Wednesday, October 2, 2013

Vu & revue


I am une maman ! fait la revue d’un « essentiel » bébé. L’apprentie maman te donne son avis !

Aujourd'hui on parle de la peau d’agneau de Bébé au Naturel !

La pub :
« La Peau d'Agneau favorisera le sommeil et la détente de votre bébé. Elle permet  à bébé de se calmer et de se tranquilliser.
La peau d'agneau peut être utilisée dans le landau, la poussette, le siège auto, dans le lit ou encore comme un tapis d'éveil. Vous pouvez l'emmener partout... Il appréciera la douceur du contact avec la peau, ce qui l'aidera à prendre conscience de son corps. La peau d'agneau à un excellent pouvoir thermorégulateur, elle garde au chaud en hiver et absorbe la chaleur en été.»
                      
La réalité :
Tout est vrai ! Un de mes meilleurs achats prepartum. Louloute adore se blottir dedans. Elle s’étire en mode Elastic Girl dès qu’elle s’allonge là-dessus. Ça la calme, ça l’intrigue, ça l’endort. Je la pose pratiquement partout, même sur le sol (la peau hein, pas louloute) : sur le canap, sur son transat, sur notre lit, dans le landau et même si il n’y a pas mieux que mes bras pour pioncer, elle s’adapte et roupille plutôt bien. Ce truc est magique : elle reste fraiche en été (et au vue des 40 degrés madrilène, y a plutôt intérêt) et garde le chaud en hiver. Nous, on cododote la nuit, mais pour les siestes c’est super pratique et beaucoup plus agréable qu’un drap/lange froid et tout fin.
A part dormir dessus, ce qu’elle kiffe c’est tirer les poils. Et c’est super résistant. Bref elle est douce, elle est moelleuse, elle est belle et elle pue. Grave. La ferme tu vois ? Les bêtes, Charles Ingalls,  tout ça, tout ça. Bon il parait qu’avec le temps va, tout s’en va. On verra ! Mais c’est bien son seul défaut.
Si t’es tenté, fonce les yeux fermés ! 


Tuesday, October 1, 2013

Top 5 #1

5 choses qu'elle fait :


- elle fait une grimace à la Stallone quand un gaz se prépare. Stallone avant le Botox.

- elle donne des coups de boule à mes seins, juste après la tétée. Super fort. "Comme les petits veaux" dixit ma mère. Elle est drôle ma mère.

- elle fait des bruits de cochon quand elle a la dalle. Elle grouine. Si, si. Du verbe grouiner.

- elle rit quand elle dort. Un vrai rire, avec du son et tout. Un truc à l'Exorciste tu vois. Et c'est souvent accompagné des "yeux de poulet". Comprendre : les yeux blancs. Pas flippant quoi.  

- elle se réveille d'un coup, me fixe avec ses grands beaux yeux innocents, je craque je souris, je l'embrasse et elle vomit.

Qu’est devenue Monica Lewinsky ?

QU’EST DEVENUE MONICA LEWINSKY ?

Monica Lewinsky est une femme améri­caine, deve­nue célèbre à la fin des années 90, suite au scan­dale de sa liai­son avec le président des Etats-Unis alors qu'elle effec­tuait un stage à la Maison Blanche.


Née à San Francisco en 1973 dans une famille aisée, Monica Lewinsky poursuit d'abord des études en psychologie. En 1995, elle se rend à Washington et devient stagiaire au Bureau des Affaires Législatives de la Maison-Blanche. Entre novembre 1995 et mars 1997, elle entretient une liaison avec Bill Clinton, 42ème président des Etats-Unis. L’affaire, connue sous le nom d'« affaire Lewinsky » ou de « Monicagate » éclate en janvier 1998 quand le nom de la jeune femme apparaît dans un dossier qui traite d’un cas de harcèlement sexuel dont Bill Clinton fait l'objet. 


Si Monica nie d'abord toute rela­tion avec le président, elle est rapi­de­ment mise au pied du mur. L'une de ses collègues, Linda Tripp, a enre­gis­tré des conver­sa­tions dans lesquelles Monica lui parlait de ses rela­tions avec le président. Elle est alors accu­sée d'avoir parjuré devant un tribu­nal. Quant au Président, il nie d'abord avoir eu des rapports sexuels avec sa stagiaire avant d’avouer avoir eu des « rela­tions inap­pro­priées avec la jeune femme ». Une procé­dure judi­ciaire pour parjure est lancée à l’en­contre de Bill Clin­ton qui conti­nue malgré tout son mandat.


Essayant de tirer profit de cette soudaine noto­riété, Monica Lewinsky a écrit sa biogra­phie « L’his­toire de Monica » dans laquelle elle revient sur le scan­dale qui a changé sa vie. Elle a lancé quelques mois plus tard une ligne de sacs à main qui porte son nom, avant d'accep­ter de tour­ner une publi­cité pour une marque de régime. En 2003, Monica Lewinsky fut l'invi­tée d'une émis­sion de télé-réalité dans laquelle conseillait des jeunes concur­rentes à choi­sir des hommes masqués. Depuis quelques années, la jeune femme a tota­le­ment déserté les écrans, refu­sant toutes les solli­ci­ta­tions de la presse. Désor­mais recluse, son objec­tif est de défi­ni­ti­ve­ment tour­ner la page et de s'impliquer dans la défense de victimes d'humi­lia­tions et de harcè­le­ment en ligne.


C’est par un tweet que Monica Lewinsky était sortie du silence en octobre dernier. L’an­cienne maîtresse de Bill Clin­ton s’était déci­dée à reve­nir sur le devant de la scène pour témoi­gner et lutter contre le harcè­le­ment en ligne.  
L’an­cienne maîtresse du président Clin­ton ressent dès 2010 la néces­sité de s’en­ga­ger dans cette lutte, boule­ver­sée par le suicide d’un jeune homme de 18 ans dont les ébats avec un autre jeune homme avaient été filmés et dévoi­lés sur Inter­net. Mais le thème du cyber harcè­le­ment la touche en fait encore plus person­nel­le­ment. Monica Lewinsky a elle-même été la cible de ce type d’at­taques et en a souf­fert au point d’avoir souvent des idées suici­daires.


« J'ai été le patient zéro, estime-t-elle. La première personne dont la répu­ta­tion a été complè­te­ment détruite par Inter­net, et de façon inter­na­tio­nale. Face­book n'exis­tait pas à l'époque, Twit­ter et Insta­gram non plus, mais il y avait les sites de rumeurs, d'infor­ma­tion et de diver­tis­se­ment avec leur section spéciale pour les commen­taires, et aussi les e-mails que l'on pouvait trans­fé­rer. Évidem­ment, tout cela s'est fait via des modems extrê­me­ment lents. Et pour­tant, l'histoire s'est répan­due dans le monde entier. Un phéno­mène viral qui est à mes yeux le premier événe­ment lié aux réseaux sociaux ». 


Un tel déferlement n'a pas été sans laisser de traces. L'affaire Bill Clinton a détruit la vie de Monica Lewinsky, même si le pire a été évité. « Je regardais fixement l'ordinateur, explique l'ancienne stagiaire, et je passais mes journées à crier 'Oh mon dieu' et 'Je ne peux pas croire qu'ils parlent de ça, c'est complétement hors-contexte'. Ces deux phrases étaient les seules qui venaient briser les mots qui tournaient alors en boucle dans ma tête : 'Je veux mourir'. »


Heureusement pour Monica Lewinsky, le scandale appartient désormais définitivement au passé, y compris pour le clan Clinton. Elle a désormais décidé de faire part de son expérience avec les côtés les plus sombres d'Internet, pour aider ceux qui en sont aujourd'hui victimes et leur montrer qu'il est possible d'y survivre.


Monica Lewinsky: le prix de la honte



UN COMMENTAIRE ME FERA PLAISIR

Monday, September 30, 2013

I am une maman...depuis aout 2013 !


Et I am heureuse. Et en plus, c’est vrai. Enfin, en même temps heureusement. Si j’étais dans le même état que pendant les 9 mois (et demi) de ma grossesse, on serait bien dans la panade ! Adieu les crises de larmes sans raison, les crises de nerf pour toutes les raisons, les douleurs (partout), la mauvaise humeur, les nausées, les remontées, les aigreurs, les jambes lourdes, la non-visibilité de certaines parties de mon corps (et pas des moindres), les courbatures, les vergetures, les boutons, les cheveux ternes, la peur, les doutes, etc… Si, si : ETC… Et depuis sa naissance, je me suis retrouvée. Je me suis même trouvée. Viens, je te raconte !

Je crée ce blog en octobre 2013 et au moment des faits, j'ai 27 ans. Je vis en espagne et je n'écris plus de puis bientôt 5 ans, moi qui adore ça. Pendant ma grossesse, j’ai lu des dizaines de bouquins, regardé des centaines de reportages, d’émissions. J'ai écouté les gens me raconter, me conseiller, m’expliquer. Et moi, j'ai passé 9 mois à  flipper. A douter.. Même que je voulais plus. « Je ne vais pas savoir », « je ne vais pas pouvoir » je disais, « je ne connais pas les bébés »

Et puis, la voilà. Simplement. Un accouchement simple. Une rencontre simple. Une mise au sein simple. Un amour simple et immense. En fait, c’est simple ! Je la laisse me guider, je lui fais confiance. A la maternité, je refuse de la réveiller pour la nourrir, je suis son rythme : elle prend du poids quand elle est censée en perdre. Je lui donne à manger quand elle a faim. Je la laisse dormir quand elle a sommeil. Je la serre contre moi quand elle a peur. Je la porte quand elle ne veut pas être seule. Je la console quand elle pleure. Je lui parle quand elle s’ennuie. Et je la laisse quand elle a envie d’indépendance. Mais ? Je la traite comme un être humain en fait ? Oui. Simplement.

Oh je vous entends d’ici crier vos menaces « d’habitude », vos avertissements « d’enfant roi ». Pourquoi ne pourrait-on pas croire au développement naturel de l’enfant, avec ses parents comme piliers, comme soutien, comme modèle ? Moi, j’y crois. En tout cas, j’ai envie d’essayer. Je materne, naturellement. Sans me poser de questions, juste en pensant à ma fille. Comme presque partout ailleurs dans le monde. Comme cela se faisait avant que la femme ne se sente prisonnière et esclave de l’enfant qu’elle a pourtant voulu et porté. Je ne dis pas que ma manière de faire est la bonne ou la meilleure. Je ne suis pas sure de moi. Je suis sure de nous ! Je ne sais pas comment j’évoluerais. Je materne au jour le jour, en l’écoutant, en m’écoutant. Je ne suis pas « esclave » de mon enfant, je prends soin d’une vie humaine. D'une vie que j'ai créé et que j'aime plus que tout.

Je voulais un enfant, par amour et pour l’amour. Voilà pourquoi ma fille est née. Je voulais partager notre quotidien, je voulais te raconter, me raconter, simplement et avec une note d’humour. Voilà pourquoi ce blog est né.

I am une maman qui te souhaite la bienvenue !

Sunday, September 22, 2013

L'assiette américaine de Mrs. Tour Eiffel (banlieue de Chicago)

Un mari américain, in blog, deux enfants... Mrs. Tour Eiffel et moi partageons bien des points communs. Plus particulièrement, nous avons toutes les deux appris à cuisiner aux Etats-Unis et la nécessité nous a chacune conduite à retrousser les manches pour retrouver les saveurs de notre terre d'origine (ou pourquoi j'ai tenté la pâte feuilletée maison). Mrs. Tour Eiffel est une vraie gourmande qui a aujourd'hui posé ses valises dans la banlieue de Chicago et elle a accepté de partager avec nous ses bons plans pour bien manger dans sa région.



Peux-tu te présenter en quelques lignes ? Depuis combien de temps vis-tu aux Etats-Unis ?

J'ai grandi en Anjou et je vis dans la Banlieue de Chicago depuis 12 ans, mariée avec un Américain et Maman de 2 petits franco-Amerloques. (Je blogue ici). J'ai rencontré Tetellita grâce à son blog y'a 7-8 ans.

D'un point de vue gourmand, qu'as-tu trouvé difficile en t'installant ici ? 

Trouver des légumes et fruits frais, du fromage français, du bon pain... la même qualité que j'avais dans mon assiette en France. Surtout les pommes, j'avais l'impression qu'elles avaient été polies tellement elles brillaient ! Et puis dans le Midwest, il est très difficile de trouver du poisson frais (à part du poisson chat beurk).

Où fais-tu aujourd'hui tes courses ? As-tu découvert des produits dont tu ne peux désormais plus te passer ?

Au début j'ai beaucoup fait à Dominick's (Safeway), puis quand on a acheté notre maison on s'est retrouvés près d'un Trader Joe's. J'ai alterné entre les deux pendant plusieurs années, et depuis 3 ans, je fais uniquement Trader Joe's - Le rapport qualité prix paie vraiment. J'adore le notre, il est petit, on y trouve ce qu'il faut.... Les fruits sont frais, les légumes aussi. Les enfants partent à la recherche du 'Perroquet' (Peluche cachée dans le magasin, qui si trouvée donne droit à une sucette). J'y trouve des produits de France (haricots verts, lentilles et bettraves), et autres douceurs françaises, et le choix de fromages est grand... Ma fille adore m'aider à y faire les courses car il y a des chariots pour enfants à pousser. Je complète avec la viande et poisson de Costco. Et Target pour le pain des sandwiches de mon ainé et yaourts pour enfants... Et on trouve toujours une excuse pour aller à Target de toute façon mais pour ces denrées ils sont les moins chers !

La population de Chicago compte beaucoup de Polonais, ce qui permet d'acheter quelques mets européens (gâteaux, bonbons [Milka et marque Kinder], et du vrai Nutella européen de temps en temps, bien meilleur que le Nutella produit au Canada).

J'ai decouvert les bleuets (blueberries), et on adore a la maison. Pratiques pour la fameuse lunchbox aussi ! Deux autres trucs dont je ne peux pas me passer: ma MAP - Machine à Pain, pour réaliser les pâtisseries françaises... Mon crockpot*- super pratique le dimanche...

*mijoteuse en français.

Et quelles gourmandises glisses-tu dans ta valise après une visite en France (ou Belgique, Suisse etc) ?

Du nougat, des sauces Amora pour les BBQ, une petite boîte de foie gras, les rillettes de thon (dont les enfants sont friands).... Si tu as une adresse pour en trouver des rillettes de thon, je prends. Sinon je tenterai maison. 

Un mot pour finir ?.) 

Quand je suis arrivée aux USA, je venais de finir mes études et ne savais pas cuisiner, j'ai appris sur le tas ici, car pour reproduire nos mets et pâtisseries francais, il faut se forcer à cuisiner. Et quand vous faites un gâteau, 'from scratch' (donc pas à partir d'1 boîte de kit) vos invités américains seront en extase !! A vos tabliers !!!

Merci Mrs. Tour Eiffel ! Trader Joe's remporte une fois de plus les suffrages pour l'excellent rapport qualité/prix des ses produits, c'est d'ailleurs le seul magasin où je m'approvisionne en poisson, surgelé mais de qualité, ma préférence allant pour les filets de saumon d'Alaska et de sole. Je ne connais hélàs pas d'endroit où trouver des rillettes de thon mais je connais une fabuleuse boutique d'épices à Chicago, une vraie caverne d'Ali Baba qui qui livre partout aux Etats-Unis !

Thursday, September 12, 2013

Tomates Roma rôties

Les journées commencent avec le lever du soleil et, avec la première têtée du matin, je remercie le bébé de ne m'avoir réveillé que deux fois pendant la nuit. L'automne est proche et l'air de la maison s'est rafraichi. J'ai du mal à m'extirper du lit mais le devoir m'appelle, je dois encore préparer la lunchbox de ma fille aînée. Je bois une tasse de Ricoré et, avec un peu de chance, j'ai même le temps de beurrer une tranche d'English muffin avant l'arrivée du bus jaune. J'aide ma fille à enfiler ses baskets fuschia et hop, direction la classe de Kindergarten.



Il y a beaucoup à faire à la maison mais j'ai accepté de vivre avec les livres sur le parquet, les magazines sur le buffet et les piles de linge à ranger. Je me réfugie dans la cuisine, où je vide ou remplis le lave-vaisselle pendant que je Skype avec ma maman. Plus tard, si mon bébé consent à dormir ailleurs que dans mes bras, il m'arrive même de cuisiner. Rien de compliqué, bien sûr, une petite soupe de lentilles, un gâteau à la Pralinoise ou encore quelques tomates rôties à qui je donne rendez-vous dans un panini cet hiver.



Tomates Roma rôties (d'après une recette du hors-série Everyday Food de l'été 2011

Ingrédients
9 tomates peu juteuses de type Roma
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
1 cuillère à café de sucre
1 cuillère à café de sel 
Préparation

Couper les tomates en deux dans le sens de la longueur et répartir dans un plat à gratin, de préférence en métal. Arroser les tomates d'huile d'olive (si votre bouteille d'huile d'olive est équipée d'un bec verseur, utilisez-le), saupoudrer de sucre et de sel et glisser au four à 350°F pendant une heure.

Pour des tomates rôties encore juteuses qu'on dégustera, par exemple, avec des pâtes, arrêter alors la cuisson. Pour des tomates plus sèches, pour garnir un panini, par exemple, percer délicatement la surface à l'aide d'une fourchette afin de permettre au liquide restant de s'évaporer. Poursuivre alors la cuisson une heure supplémentaire.

Laisser refroidir. Vous pouvez alors utiliser les tomates rôties ou les transférer au réfrigérateur où elles se conserveront quelques jours. Pour une conservation prolongée, transférer les tomates dans un sachet de congélation.

Friday, September 6, 2013

L'assiette américaine de Frans Schuman (Nouvelle Orléans)

Avant de laisser la parole à Frans, je souhaite vous remercier pour vos bienveillants messages suite à l'annonce de mon dernier billet. Je suis toujours touchée de lire les mots de celles et ceux qui me suivent depuis des années (coucou Sandra, hello Caloue !) et les manifestations de celles et ceux qui me lisent habituellement en silence me vont particulièrement droit au cœur. Merci, merci, merci !

Le blog reprend doucement son rythme et je vous propose aujourd'hui de suivre Frans Schuman dans l'atmosphère gourmande et festive de la Nouvelle Orléans. Frans est musicien, il compose une musique folk envoutante (gros coup de cœur pour Fire Talks For Me que je vous laisse decouvrir ici), il a poursuivi son rêve de vivre à la Nouvelle Orléans après avoir écouté "I Wish I Was in New Orleans (In the Ninth Ward)"  de Tom Waits et regardé "Down By Law" de Jim Jarmush, dans lequel figure une autre chanson de Waits: “Jockey Full Of Bourbon”, sur un travelling qui l’a profondement marqué). Je le laisse vous entrainer dans une ville comme aucune autre...



Peux-tu te présenter en quelques lignes ? Depuis combien de temps vis-tu aux Etats-Unis ? 

Je m’appelle Frans. Je suis Franco Hollandais, j’ai vécu à Londres, Jakarta (Indonésie), Linz (Autriche) et je suis maintenant de New Orleans, soit un total de 8 ans hors de France dont 3 aux Etats Unis. Je suis musicien, je produis mes propres disques de folkmusic que je joue sur scène seul avec une guitare acoustique et un harmonica, ou en groupe.

D'un point de vue gourmand, qu'as-tu trouvé difficile en t'installant ici ? 

Pas grand-chose en réalité. Mais il faut garder à l’esprit que ma situation est particulière. D’abord parce que New Orleans a une place unique dans l’espace culturel et culinaire américain : c’est, je crois, le seul endroit sur le territoire à avoir sa propre cuisine, spécifique au point d’en être un argument touristique. Ensuite je ne suis qu’à moitié français, j’ai donc toujours survécu sans andouillette, pâté de tête ou autre tablier de sapeur.


Cela dit, j’ai eu de vraies discussions alimentaires avec mes amis français, et nos questions tournaient autour du pain, du fromage, du vin et du pastis…

De par son héritage français, New Orleans compte quelques boulangeries, et l’on trouve facilement des baguettes dans les supermarchés. Il en existe de deux sortes : la french baguette similaire à celle que l’on trouve en France et le French bread, une sorte de baguette molle qui est la base du fameux sandwich Poboy (qui a ici son propre festival, mais qu’est ce qui n’a pas de festival à New Orleans ?).

La question du fromage tourne autour du problème de la pasteurisation généralisée, mais je trouve qu’on commence à avoir de plus en plus de choix alternatifs, que ce soit dans des rayons de supermarchés qui ont de moins en moins à rougir d’une comparaison avec le pays du fromage ou chez de véritables fromagers de quartier. Mais il ne faut évidemment pas comparer avec la France.

Pour ce qui est du vin, il faut s’habituer à une appellation par cépage et rappeler à ses amis américains que le champagne californien n’en est pas. Enfin, j’ai remarqué que le seul produit introuvable était le pastis, et c’est vrai que l’ersatz que l’on finit par trouver sur place à une couleur légèrement plus fluo que l’original…

Où fais-tu aujourd'hui tes courses ? As-tu découvert des produits dont tu ne peux désormais plus te passer ?  

J’ai d’abord abandonné le Walmart pour Rouses, une chaine de supermarchés locale (« Louisiana’s Best ! »), avant d’aller à Whole Foods. Il est ensuite difficile de revenir en arrière. C’est même  la première chose qui me manquerait : la diversité des produits organiques, les brosse à dents en pot de yaourt recyclés, les céréales et graines en vrac et au poids, le rayon traiteur, les pâtes à pizza fraiches…

J’ai découvert à New Orleans ce qu’était une vraie crevette et j’avoue que je ne mangerai plus ces mini-crevettes cocktail d’élevage surgelées et sans goût. Aussi et en vrac : le tofu, les baies de goji, les frijoles negro (haricots noirs), les épices et saucisses cajuns, les crawfishs, les crab dips, la bonne sauce barbecue, les noix de pecans, le café américain à emporter dans un travel mug... Et le Tabasco, évidemment, mais j’étais déjà addict en arrivant...

Au delà des produits, ce sont également de véritables recettes que j’ai découvert : gumbo, jambalaya, mufalleta, crawfish etouffée, red beans and rice, king cake, shrimp and grits, fried chicken, pulled pork, corn bread.

Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester la variation locale de la dinde de Thanksgiving, symbole d’une gastronomie du sud toute en légèreté : le turducken, qui est une dinde farcie d’un canard farci d’un poulet...

Et quelles gourmandises glisses-tu dans ta valise après une visite en France ? 

Un peu de foie gras, des cèpes et du bon cognac pour mes amis amateurs.

Un mot pour finir ?

Non, deux : Who Dat.


Merci Frans de t'être prêté au jeu de l'interview, ton témoignage me replonge onze ans en arrière, lorsque j'ai moi-meme goûté aux beignets du Café du Monde alors que le festival de la Southern Decadence battait son plein...

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