc très influencée par la cuisine de ma mère et de ma grand-mère qui préparent tout à l’huile d’olive et à la graisse de canard. Ma famille maternelle fait elle-même ses foies gras chaque année (en grosse quantité). Parmi les souvenirs d’enfance figurent le saigneur qui venait à la ferme tuer le cochon, les bassines de sang dans le réfrigérateur pour faire le boudin, et les fouasses dont on s’empiffrait avec les cousins (et qu’on continue de dévorer quand on se retrouve chaque année à la ferme de ma grand-mère). Je suis ensuite partie pour Clermont-Ferrand et deux ans plus tard je me suis rendue à Georgia Tech pour achever mes études en 1997. Mis à part 6 mois de travail à Los Angeles l’année suivante et un retour de 6 mois en France en 1999, je suis donc en Georgie depuis 17 ans.

D'un point de vue gourmand, qu'as-tu trouvé difficile en t'installant aux U.S.A. ?

En tant qu’étudiante et avec un budget limité, j’ai survécu un bon bout de temps grâce aux Ramen Noodles (no comments). Il m’a fallu du temps pour comprendre que si je ne finissais pas mon assiette, ce n’était pas mal poli. L’adaptation aux portions américaines fut un peu longue. Une fois entrée dans la vie active, peu de choses m’ont manqué. Atlanta offre l’avantage d’avoir de très nombreux restaurants, d’excellents chefs et une variété de cuisines incroyable grâce à la présence de fortes populations immigrées venant d’Asie, d’Amérique Latine, d’Europe et d’Afrique. Les Farmer’s Markets de Buford et Dekalb sont exceptionnels. Je trouve plus de choix en fruits et légumes qu’en France. Certes, pas de foie gras et de magret de canard au quotidien, mais mon alimentation a considérablement changé en 20 ans. Je mange beaucoup moins de fromage et de viande, et les bonnes choses du sud-ouest sont maintenant réservées à mes retours en France (et elles n’en prennent que davantage de saveur). Donc rien de bien difficile, je me suis adaptée.


Où fais-tu aujourd'hui tes courses ? As-tu découvert des produits dont tu ne peux désormais plus te passer ?

Je me rends dans plusieurs magasins en fonction des besoins : Whole Foods, Trader Joe’s, Kroger et Publix de temps en temps, et le Buford Farmer’s Market où j’achète tous mes produits frais. J’ai aussi une carte à Costco, mais j’y achète peu de produits alimentaires. Les produits découverts aux USA (mais pour certains disponibles en France) dont je ne peux plus me passer : le kale que j’aime préparer en salade avec une sauce au gingembre, le butternut squash que je ne mangeais pas avant en France, les délicieuses amandes recouvertes de chocolat et de sel de Trader Joe’s (et que je ramène en France pour des amis et la famille), les cheesecakes (en modération, mais j’adore), les glaces de Bruster’s, les panais que j’aime énormément cuisiner, les acorn squash (farcis au four), les Reese’s pieces, les sweet potatoes dont je ne me lasse jamais, et tant d’autres…

 
Et quelles gourmandises glisses-tu dans ta valise après une visite en France ?

Bon, je sais que ce n’est pas autorisé, mais j’ai souvent ramené du foie gras fait maison de France et je ne me suis jamais faite coincée. Cela fait deux ans que je ne l’ai pas fait car j’ai remarqué qu’il y a de plus en plus de chiens furetant aux douanes d’Atlanta…

Sinon je ramène à chaque fois des confitures faites maison de ma mère (figues/noix, citron/pastèque, fruits rouges, roses - du jardin-, j’ai une maman connue et reconnue pour son talent et sa passion des confitures), beaucoup de chocolat (bien que je sois à présent Américaine, je n’ai toujours absolument aucune appréciation pour le chocolat Hershey que je trouve immangeable), des tartelettes Bonne Maman au chocolat au lait et sel, des galettes et des palets bretons, de la moutarde en grains, des pâtes feuilletées (que je mets immédiatement au congélateur en arrivant). Se glissent parfois d’autres friandises (toujours très appréciées de mes amis américains) et autres spécialités françaises (saucisson…). A Noël se rajoutent les chocolats, truffes et orangettes de ma mère faits maisons qui sont divins et qui sont attendus également par mon social circle à Atlanta. Je limite depuis quelques années, mais il fut un temps où j’avais plus de 20 kg de nourriture dans les valises… ! (et un miracle, la seule chose qui m’ait jamais été confisquée furent des graines de tulipes achetées à l’aéroport d’Amsterdam). J’apprécie pouvoir ramener tout cela, mais si cela n’était pas possible je pourrais tout de même survivre sans.


Un mot pour finir ?

Je tiens à remercier Estelle pour son blog. J’aime beaucoup lire ses expériences culinaires et j’essaye ses recettes régulièrement. Plusieurs figurent dans les plats que je cuisine le plus souvent pour les amis. J’ai imprimé il y a des années de cela son petit guide de survie alimentaire aux Etats-Unis. Il m’est extrêmement utile et c’est la première chose que j’ai envoyée à une de mes cousines quand elle a déménagé avec son époux et leurs 4 enfants de Paris à San Francisco. Et puis un énorme merci pour ta disponibilité Estelle. A deux reprises je me suis permise d’envoyer un email avec une question et j’ai beaucoup apprécié le fait que tu répondes aussi gentiment (et rapidement en plus !).

Oh, Blandine, tu me fais rougir ! Merci à toi de t'être livrée au jeu de l'interview, tes valises de 20 kilos remplies de gourmandises me font rêver,  je regrette vraiment de ne pas vivre plus près de chez toi !! Au fait, tu trouveras les tartelettes Bonne Maman par ici...

Friday, August 15, 2014

Ce que contiennent vraiment les Sodas

  
CE QUE CONTIENNENT
VRAIMENT LES SODAS

La revue 60 Millions de consommateurs a réalisé des analyses chimiques poussées pour déterminer la composition réelle de 52 colas, dont les extraits végétaux secrets du Coca-Cola et du Pepsi.


Les géants des sodas que sont Coca-Cola et Pepsi ont beau invoquer le secret industriel pour ne pas révéler la composition précise de leurs sodas vedettes, l'Institut national de la consommation et sa revue 60 Millions de consommateurs ont contourné la difficulté en réalisant une batterie d'analyses chimiques sur 52 colas, boissons à l'orange et thés glacés.
Ces tests poussés, réalisés en laboratoire avec des chromatographes en phase gazeuse et des spectromètres de masse, ont surtout quantifié les teneurs en sucre et leur dosage en fructose, saccharose et glucose ainsi que les teneurs en caféine. Les boissons sucrées sont depuis longtemps dans le collimateur des nutritionnistes pour leur impact très sensible sur la hausse de l'obésité dans tous les pays occidentaux. La prise de conscience commence même à toucher les États-Unis, où Michael Bloomberg, le maire de New York, a annoncé récemment l'interdiction de vendre des sodas dans des gobelets de plus d'un demi-litre.
Trop de caféine pour les enfants


«La moitié des produits sans édulcorants dépassent les 100 grammes de sucre par litre, soit l'équivalent de 17 morceaux de sucre», rapporte 60 Millions de consommateurs. Le record étant détenu par le Cola classic de Carrefour, avec 115 g/l. Les analyses confirment d'autre part que les colas produits en France ne sont pas élaborés avec des sirops de maïs qui contiennent du fructose comme c'est le cas aux États-Unis, mais avec du sucre blanc (saccharose). Une récente étude américaine publiée dans la revue scientifique Nature en février avait alerté sur les risques sur la santé des sucres ajoutés comme le sirop de glucose-fructose.
L'Institut national de la consommation épingle également les hautes teneurs en caféine de certains sodas (Pepsi : 101 mg/l, Pepsi Max : 112 mg/l, Coca-Cola light : 118 mg/l), qui contiennent l'équivalent d'une à deux tasses de café par litre, ce qui est déjà trop pour un enfant.
Léger risque d'allergie


S'attaquant à Coca-Cola et à Pepsi qui utilisent l'argument marketing d'une «recette secrète» pour justifier leur silence sur la composition exacte des extraits végétaux contenus dans leurs sodas, les analyses de 60 Millions de consommateurs détaillent la concentration des dizaines de composés aromatiques que contiennent le Coca-Cola et le Pepsi. Ces composés sont présents en faibles quantités (moins de 2% du total) mais certains d'entre eux, des terpènes, sont des allergènes naturels, qui agissent par contact et très exceptionnellement par voie alimentaire, d'après un allergologue cité par le magazine de consommateurs.
Seuls Aldi, Casino et ED/Dia ont fourni la liste complète de leurs extraits végétaux : «épices (cannelle, noix de muscade, clou de girofle, vanille, maci, coriandre, noix de kola), agrumes mais aussi baume de benjoin, du Pérou ou de Tolu...», détaille 60 Millions de consommateurs.
De faibles traces d'alcool dans le Coca-Cola et le Pepsi


Plusieurs colas, dont les leaders Coca-Cola et Pepsi, contiennent de faibles traces d'alcool, révèle l'Institut national de la consommation (INC) après des tests menés pour la revue 60 Millions de consommateurs dans son numéro de juillet.
«Pour clore une rumeur persistante sur la présence d'alcool dans les colas, 60 Millions de consommateurs a réalisé ses propres dosages. Près de la moitié des colas testés contiennent de l'alcool à des doses cependant très faibles, jusqu'à 10 mg par litre (près de 0,001% d'alcool)», selon un communiqué.
En France, le Code de la santé publique prévoit que les boissons dites sans alcool puissent en contenir des traces, à un dosage inférieur à 1,2%. La présence de traces d'alcool dans les colas, et en particulier dans le Coca-Cola, fait l'objet de discussions sur Internet, notamment sur des forums consacrés à la religion musulmane qui se demandent si la boisson est conforme aux règles de l'alimentation hallal.
Voici ce qui se passe après ébullition du Coca-Cola

      

UN COMMENTAIRE ME FERA PLAISIR




Friday, August 1, 2014

A propos de l'auteur

Bonjour et bienvenue sur mon blog ! Je m'appelle Estelle, j'ai 38 ans et je vis aux Etats-Unis depuis juin 2002. Comme d'autres expats et immigrants français, j'ai ouvert ce blog pour rester en contact avec mes proches. Très vite, cet espace s’est transformé en un carnet gourmand où documenter mes recettes américaines et partager mes découvertes gourmandes dans ce fascinant pays. Mon blog a beaucoup changé depuis sa création en 2004 mais mon objectif est resté le même : partager mon quotidien et montrer qu'on peut très bien manger aux Etats-Unis. C'est ce qui m'a conduite à publier le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis, un livre décrit comme "le bouquin à offrir à un futur expat aux US" et que vous pourrez découvrir ici. Mon prochain projet ? 37 Chocolates ou comment démontrer en 37 dégustations qu'il existe de fabuleux chocolats américains. Plus d'info (en anglais) sur le blog 37 Chocolates.

Après 10 ans d'activité salariée dans une entreprise de progiciels de gestion, je me consacre à l'écriture culinaire pour la presse américaine (Crave Magazine et Edible Philly, entre autres) l'animation d'ateliers de dégustation autour du chocolat J'anime également trois groupes Facebook : Professionnels de l'alimentation aux Etats-UnisBons plans gourmands aux Etats-Unis et Je blogue donc je suis sur lequel je partage mes conseils pour lancer un blog et en promouvoir le contenu sur les réseaux sociaux. N'hésitez pas à me contactez par e-mail à estelle.tracy[at]gmail.com pour en savoir plus sur mes services.

Je vis aujourd'hui avec ma famille dans la Brandywine Valley, une superbe région située à moins d'une heure de Philadelphie où je mange merveilleusement bien. Lorsque je ne blogue pas, je partage mes bons plans et coups de coeur sur facebooktwitter et instagram.

Il n'y a pas de publicité sur ce blog. Notez cependant que je touche une comission sur les achats que vous effectuez sur Amazon si vous accédez au site via mon blog.

Bonne lecture !

I am originally from France, but I have lived in the US since June 2002. I keep enjoying all the good things this country has to offer, such as the King of Prussia mall, muffins, my husband Jonathan, and buttermilk pancakes. After browsing many (food) blogs, I thought that would actually be a good idea to have my own, so that I can keep in touch with the people I know in the country of smelly cheeses. Contact: estelle.tracy[at]gmail.com.

Monday, July 28, 2014

La page des vacances

J'ai arrangé la pile de livres de poche en face du lit, à côté du grand sac en papier Pierre Hermé et d'une boîte Envouthé vide. Les deux numéros de Maison Victor sont dans le salon, sous une pile de magazines que je m'étais promis de lire dans l'avion. A la cuisine, une préparation Marlette pour galettes au sarrasin que je ne me résouds pas à extraire du paquet. En bas, j'ai gardé les coupons de tissu dans le sac blanc du magasin, bien à l'écart de ceux achetés ici. Les perles du Chouette Kit, elles, sont dans une Thé Box rose commandée l'an passé, j'essaie de les oublier pour connaitre le plaisir de plus tard les retrouver.


Ma tête est remplie de mille souvenirs et mon appareil photos d'autant de clichés à trier. J'ai très envie de vous parler de mes retrouvailles avec Sandrine et de ce smoothie que nous avons bu dans une petit parc ensoleillé du 5ème. Je veux vous parler des merveilleux thés de la maison Theodor, ceux que j'ai découverts avec Christie dans un nouveau salon de thé près du Bon Marché. Je pense aussi à cette incroyable gelato à la pistache, celle pour laquelle nous avons suivi Serge à travers Paris et que je n'ai pas voulu partager.

Seulement voilà.

Ecrire me permet de mettre de l'ordre dans mes idées et de passer à autre chose et je ne suis pas sûre d'être prête à quitter le cocon douillet de mes souvenirs.

Wednesday, June 25, 2014

Une histoire con...

C’est une histoire comme une autre. Une histoire d’amour je crois. C’est toujours une histoire d’amour. Au moins au début. Une histoire trop courte. 

Avant, je ne savais pas. J’avais déjà dit « je t’aime » et des millions de fois. Mais je ne savais pas. Je ne savais pas à quel point ça pouvait tuer, à quel point ça pouvait bruler. Je suis brulée. Chaque centimètre carré de mon corps est à vif. Mon corps est rouge, écarlate, cramoisi, calciné. Plus je m’allonge contre lui, plus je crame. Ces mains que j’oublie, ces lèvres qui manquent, ces regards absents.

Je l’aime. C’est tout con, dit comme ça. Mais c’est tout con, de toute façon. Je l’aime. Je l’aime plus que je m’aime. Je l’ai aimé plus que je me suis aimé. 

Je ne sais pas si les détails comptent. Mais les détails, c’est tout ce qui me reste. Des souvenirs, par kilo. Ces souvenirs qui me serrent les tripes, qui me retournent le bide. Se souvenir jusqu’à gerber. Se souvenir jusqu’à détester. Je me souviens de leurs prénoms. Je me souviens des mensonges. Je me souviens de mes hurlements. Je me souviens de mon reflet dans le miroir. De mes mains qui tremblent. Les souvenirs et les pardons.

On ne pardonne jamais par choix, par volonté d’oublier ou parce que finalement, ce n’est pas si grave.

J’ai prétendu que je pouvais oublier, que je pouvais comprendre, que je pouvais ne plus y penser. J’ai prétendu que mes erreurs à moi étaient moins graves.

On ne sera peut-être pas d’accord sur tout ce que j’écris. Mais c’est moi qui raconte ! C’est mon histoire, mes souvenirs.

Au début, c’est beau. Même pas en fait. Un début qui ressemble à une fin.

On se venge, on se quitte, on s’aime. Mal. 

On se ment, on se fuit, on s’oublie. On s’aime. Mal.

Mais on s’aime. 

On se le promet, pour le meilleur et pour le pire. Le pire, on ne sait pas. 

Le pire, c'est maintenant. On n’y arrive pas. On ne se comprend pas, on ne s’écoute pas. 

Les souvenirs restent. Ce que j’ai promis d’oublier me torture. Je suis sure de rien. J’ai peur de tout. Je voudrais y croire. Je rêve de tranquillité, de paix, de douceur. Mais je crame, petit à petit. Je perds des lambeaux de peau. Chaque seconde est un sacrifice. Je ne peux plus rester calme.

Mais on s’aime. Passionnément. Incroyablement. 

Incroyablement mal.

Mais si c’était ça l’important ? Si c’était juste l’Amour, l’essentiel ? 

Petit à petit, on s’enlise dans un quotidien semé de désaccords et de déceptions. On oublie de s’aimer. Surtout de se le montrer. 

Et puis les cris, les disputes, les larmes. Je l’aime autant que je le déteste. Je n’existe plus. S’il ne m’aime plus, je n’existe plus. S’il ne m’aime plus, je me souviens. Je ne veux pas me souvenir.

Et puis le silence.

Et puis...

Rien.

On ne se parle plus. Ni avec des mots, ni avec nos corps. On ne se regarde plus. C’est trop tard. C’est plus qu’une question de temps. Je n’ai pas peur de la fin. Elle me soulagerait presque. Rien ne marche. Tout foire. Je l’ai perdu. Jour après jour, je le perds. Et je fais des erreurs. Encore. 

Mais je l’aime. Inévitablement. Inexorablement

Jusqu’au bout, je veux rester. Je veux le retrouver. Je voudrais essayer. Je n’ai presque plus de force. Lui non plus. 

Quand je m’allonge à côté de lui, quand il dort, je me colle. Je fais semblant. Je me persuade qu’il me serre dans ses bras, qu’il aime me sentir contre lui. Qu’on est heureux. 

Quand je regarde nos photos, je fais semblant. Je me persuade que ces sourires ne sont pas perdus. Qu’on est heureux. 

Quand je ferme les yeux, je le revois me fixer. « Arrête de me regarder ! » je lui disais. Ca fait bien longtemps qu’il ne me voit plus. Qu’on est heureux. 

Il devient un inconnu. Je me surprends à penser que cet homme-là, je ne l’aurais pas épousé. J’essaye encore. Pas lui. Les déceptions s’enchainent. 

Je voudrais qu’il me supplie, à genoux. Je voudrais qu’il me rassure. Je voudrais oublier. Je voudrais qu’on s’aime. Je voudrais être sure que j’ai compté. 

Je ne savais pas. Je ne voulais pas. J’ai mal. Physiquement. 

C’est une histoire con. Une histoire qui nous bouffe.

J’ai fait semblant, trop souvent, que je pouvais partir, sans me retourner. J’ai crié, très fort, que cette fois c’était terminé. J’ai prétendu que je m’en foutais, que j’en pouvais plus, qu’il n’était pas le seul mec sur terre. 

Mais je n’ai jamais vraiment osé croire que cette histoire pouvait s’arrêter. Mais si, ça peut s’arrêter.

Comme ça, aussi rapidement qu’un claquement de doigt. Mettre 3 pulls et quelques pantalons dans des valises. Ranger les souvenirs. Garder ce qu’on aimerait jeter, pour oublier. Le garder pour Lou, car c’est important qu’elle sache que l’on s’est aimé, très fort, malgré tout. 

Lui, c’est moi. Il est entré, un jour, dans mon corps et n’en est plus jamais sorti. Je le retiens de toutes mes forces. Je le retiens de mes mains cloquées. Il est ma respiration, mes battements de cœur, mes envies, ma force.

Je l’aime, c’est tout con. Je l’aime à pleurer de rage quand il me passe à côté sans m’apercevoir. Je l’aime à en avoir envie de crever devant tant d’indifférence. Je l’aime à hurler de colère quand je comprends que cette que cette fin, il l’envisage. Je l’envisage aussi maintenant. 

Je l’envisage même carrément, au fur et à mesure que je rempli mes valises de nos souvenirs. Et même que je respire bien de nouveau. 

Par contre, cette fois, je ne garde que les bons. Ceux qui ont fait de moi ce que je suis. Ceux qui ont fait de Lou notre fille. 

Je l’aime. J’aime l’aimer. J’ai aimé l’aimer. 

On s’est aimé, très fort. On s’est tout donné. 

Certaines promesses ne seront pas tenue, d’autres ont été carrément piétinées. 

Mais il y en a une, qu’on s’est faite il y a presque un an, que l’on tiendra. Celle d’aimer Lou, de toujours la faire passer en 1er et de la protéger de la stupidité des adultes ! On restera unis et soudés, pour elle, envers et contre tout. On sera à jamais SES parents et, à chaque fois qu’on la regardera, on se souviendra. Il faut se souvenir. 

Je suis fière qu’on se soit suffisamment aimé pour donner naissance à notre fille. Je suis fière que cette enfant soit le fruit de cet amour.  Il n’y a pas de règles en amour, alors on ne pourra pas nous reprocher de nous être mal aimé. Peut-être juste de ne pas avoir essayé. 

Et puis, et puis…
Le fin, c'est ça aussi...

C'est parler au passé, c'est le dire aux gens, c'est raconter encore pourquoi. C'est oublier pourquoi.  
C'est s'entendre dire que c'est trop bête. Que c'est dommage. Sans déc...
C'est s'empêcher de l'embrasser, de le toucher. C'est contrôler nos instincts, nos habitudes. C'est mettre un mouchoir sur nos envies.

C'est tous ces voyages qu’on ne fera pas. Tous ces rires qu’on ne partagera plus.

Ces matins où mes yeux vont le chercher. Ces nuits où mes mains se perdront et tomberont dans le vide. 

Ces lèvres, désormais orphelines. Mon corps tout entier est orphelin. 

J’ai tellement voulu y croire, toutes ces années, que j’ai fini par me persuader que nous étions indestructibles. Insubmersibles. 

Je le chercherais longtemps dans mon sommeil, je chercherais longtemps ce corps dont il faut que je me déshabitue. Ce corps que je connais par cœur. Je l’ai aimé comme on aime une seule fois. Et je garde avec moi la fierté de pouvoir dire « oui, je sais ce que c’est d’aimer ». 

Maintenant, je dois apprendre à être moi. Moi sans lui, je n’existe pas vraiment. 

Il va donc falloir que je me retrouve puisque j’étais perdue, bien cachée quelque part sous sa peau. 

« Ce qui ne me tue pas, me rend têtue », c’est ce qu’il m’a dit, un 12 mai d’une belle année. C’est vrai. Je serais assez têtue pour être heureuse.

Le fin, c'est aussi être sure de ne rien oublier, regarder encore et encore dans les moindres recoins de notre...de son...appartement. C'est réfléchir vite, parce que si ça dure trop longtemps, ça fera encore plus mal. 

C'est quitter un homme, son homme, son tout. Quitter un ami, un frère. C'est quitter un pays, une langue, une culture. C'est quitter une part de moi, c'est perdre 6 ans. C'est sauver ces 6 ans. C'est se convaincre que c'est pour ne pas se déchirer. 

C'est quitter une bague, et la ranger très au fond d'une trousse de toilette. C'est ranger ces albums photos, très au fond des valises. Ranger notre rancœur, très au fond de notre cœur pour ne garder que le meilleur.

C'est retrouver son sourire dans celui de Lou et se sentir bien. C'est savoir que ça ira. Parce que oui, ça ira.

Je l’aimerais à travers Lou, jusqu’à la fin. Et à Lou, je lui dirais la vérité. 

Que c’était une histoire d’amour.



Image Slider