Friday, November 9, 2012

Les hémorroïdes

  
LES HÉMORROÏDES


Tout le monde connaît les hémorroïdes, de très nombreuses personnes en souffrent mais peu en parlent, probablement en raison de leur localisation. Pourtant la crise hémorroïde est une affection bénigne mais particulièrement douloureuse. Heureusement, des traitements anti hémorroïdes existent.
1. Quels sont les symptômes des hémorroïdes ?


Les hémorroïdes sont des veines gonflées et enflammées autours de l’anus ou sous le rectum. Le rectum est la partie terminale du grand intestin qui mène vers l’anus. L’anus est l’ouverture dans l’appareil digestif qui décharge les déchets intestinaux hors du corps humain. Les hémorroïdes externes se situent sous la peau autours de l’anus alors que les hémorroïdes internes se trouvent dans le rectum bas. Ces dernières peuvent avancer ou se déplacer à travers l’anus, et dans celles qui exigent un suivi médical.
Les hémorroïdes peuvent se manifester par deux types de symptômes :
- des douleurs, parfois violentes et intolérables, des brûlures, des démangeaisons, des élancements, mais aussi une sensation de pesanteur dans l'anus et de corps étranger.
- Les thromboses hémorroïdaires (tuméfactions externes, bleutées, arrondies et dures provenant de la formation d'un caillot) sont également sources de douleurs importantes ;
- des saignements le plus souvent lors de la défécation.
Ils résultent de lésions du réseau capillaire adjacent à la zone hémorroïdaire. Ils sont peu abondants mais doivent amener à consulter afin d'exclure des origines plus graves comme un cancer par exemple.
2. Quels sont les facteurs favorisant ou déclenchant les hémorroïdes  


L'apparition des hémorroïdes est favorisée par l'hérédité (certaines familles sont plus susceptibles aux hémorroïdes que d'autres), la constipation et la grossesse, en raison de l'hypertension veineuse qu'elle entraîne.
Parallèlement, il existe des facteurs dits déclenchant, comme la sédentarité, une alimentation trop grasse, l'alcool, les épices et la chaleur.
Les facteurs à éviter sont globalement ceux qui entraînent une stagnation veineuse ou une augmentation de la tension dans les vaisseaux anaux, à l'origine d'une dilatation des veines.
3. Pour lutter contre les hémorroïdes


On comprend ainsi toute l'importance et l'efficacité de modifier certaines habitudes d'hygiène de vie pour lutter contre les hémorroïdes :
- éviter les excès alimentaires et une alimentation trop grasse,
- les épices,
-  l'alcool,
- les excitants,
-  lutter contre la constipation,
- éviter les aliments favorisant la constipation : féculents, chocolat…
- privilégier les aliments anti-constipation : alimentation riche en fibres,
- éviter la chaleur,
- pratiquer une activité physique régulière car elle augmente le retour veineux,
- éviter le vélo, la moto ou l'équitation car ces activités agressent la zone hémorroïdaire.
Le respect de ces conseils peut calmer ou espacer les crises d'hémorroïdes mais ce n'est pas toujours suffisant. Il faut alors recourir à des traitements médicamenteux, voire à la chirurgie.
4. Quels traitements pour les hémorroïdes ?


Pour les problèmes d'hémorroïdes, on recourt aux traitements médicamenteux lorsque les mesures préventives citées ci-dessus se révèlent insuffisantes : laxatifs non-irritants, anti-inflammatoires ou veinotoniques. Il existe également des crèmes antiseptiques et anesthésiques à appliquer localement sur les hémorroïdes.
Dans environ 10% des cas, la chirurgie anti hémorroïde s'impose : coagulation (injections qui entraînent une sclérose), ligatures (on serre la base de l'hémorroïde, ce qui entraîne sa nécrose) et cryothérapie (par le froid). En dernier recours, on pratique une excision des hémorroïdes.
5. Remèdes naturels contre les hémorroïdes


- La première plante à utiliser est indiscutablement l'hamamélis. Les Amérindiens l'utilisaient avant Christophe Colomb. La Commission E en Allemagne (sur les plantes médicinales), l’ESCOP et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnaissent toutes l'usage de l'hamamélis pour soigner les varices et les hémorroïdes. Les feuilles et l’écorce de l’hamamélis renferment de 8 % à 12 % de tanins auxquelles sont attribués les effets astringents, anti-inflammatoires et hémostatiques de la plante. « Astringent » veut dire que les pores de la peau se resserrent sous son effet. La peau se raffermit.


Pour renforcer les veines, le fragon faux houx (Ruscus aculeatus) est votre plante de choix. Surnommée la « plante des jambes légères », elle contient un glycoside stéroïdien, la ruscogénine, utilisé dans des pommades pour les hémorroïdes (Ruscorectal) ou les poches sous les yeux. En effet, sa racine, ou plus exactement son rhizome, a des vertus diurétique et vasoconstricteur, ce qui signifie qu'elle resserre les veines.
A noter que la ruscogénine est souvent utilisée en association avec la quercétine. C'est un flavonoïde aux effets anti-inflammatoires qui est souvent associé à la vitamine C, et c'est à elle que le ginkgo et le millepertuis doivent leurs vertus médicinales. Prendre 200 à 400 mg trois fois par jour.
- Le marron d'Inde (Aesculus hippocastanum) renferme lui aussi des tanins catéchiques, des flavonoïdes, des dérivés puriques et des saponosides triterpéniques. Ceux-ci constituent l’aescine, connue pour des propriétés anti-hémorroïdaires. Il est très utilisé en homéopathie.


- En cas d'urgence et si aucune herboristerie ne se trouve à votre portée, vous vous contenterez de glaçons. Cela n'est efficace évidemment que pour les hémorroïdes externes, et vous prendrez soin de ne pas appliquer le glaçon directement, mais enveloppé d'un linge pour éviter de vous brûler la peau avec le froid.
- Si vous avez de la crème d'aloe vera, vous pouvez vous en servir pour l'appliquer sur la zone douloureuse.


 - Le traitement chirurgical doit être réservé pour les cas graves, en dernier ressort. Il se peut toutefois qu'il n'y ait pas d'autre solution.

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Wednesday, November 7, 2012

Comment faire une pâte à pizza maison ?

  
COMMENT FAIRE UNE PÂTE
À PIZZA MAISON ?


P r é s e n t a t i o n   d e   l a   r e c e t t e



Une chose est sûre, le secret d’une pizza réussie réside dans sa pâte. C’est l’essence même de la pizza. Il faut donc éviter de la préparer à la dernière minute, mais plutôt la bichonner avec amour. Tout réside dans l’attention que vous lui portez, mais également dans le pétrissage, le temps de repos, la température de cuisson, etc… Alors si la patience n’est pas votre qualité première, préférez notre recette de pâte rapide ! Par contre, si vous aimez faire les choses dans les règles d’art, les deux autres recettes seront parfaites pour vous ! A vous de choisir…

I n g r é d i e n t s   

1. la farine
Pour obtenir une belle pâte moelleuse et qui lève qui lèvera bien à la cuisson, vous pouvez utiliser une farine de blé classique (T55, T65 ou T80), ou des farines à base d’épeautre, de châtaigne, de froment…
Si vous souhaitez une pâte plus digeste et légère, pensez à la farine de gruau ou même à des farines « spéciales pizza » vendues dans des magasins spécialisés ou par correspondance.
Si vous êtes allergiques au gluten, faites un mélange entre la farine de riz (120g), la fécule de pomme de terre (40g) et la farine de tapioca (40g), puis mélangez avec le reste des ingrédients.
2. l’eau
Pour la préparation d’une pâte rapide, préférez de l’eau tiède. Pour les autres types de pâtes, optez pour de l’eau froide.
3. la levure boulangère
Trois types de levures peuvent être utilisés pour votre pâte : la levure fraîche (achetée chez le boulanger), la levure en sachet (vendue dans le commerce) ou le levain bio (qui donnera plus de caractère à votre pâte).
4. le sucre
Pour obtenir une belle pâte bien dorée, il est nécessaire d’y intégrer du sucre ou du miel (pour 250g de farine, comptez 1g de sucre).
5. le sel
Privilégiez le sel fin plutôt que le gros sel.
6. l’huile d’olive
Une huile d’olive vierge extra parfumera à merveille pâtes et garnitures.

E t a p e s    d e     P r é p a r a t i o n



- Dans un saladier, versez la farine et faites-y un puits. Ajoutez la levure et le sucre. Mélangez le tout avec une fourchette ou un fouet. 
Astuce : Si vous utilisez de la levure fraîche, pensez à la délayer dans un peu deau.


- Versez petit à petit l’eau et pétrissez avec vos mains. Ajoutez l’huile d’olive et pétrissez à nouveau. Salez et pétrissez une dernière fois. Recouvrez la pâte d’un torchon humide et laissez-la reposer 10 minutes.
Astuce : Grâce au torchon humide, votre pâte ne dessèchera pas.


- Sortez la pâte et pétrissez-la de nouveau pendant 15 minutes, en allant de lextérieur vers lintérieur. Vous devez obtenir une pâte bien souple, lisse et qui ne colle pas.
- En fonction de la taille que vous souhaitez donner à votre pizza, formez une grosse ou des petites boules de pâte.
Astuce : Vous pouvez pétrir la pâte au robot ménager pendant 10 minutes environ et terminer à la main pour lui donner une forme de boule.


- Saupoudrez de la farine dans un récipient assez plat. Posez dedans la ou les boule(s) et couvrez avec un torchon humide.


Laissez lever la pâte
- Pour une pâte «faite en un temps record», conservez-la dans un lieu où la température atteint environ 20°C (un four éteint mais préalablement chauffé).
- Pour la pâte «classique», laissez-la tout simplement reposer à température ambiante.
- Pour la pâte « qui prend son temps », placez-la dans un endroit froid (le réfrigérateur, par exemple).
Astuce : N’oubliez pas de sortir votre pâte une heure avant de l’utiliser.

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Tuesday, November 6, 2012

Les stars défigurées par la chirurgie esthétique

LES STARS DÉFIGURÉES PAR
LA CHIRURGIE ESTHÉTIQUE !

Prêtes à tout pour rester jeunes, les stars s'en remettent de plus en plus souvent au bistouri. Petite intervention ou gros travaux, le résultat est parfois effrayant. Certaines développent même une véritable addiction à la chirurgie et finissent par ne plus se ressembler. Zoom sur ces stars défigurées par la chirurgie esthétique.

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Aperçu historique de la ville de Tlemcen

  
APERÇU HISTORIQUE
DE LA VILLE DE TLEMCEN

Tlemcen « en berbère, les sources » est située à 850 m d'altitude, jouissant d'un climat tempéré. Son sol très fertile a assuré une implantation des populations depuis les temps les plus reculés et constitue un centre d'activité très important. L'occupation humaine de Tlemcen et sa région eût lieu dès la nuit des temps.


Il n'est pas douteux que le flanc nord du massif montagneux sur lequel est aujourd'hui Tlemcen et plusieurs villages indigènes, fut, dès les temps préhistoriques, habité par les hommes. Tout s'y prêtait : la situation dominant les plaines du Nord, l'abondance des cavernes naturelles percées dans les calcaires dolomitiques ou travertineux et dans les grès, l'excellence des terres et du climat permettant les cultures les plus variées, la grande quantité des eaux. Aussi, les vestiges préhistoriques déjà retrouvés dans la région ne représentent-ils qu'une faible partie de la récolte promise aux chercheurs futurs.


Ce que nous savons, c'est que l'ancien Tlemcen, jusqu'au XI siècle de J.-c., se trouvait sur le petit plateau où s'élève aujourd'hui la Mosquée d'Agadir et s'appelait aussi Agadir. Ce mot d'origine phénicienne, passé en berbère, se retrouve ailleurs en Afrique du Nord ; il signifie " rocher abrupt " et définit bien ici la situation du plateau d'Agadir dominant brusquement, et d'assez haut, la plaine voisine au Nord et à l'Est.


Les Romains qui avaient à Tlemcen une colonie et un poste de cavalerie pour surveiller la grande voie d'Altava (Lamoricière, auj. Ouled Mimoun) à Numerus Syrorum (Marnia) et la plaine au Nord, avaient donné à la ville le nom de Pomaria « Les Vergers », en raison de l'abondance des jardins et des arbres fruitiers, qui font encore de la campagne tlemcénienne l'un des paysages les plus délicieux de la Berbérie tout entière. Ils avaient favorisé l'irrigation des jardins car un canal amenant l'eau des Cascades d'El-Ourit, et ce canal de 6 à 7 km, bien que reconstruit plusieurs fois depuis, est utilisé aujourd'hui pour le même usage ; les Indigènes l'appellent Saguiat ennasrâni « canal du Nazaréen », c’est-à-dire « du chrétien ».


Une divinité romaine de Tlemcen s'appelait Aulisva. Elle représentait sans doute quelque ancienne divinité berbère. Ce qui semble probable c'est que les Indigènes de la région, juifs et idolâtres, conservèrent longtemps leur religion, même après l'époque romaine. Ils virent passer, sans se convertir bien sérieusement à l'Islam orthodoxe, les premiers guerriers musulmans, notamment ceux que conduisit en conquérant jusqu'à l'Océan Atlantique, Oqba ben Nafi, au VII siècle de J.-C.
Au VIII siècle, les Berbères de Tlemcen se convertirent en grande partie aux doctrines hétérodoxes de l’Islam, et le chef Kharedjite Abou Qorra fit de Tlemcen son éphémère capitale.


Ce fut à la fin du VIII" siècle qu'Idris l, le père du fondateur de Fès, fit la conquête de Tlemcen et construisit la Mosquée d'Agadir, dont le minaret actuel (bâti au XI 11° s.) indique l'emplacement. C'est de ce moment que date l'établissement définitif de l'Islam dans ce pays et le développement important que prend la ville.
Au XI siècle, le fondateur de Marrâkech, le souverain almoravide Youcef ben Tachefine, pour assiéger Tlemcen, c'est-à-dire Agadir, installe son camp un peu à l'ouest de la, ville, sur l'emplacement qu'occupe Tlemcen actuellement, et ce camp (en berbère tagrart) devient une cité nouvelle qui prit le nom de Tagrart.
Ce sont les Almoravides (1060 à 1146) qui, dans la première moitié de notre XII" siècle, fondèrent la Grande Mosquée actuelle et, à côté d'elle, pour leur résidence, un palais qui a disparu. Leurs successeurs, les Almohades, firent entourer Tlemcen-la-Nouvelle d'un rempart, dont Bâb-el-Qarmâdine est l'un des plus importants vestiges.


Sous les Almohades, maîtres de Tlemcen (1144) pendant près d'un siècle, la ville demeure le siège d’un gouvernement de province et se développe sensiblement (1144-1236). Cependant, à part des agrandissements et des aménagements à la Grande Mosquée, la fondation du Sanctuaire de Sidi Bou Médine à EI-Eubbad, à la fin du XI siècle, il ne nous reste aucun autre édifice (mosquée ou palais) que l'on puisse dater là coup sûr de l’époque almohade, ni dans la ville, ni dans les environs immédiats.
Vers 1236, alors que I ‘empire almohade était affaibli par des luttes intestines, un chef berbère, Yaghmoracen, des Béni Abdelwâd (ou Béni Zeyân) fraction des berbères Zenata, établit son autorité à Tlemcen et proclame l'indépendance de cette ville et de toute la province. Il fonde un royaume, dont Tlemcen devient la capitale, et dont ses descendants seront souverains presque sans interruption jusqu’en 1555, date à laquelle Salah-Raïs, pacha d'Alger, s'en empare, tandis que le dernier roi de Tlemcen se réfugie à Oran chez les Espagnols.


C’est Yaghmoracen, le premier roi musulman de Tlemcen, qui a fondé le Méchouar où il établit sa résidence. Il a fait aussi construire les deux minarets des mosquées d'Agadir et de TIemcen-la-Nouvelle, minarets qui existent encore.
Pendant trois siècles, Tlemcen est la capitale d'un royaume et sa population atteint et dépasse peut-être 100 000 âmes. Elle connut cependant bien souvent alors les rigueurs de la guerre et même de la conquête étrangère. Les rois de Tlemcen ont eu pour ennemis leurs cousins — des Zenata comme eux — les Mérinides, rois de Fès, qui avaient fait tomber sous leurs coups l'empire almohade de Marrakech, vers le milieu du XIII siècle.


C'est l'un des premiers rois mérinides qui fonde Mansoura (la Victorieuse), en 1290-1306, à l’Ouest de Tlemcen pour assiéger celle-ci, de même que l'Almoravide Youcef ben Tachefine, un peu plus de deux siècles auparavant, avait fondé Tagrart pour assiéger Agadir. Mais Mansoura n’eut pas le succès de Tagrart et des trois villes (Agadir, Tagrart, Mansoura) qui ont successivement, vers l'Ouest, agrandi Tlemcen, il ne reste plus depuis longtemps que celle du milieu, la Tlemcen actuelle.
Les luttes entre rois de Tlemcen et de Fès, sont interrompues par des trêves plus ou moins longues, des périodes de paix au cours desquelles les souverains de Tlemcen travaillent à l'embellissement de la capitale, au développement de la religion, des sciences religieuses, des études arabes, du commerce et de l’industrie. Ils fondent des mosquées, dont il nous reste de très belles, des Médersas dont la dernière -la Médersa Tachefiniya- s’élevait sur la place actuelle de la Mairie et fut détruite depuis l'occupation française.


La cour de ces rois n'est pas sans éclat ; des ambassadeurs des souverains orientaux, de Tunis, de l’Espagne y sont reçus, des savants réputés y sont comblés de faveurs, la poésie y est en honneur et les chroniqueurs du temps nous parlent avec emphase des fêtes qui y sont données chaque année à l'anniversaire de la naissance du prophète (Mouloud) et des concours de poésie qui se tenaient alors au palais.
D'ailleurs, les rois de Fès, les Mérinides, s'étant rendus maîtres de Tlemcen à deux reprises (1337 à 1348 et 1352 à 1359) s'installent dans le Palais de la Victoire, à Mansoura, et laissent aussi la durable empreinte de leur gouvernement par des constructions dans ce remarquable style hispano-moresque du XIV siècle, comme le groupe des édifices de Sidi Bou Medine et la Mosquée de Sidi el Haloui.


Dès la fin du XIVe siècle, l'heure de la décadence est venue pour la dynastie des rois de Tlemcen, comme aussi pour leurs rivaux, ceux de Fès. Les premiers ne tombent cependant qu'en 1559 sous les coups des Turcs d'Alger, après leur avoir résisté, ainsi qu'aux Espagnols d'Oran, pendant un demi-siècle.
Les Turcs à Tlemcen, pendant près de trois siècles, n'ont guère laissé dans les monuments qu'une restauration de la porte du sanctuaire de Sidi Bou Médine et quelques aménagements de la Mosquée de Sidi Brâhim. A la population, ils ont donné un élément ethnique important, les Koulouglis. Il est resté cependant un mauvais souvenir de leur administration. 


Après 1830, et avant même l'arrivée des Français, la population tlemcénienne accepta la souveraineté du Sultan du Maroc.
Les soldats français entrèrent la première fois à Tlemcen, le 13 janvier 1836 [jour de la fête d'Ennayer (Januarius) ou janvier de l'année julienne, encore fêtée depuis l'époque romaine dans toute 1'Afrique du Nord, sous la conduite du Maréchal Clauzel escorté par le vieux chef turc, Mustapha ben Ismaïl.
Tlemcen, reprise par l'Emir Abd-EI-Kader par le traité de la Tafna (mai 1837) ne redevint française qu'en janvier 1842.


Comme d'autres villes d'Algérie, Tlemcen eut à résister à la politique coloniale, politique qui s'est accentuée à la fin du 19ème siècle pour se développer jusqu'à la veille de l'insurrection de 1954. La cité des Zianides, par la disponibilité de ses habitants attira les intellectuels les plus en vue durant la période comprise entre 1919 et 1939. Hommes politiques, théologiens, syndicalistes, militants affluèrent vers Tlemcen, les uns pour prêcher la Nahda, les autres pour organiser la résistance. Une nouvelle ère commençait avec l'Indépendance en juillet 1962.

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