Friday, October 19, 2012

Le diabète


LE DIABÈTE

Le diabète traduit une élévation anormale du taux de sucre dans le sang. Cette anomalie est dûe à une insuffisance ou une mauvaise utilisation de l’insuline. Sans traitement approprié, cette maladie peut être à l’origine de graves complications. D’ici 25 ans, le nombre de diabétiques devrait atteindre 333 millions dans le monde. Découvrez les différents types de diabète ainsi que leur évolution.

Une maladie en expansion


Se caractérisant par un excès permanent de sucre dans le sang, le diabète peut résulter de facteurs génétiques et environnementaux agissant de concert. Face à une incroyable augmentation du nombre de malades, les experts parlent aujourd’hui d’épidémie. Découvrez sans attendre l’ampleur et les moyens de prévention face à cette catastrophe sanitaire.

Les différents diabètes


Le diabète se caractérise par une augmentation du taux de glucose dans le sang, qui peut entraîner des complications au niveau de nombreux organes. Cette maladie peut résulter de facteurs génétiques et environnementaux agissant de concert. On distingue deux types de diabète : le type 1 et le type 2.

Le diabète insulinodépendant (DID) ou diabète de type 1


Le diabète insulinodépendant représente 10 à 15% des cas de diabète. Il survient le plus souvent chez un sujet non obèse, avant l'âge de 30 ans.
Mécanismes :
Le rôle de l'auto-immunité dans la survenue du diabète de type 1 est certain. On retrouve souvent des anticorps anti-ilôts de Langerhans, anticorps qui attaquent les cellules du pancréas fabriquant l'insuline. La réaction auto-immune est déclenchée par des facteurs environnementaux encore mal connus comme les toxiques, les virus, etc. D'ailleurs, le diabète de type 1 est souvent associé à d'autres maladies auto-immunes (thyroïdite de Hashimoto, maladie de Basedow, myxoedème idiopathique, maladie d'Addison, maladie de Biermer, vitiligo, maladie coeliaque, etc.).
Il existe une prédisposition génétique au diabète de type 1 liée à certains gènes du système HLA situé sur le bras court du chromosome 6.
L'histoire naturelle du diabète de type 1 peut se schématiser de la façon suivante : chez des sujets prédisposés génétiquement, les cellules bêta du pancréas sont attaquées par des facteurs extérieurs lors de la phase prédiabétique. Cette phase peut dure plusieurs années. Les fonctions de sécrétion de l’insuline s'altèrent alors progressivement et discrètement et la tolérance au glucose s'affaiblit. Ces anomalies sont probablement réversibles, du moins dans certains cas. Le diabète de type 1 finit par se révéler soit subitement à la faveur d'un facteur extérieur, soit progressivement par réduction, au-dessous du seuil critique (20%), du nombre de cellules ß Langerhansiennes fonctionnelles.
L'hyperglycémie consécutive à un défaut d'insuline joue un rôle aggravant : elle épuise les cellules ß restantes et entraînant une diminution de la sensibilité périphérique à l'action de l'insuline.
On peut donc obtenir des rémissions sous l'effet de traitements immunosuppresseurs (ciclosporine) au tout début clinique du diabète de type 1 ou à la suite d'une stricte normalisation glycémique. Une prévention sera sans doute possible. A l'avenir, la mise en route d'un traitement immunosuppresseur dès la phase prédiabétique - lorsque le nombre de cellules ß détruites est encore limité - rendra la prévention possible.


Les symptômes du diabète dans sa forme typique sont :
- Une soif vive (polydipsie) ;
- Des urines abondantes (polyurie) ;
- Une fatigue ;
- Un amaigrissement ;
- Des douleurs abdominales ;
- Des infections.
Si on tarde à traiter par insuline, il y a un risque d’acidocétose et de coma.
Sur le plan biologique, glycémies à jeun et postprandiale (après les repas) sont trop élevées.

Diabète non insulinodépendant (DNID) ou de type 2


Appelé également diabète gras ou de la maturité, le diabète non insulino-dépendant (DNID) est une maladie métabolique caractérisée par un excès chronique de sucre dans le sang (hyperglycémie).


La régulation du taux de sucre (glycémie) dans l'organisme fait intervenir :
- Les apports de sucre (essentiellement par l'alimentation) ;
- La fabrication "interne" de sucre (essentiellement par le foie) ;
- L'utilisation périphérique du sucre au niveau des cellules : l'insuline, hormone fabriquée par le pancréas, permet alors aux cellules de capter et utiliser le glucose.
Dans le DNID, il existe une mauvaise régulation de ce système, avec le plus souvent un état d'insulino-résistance : pour maintenir un taux de sucre constant, l'organisme a besoin de plus d'insuline, car celle-ci devient moins efficace. A terme, même de grandes quantités d'insuline ne suffisent plus à utiliser le glucose circulant qui s'accumule dans le sang : c'est l'hyperglycémie. Finalement, le pancréas se fatigue de cette stimulation permanente et peut alors ne plus fabriquer suffisamment d'insuline : c'est l'insulino-nécessitance.
Ces mécanismes d'insulino-résistance et nécessitance concernent particulièrement les personnes présentant un surpoids.

Causes et facteurs de risque

Le DNID est une maladie très fréquente qui touche plus d'un million et demie de personnes en France, et ne cesse d'augmenter. Elle représente environ 85 % de l'ensemble des diabètes, et concerne autant d'hommes que de femmes.
Le diagnostic de DNID se fait en général vers 40-50 ans, mais l'âge de début de la maladie est plus précoce.
Il n'existe pas un seul facteur causal de la maladie mais plusieurs facteurs de risque :
- La génétique et l'hérédité : un facteur héréditaire est très souvent retrouvé ("plusieurs membres de la famille ont du diabète"). Par ailleurs, certaines populations sont particulièrement touchées par le DNID confirmant ainsi son origine génétique ;
- Le surpoids et l'obésité : entre 60 et 90 % des patients ayant un DNID présentent un surpoids important ;
- La sédentarité ;
- Certains médicaments.
Il est à noter que des causes précises de diabète peuvent parfois être retrouvées : atteintes inflammatoires du pancréas (alcool, maladies de surcharge ou de malnutrition...), opérations du pancréas, maladies du foie, dérèglements endocriniens... Dans ces cas, on parle de diabètes secondaires, et non pas de DNID.
Tous ces facteurs de risque doivent motiver une surveillance accrue régulière : antécédents de diabète dans la famille, obésité, diabète pendant la grossesse, naissance de bébés faisant plus de 4 kilos, prise de certains médicaments...

Les signes de la maladie


L'hyperglycémie chronique est le plus souvent asymptomatique, c'est-à-dire non ressentie.
Si le diabète est très déséquilibré, des symptômes peuvent apparaître : soif importante, envie d'uriner très fréquente (c'est le syndrome polyuro-polydipsique). Une fatigue (asthénie) majeure, un amaigrissement seront surtout les signes d'une insulino-nécessitance, imposant un bilan médical rapide.
Certains problèmes de santé sont fréquemment associés au diabète : infections urinaires répétées, mycoses, furonculose...
Enfin, ce sont les signes de complications du diabète qui peuvent le révéler : troubles visuels, douleurs ou crampes des jambes, impuissance, pathologie cardiaque ou vasculaire, coma...

La consultation


L'examen médical sera complet à la recherche de signes pouvant orienter sur l'origine du diabète, et pouvant orienter sur l'existence de complications : évaluation de la surcharge pondérale (poids, taille, répartition des graisses), prise de la tension artérielle, auscultation du cœur et des vaisseaux, examen des réflexes et de la sensibilité des jambes et des pieds en particulier... et selon les symptômes présentés par le patient.

Examens et analyses complémentaires

Ils sont indispensables au diagnostic et à la prise en charge de la maladie.
Un taux de glycémie à jeûn supérieur ou égal à 1,26 g/l, à deux reprises, diagnostique le diabète.
D'autres dosages peuvent être réalisés : glycémie post-prandiale (2 heures après un repas), glycosurie (présence de sucre dans les urines), hémoglobine glycosylée, ne servent pas au diagnostic de diabète, mais peuvent aider au suivi.
Une fois le diagnostic établi, des examens sont systématiques et à répéter régulièrement :
Biologiques : bilan lipidique (cholestérol, triglycérides), recherche d'albumine ou de protéines dans les urines (micro albuminurie, protéinurie), fonction rénale par dosage de la créatininémie ;
Paracliniques : fond d'œil (voire angiographie rétinienne), examen cardiovasculaire avec un électrocardiogramme (voir échographie cardiaque, épreuve d'effort, scintigraphie cardiaque, doppler des artères des jambes et du cou...).
D'autres examens pourront être réalisés selon les résultats des examens précédents, et selon les symptômes du patient.

Evolution de la maladie


Le DNID est une maladie chronique.
Cette maladie pourra entraîner des complications aiguës telles que des comas : de type acidocétose, hyperosmolarité, acidose lactique...Ils sont le fait de traitements mal adaptés, de contexte de maladies particulières associées, d'âge avancé, d'évènements brutaux (infection sévère, choc...).
Mais la caractéristique principale du diabète est d'avoir des conséquences néfastes à long terme (complications chroniques) sur certains organes cibles : ce sont les complications spécifiques du diabète.
Sur l'œil : l'atteinte de la rétine (rétinopathie) peut être responsable de cécité si elle n'est pas prise en charge. Elle nécessite un examen ophtalmologique annuel, même en l'absence de troubles visuels ; un traitement au laser peut être réalisé sur les premières lésions ;
Sur les nerfs : c'est la neuropathie qui touche surtout les jambes et les pieds, entraînant des douleurs, des crampes, une diminution de la sensibilité, et des plaies des pieds ou orteils (mal perforant plantaire). La neuropathie peut concerner les nerfs des organes comme l'estomac, les intestins, le cœur... et entraîner des troubles de la digestion, une diarrhée, un rythme cardiaque accéléré...
Sur le rein : c'est la néphropathie, qui va débuter par une diminution de la qualité du filtre des reins, et qui peut aboutir à l'insuffisance rénale.
Il est particulièrement important de dépister et de lutter contre les autres facteurs de risque cardiovasculaires en dehors du diabète : hypertension artérielle, excès de lipides sanguins (dyslipidémie), tabac, obésité, hérédité de maladie cardiaque...
Compte tenu du diabète et des autres facteurs de risque fréquemment associés, les patients ayant un DNID sont plus souvent atteints d'angine de poitrine, d'infarctus du myocarde, d'accidents vasculaires cérébraux...

Ne pas confondre avec...


Le diabète ne pose en général pas de problème diagnostique : une simple prise de sang avec dosage de la glycémie suffit à poser le diagnostic. Cet examen est largement pratiqué de manière généralisée ou adaptée à des cas de suspicion clinique : polyurie-polydipsie, fatigue inexpliquée, signes de complications...

Traitement


Le diabète doit être pris en charge précocement afin d'en ralentir l'évolution et de limiter les complications.
Il existe des moyens médicamenteux ou non.
Le premier traitement est le respect de règles hygiéno-diététiques.
L'alimentation doit être équilibrée et comporter des glucides, des lipides, des protéines en respectant une bonne proportion de chaque groupe. Le comportement alimentaire est relativement strict : 3 repas par jour minimum. Les grignotages sont à éviter. Parfois des collations peuvent être mises en place.
Le programme alimentaire sera établi au mieux par un médecin nutritionniste, ou par une diététicienne, afin de tenir compte de chaque situation particulière, et en fonction de pathologies éventuellement associées.
Les glucides ne doivent pas être totalement supprimés : seuls les sucres rapides doivent être supprimés (sucre, boissons sucrées, confiture, bonbons, glaces...). Chaque repas doit comporter du pain ou des féculents en apports limités selon l'existence d'un surpoids, de l'activité physique, de l'âge...
Les graisses seront limitées, avec utilisation de graisses plutôt d'origine végétale. Privilégiez la consommation de poisson.
Un régime hypocalorique est le plus souvent conseillé pour réduire un surpoids.
Une activité physique très régulière est indispensable : marche, vélo, natation, gymnastique sont conseillés avec une pratique pluri-hebdomadaire.
L'arrêt du tabac est souhaitable, même en cas de consommation tabagique modérée.
Si les règles hygiéno-diététiques ne sont pas efficaces au bout de 3 mois, il sera alors nécessaire d'associer un traitement médicamenteux.
Les traitements médicamenteux : les antidiabétiques oraux (ADO) et l'insuline.


Quatre familles de médicaments composent les ADO :
- Les biguanides ;
- Les sulfamides hypoglyc
émiants ;
- Les inhibiteurs de l'alpha-glucosidase ;
- Les glinides.

 explication du diabète par une vidéo



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Sunday, October 14, 2012

Salade de roquette aux fruits secs



La roquette est une plante au caractère bien trempé. Elle aime la pluie et les températures fraîches mais se vêxe au premier coup de chaleur. Elle est délicate et poivrée quand elle a froid mais devient amère quand il fait chaud. Au fil des années, j'ai pourtant appris à l'apprivoiser. J'en glisse quelques feuilles dans un sandwich un peu trop sage et j'en cache les fleurs dans une omelette. En ce début d'automne, j'en marie de nouveau les feuilles à une poignée de fruits secs pour une salade à la fois douce et piquante, élégante et colorée. Une idée chipée à un magazine de cuisine turc.

Salade de roquette aux fruits secs

Ingrédients pour 1 gourmand 
25 g de roquette (3 à 4 petites poignées)
1 figue sèche coupée en dés
1 abricot sec coupé en dés
1 petite poignée de grains de grenade
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
2 cuillères à café de vinaigre balsamique 1 filet de miel liquide
Sel et poivre au goût 
Préparation 

Dans un bol ou une assiette, arranger la roquette suivie des fruits secs et de la grenade. Dans un autre bol, fouetter à la fourchette l'huile d'olive, le vinaigre balsamique et le miel avec une pincée de sel. Verser sur la salade, saler et poivrer au goût et servir aussitôt.

Dégustation

Cette salade révèle tous ses arômes lorsqu'on en déguste tous ses éléments dans une bouchée. Pas facile mais à vous de jouer !

Tuesday, October 9, 2012

Le boxeur légendaire Mohammed Ali


LE BOXEUR LÉGENDAIRE
MOHAMED ALI


Né Cassius Marcellus Clay Jr., le 17 janvier 1942, ou encore Mohamed Ali est un boxeur américain considéré comme l'un des meilleurs poids lourds de tous les temps. Il fut d'ailleurs nommé sportif du XXe siècle par une assemblée de journalistes internationaux, devant Pelé. Il a acquis la célébrité mondiale autant par ses performances de sportif que par son activisme politique.


Le 17 décembre 2005, bien que gravement malade, il se déplace à Berlin pour recevoir la prestigieuse Médaille de la Paix Otto Hahn, décernée tous les deux ans par la Société allemande, au nom des Nations unies.


Clay est né à Louisville dans l'État du Kentucky. C'est en allant reporter le vol de son vélo, à 12 ans, qu'il fait la connaissance de Joe Martin, policier et entraîneur de boxe local. Martin encouragea le jeune Cassius à apprendre la boxe et l'aida à progresser rapidement.


Si les résultats scolaires de Clay étaient mauvais, ses performances sportives étaient remarquables : il remporte 6 Kentucky Gold Glove pendant son lycée, qui lui permettent d'obtenir son diplôme malgré des notes médiocres. De manière prémonitoire, le principal annonça lors de la délibération concernant la remise de son diplôme de fin d'étude, que Clay serait un jour la chance de célébrité de cette école.


Aux Jeux Olympiques d'été de 1960 à Rome, il gagne la médaille d'or des poids mi-lourds. Il devient alors professionnel sous la tutelle de la légende de la boxe Angelo Dundee et se fait rapidement connaître pour son style peu orthodoxe, ses résultats spectaculaires et son autopromotion incessante. Il se fait connaître sous le surnom de « Louisville Lip » (la lèvre de Louisville) en composant des poèmes prédisant à quelle reprise il mettrait son adversaire KO. Il n'hésitait pas à claironner ses propres louanges avec des phrases telles que « Je suis le plus grand » ou « Je suis jeune, je suis mignon et je suis totalement imbattable ».
A Louisville, le 29 octobre 1960, il gagne son premier combat professionnel.


En 1964, Clay parvient à décrocher l'opportunité de combattre le champion du monde des poids lourds Sonny Liston. Il surprend tout le monde en tenant tête au grand favori Liston qui refusa de quitter son coin pour la huitième reprise, arguant d'une épaule blessée. Clay fut donc légitimement couronné champion du monde des poids lourds. Il confirmera ses qualités en 1965 en mettant Liston KO dès la première reprise du match retour, bien que cette victoire fût controversée car peu d'observateurs virent le « coup fantôme » qui acheva Liston.


Entre les deux matchs, il devint également célèbre pour des raisons dépassant le domaine sportif : il rejoint la Nation de l'Islam et change son nom en Mohamed Ali. En 1966, il refuse de servir dans l'armée américaine engagée dans la Guerre du Viêt Nam et devient objecteur de conscience argumentant qu'il n'a « rien contre le Viet-Cong » et qu'« aucun vietnamien ne m'a jamais traité de nègre » (cette seconde citation, souvent avancée, serait en fait fausse). On lui retire en 1967 sa ceinture de champion du monde et sa licence de boxeur et on le condamne à 5 ans de prison (jugement annulé en appel trois ans plus tard).


Les prises de position d'Ali contre le service militaire ou son entrée dans l'Islam le transforment d'un champion fier mais populaire en l'une des personnalités les plus connue et controversée de son époque. Ses apparitions publiques aux cotés des leaders de la Nation de l'Islam Elijah Muhammad et Malcolm X et ses déclarations d'allégeance à leur cause au moment où l'opinion américaine les considère avec circonspection, quand ce n'est pas avec franche hostilité, font d'Ali une cible d'indignation et de suspicion également. Il parait même parfois provoquer de telles réactions en soutenant des opinions allant du support aux Droits civiques jusqu'au support sans réserve à la ségrégation raciale.


En 1970, suite à la récupération de sa licence de boxe (consécutivement à son procès remporté devant la Cour Suprême des États-Unis lui reconnaissant le droit de refuser le service militaire), il reprend sa carrière. Il connaît la défaite en perdant sa confrontation pour le titre face à Joe Frazier en 1971 au Madison Square Garden, au bout de quinze reprises éreintantes. Cette rencontre, connue simplement sous le nom du « Combat » (« The Fight ») fut peut-être l'un des affrontements les plus célèbres et les plus attendus de tous les temps, car elle mettait en scène deux boxeurs talentueux et invaincus ayant chacun des prétentions légitimes à la couronne des poids lourds. Le combat fut à la hauteur des attentes et Frazier ponctua sa victoire en envoyant Ali au sol d'un crochet gauche dans le dernier round. Ali combattit deux fois avec Ken Norton (1 victoire, 1 défaite) avant de battre Frazier aux points lors de leur match retour en 1974 gagnant ainsi le droit de combattre de nouveau pour le titre.


Le tenant du titre, George Foreman, était un jeune boxeur, grand, cognant dur et invaincu qui avait auparavant démoli Frazier, le mettant KO dès la deuxième reprise de leur combat pour le titre et il était largement favori. Le combat eût lieu au Zaïre au Stade Tata Raphaël et fut annoncé par Don King comme « Le grabuge dans la jungle » (« The Rumble in The Jungle »). C'est aussi le moment où un partenaire d'entrainement de George Foreman lui éclate l'arcade sourcilière droite d'un coup de coude malencontreux. Le match est reporté de six semaines, au 30 octobre. Foreman parle de tout laisser tomber, de repartir aux États-Unis et d'accorder une revanche à Joe Frazier, au lieu de se mesurer à Ali. Dans le match qui établirait définitivement sa réputation comme « le plus grand », Ali réalisa son meilleur combat d'un point de vue tactique. Adoptant une « fausse » garde et utilisant les cordes suivant la tactique devenue célèbre du « rope-a-dope » (cordes soi-disant détendues par Dundee pour qu'Ali puisse s'y enfoncer profondément), Ali encaissa tout ce que Foreman pouvait lui asséner, tout en lançant occasionnellement des coups au visage. À la fin de la sixième reprise, Foreman s'était épuisé et Ali pouvait attaquer un peu plus. Foreman continuait d'avancer mais ses coups étaient bien moins efficaces et à l'approche de la fin du huitième round, le poing droit d'Ali envoyait finalement au sol pour la première et dernière fois de sa carrière un Foreman exténué. À la suite de ce combat, il reçut la Hickok Belt de 1974 récompensant le meilleur athlète professionnel de l'année, ainsi que le trophée du sportif de l'année du magazine Sports Illustrated.


En 1975, Ali bat de nouveau Joe Frazier lors du « Thrilla in Manilla » aux Philippines. Ce combat surpassa leurs rencontres précédentes et devint l'un des combats de boxe les plus renommés. À l'issue de 14 reprises exténuantes, l'entraineur de Frazier, Eddie Futch, refusa de laisser celui-ci continuer, accordant ainsi une victoire par KO technique à Ali. De même que le « Rumble », les combats contre Frazier sont considérés comme faisant partie des meilleurs de l'histoire de la boxe. Ring Magazine considéra ce match comme le combat de l'année 1975, Ali remportait cette distinction pour la cinquième fois.


Ali conserva son titre jusqu'à sa défaite en 1978 contre le champion olympique de 1976, Leon Spinks, dont c'était seulement le huitième combat professionnel. Il le battit lors d'un match retour, devenant ainsi champion du monde poids lourds pour la troisième fois. Le 27 juin 1979, il annonça sa retraite et laissa le titre vacant.


Cette retraite fut cependant de courte durée et le 2 octobre 1980, il défia Larry Holmes pour le titre de champion du monde version WBC. À la recherche d'un nouveau record en tant que seul boxeur à gagner le titre en poids lourds quatre fois, Ali perdit par KO technique à la onzième reprise, lorsque Dundee refusa de sortir pour le round. Le combat contre Holmes, organisé comme « The Last Hurrah », est considéré avec dédain par de nombreux fans et experts à cause de ce que nombre d'entre eux voient comme une « version amoindrie » d'Ali. Holmes était le partenaire d'entrainement d'Ali et pour cette raison, certains virent le résultat de ce combat comme un « passage de témoin ». Holmes admit même par la suite que bien qu'il dominât le combat, il retenait un peu ses coups par pur respect pour son idole et ancien employeur.


Malgré l'apparent caractère définitif de sa défaite contre Holmes, ainsi que sa condition physique suspecte, Ali boxa encore une fois. Le 11 décembre 1981, il affronta le challenger en pleine ascension et futur champion Trevor Berbick dans ce qui fut dénommé « The Drama in the Bahamas ». Comme Ali était alors vu comme un boxeur diminué, peu de salles américaines témoignèrent de l'intérêt pour ce combat et peu de fans montrèrent d'enthousiasme à s'y rendre ou à le regarder. Comparé aux super-combats qu'Ali avait disputé dans des endroits renommés plus tôt dans sa carrière, le match eu finalement lieu dans une quasi indifférence à Nassau. Bien qu'Ali ait fait une prestation légèrement meilleure que celle qu'il avait offert contre Holmes 14 mois auparavent, il perdit néanmoins par décision unanime à la dixième reprise au profit de Berbick, qui à 27 ans était de 12 ans son cadet.


On diagnostiqua qu'Ali était atteint de la maladie de Parkinson en 1982 ; par la suite, ses fonctions motrices commencèrent à décliner lentement. Malgré cela, il demeure un héros pour des millions de personnes dans le monde. Sa conversion à l'Islam sunnite officiel, et sa prise de distance d'avec le racisme historique de Nation of Islam explique en partie son retour en grâce aux États-Unis.


En 1985, on lui demanda de négocier la libération de ses compatriotes kidnappés au Liban ; en 1996, c'est lui qui alluma la flamme olympique à Atlanta. Durant les mêmes olympiades, on lui offrit également une médaille d'or pour remplacer celle qu'il avait gagnée en 1960 et qu'il avait jetée dans le fleuve Ohio parce qu'on avait refusé de le servir dans un restaurant à cause de sa couleur.


Sa fille Laila Ali devint à son tour boxeuse en 1999, malgré ses commentaires de 1978 contre la boxe féminine : « les femmes ne sont pas faites pour être frappées à la poitrine et au visage comme ça ... les corps ne sont pas fait pour être boxés ici (en touchant sa poitrine). Se faire « frapper » au sein ... « dur » ... et tout ça. »


Ali avait un style très original pour un boxeur poids lourd. Il tenait généralement les mains le long de son corps plutôt qu'en position haute pour protéger son visage comme dans le style habituel. Il faisait confiance à ses réflexes ainsi qu'à son allonge extraordinaires (2,10m d'envergure) pour parer les coups de son adversaire. Ali frappait à la tête plus que la plupart des boxeurs - une stratégie risquée car sur la durée d'un long combat, les coups au corps peuvent s'avérer bien plus efficaces pour épuiser un adversaire.



Mohamed Ali est mort à l’age de 74 ans


Mohamed Ali, l'icône de la boxe, trois fois champion du monde, s’est éteint vendredi  le 3 juin 2016 à Phoenix, en Arizona à l’âge de 74 ans. Il est mort d'un choc septique provoqué par des causes naturelles non précisées, a déclaré samedi un porte-parole de la famille au cours d'une conférence de presse. L'ancien boxeur souffrait depuis une trentaine d'années de la maladie de Parkinson.
Depuis l'annonce de sa mort, les hommages se sont succédé. Le président américain Barack Obama a salué la mémoire d'une icône qui a "secoué le monde".

DERNIERES PHOTOS DE MOHAMED ALI

Le visage apparaît marqué par les années et la maladie, mais il a conservé toute sa puissance et sa dignité. Mohamed Ali, qui s'est éteint le 3 juin à l'âge de 74 ans, s'était prêté en mars dernier à une dernière séance photo dans sa maison de Phoenix, en Arizona.
Zenon Teixera, l'auteur de ces émouvants portraits, a été accueilli chez le boxeur par la famille de ce dernier, rapporte le journal écossais "Scottish Sun". Celui qui souffrait de la maladie de Parkinson depuis trois décennies était alors "méconnaissable", confie le photographe britannique, qui dit tout de même avoir "senti l'aura" de Mohamed Ali. 
Il raconte la séance : "Le champion se sentait bien et était reposé, habillé en noir comme j'en avais formulé la demande. N'ayant pas beaucoup de temps, j'ai mis en place un studio artisanal.  Mohamed Ali est arrivé en fauteuil roulant, il était clair qu'il était devenu très fragile. On m'a dit qu'il pouvait ne pas me répondre, mais qu'il comprenait tout." 
"J'ai fait ce que j'avais à faire et 45 minutes plus tard je concluais la séance, ravi de ce que j'avais pu saisir. Je lui tins la main, le remerciai, lui dit que j'allais prier pour lui et l'embrassai sur le front en lui disant adieu."



LE COMBAT HISTORIQUE ALI-FOREMAN AU ZAIRE EN VIDEO



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