Sunday, October 2, 2016

Les aphtes

  
LES APHTES


I- Les aphtes : qu’est-ce que c’est ?

Les aphtes sont de petits ulcères superficiels qui se forment le plus souvent sur les muqueuses à l’intérieur de la bouche : sur la face interne des joues, la langue, la face interne des lèvres, le palais ou les gencives. Des aphtes peuvent aussi apparaître sur les organes génitaux, mais rarement. Il sera ici uniquement question des aphtes dans la bouche. Lorsque les aphtes surviennent de façon répétitive, on parle de stomatite aphteuse. Le mot stomatite veut dire qu’il y a une inflammation des muqueuses de l’intérieur de la bouche.
Les aphtes buccaux sont fréquents : environ 17 % de la population en est atteinte à un moment de sa vie. Souvent, la première poussée d’aphtes apparaît durant l’enfance. Puis, les symptômes reviennent à certaines périodes, pour ensuite disparaître de façon définitive durant la trentaine.
La stomatite aphteuse peut se manifester de diverses façons.
Forme mineure : de 1 à 5 ulcères de forme ovale (de 2 mm à 1 cm de diamètre) qui guérissent naturellement en 7 à 14 jours sans laisser de cicatrice. Les aphtes se présentent sous cette forme dans 80 % des cas.
·         Forme majeure : des ulcères de plus grande taille (plus de 1 cm de diamètre), au contour irrégulier, qui peuvent prendre 6 semaines à guérir et laissent souvent des cicatrices.
·         Forme herpétiforme : de 10 à 100 minuscules ulcères (moins de 3 mm de diamètre) aux contours irréguliers qui se regroupent peu à peu, puis forment une zone ulcéreuse, qui persiste de 1 à 2 semaines sans laisser de cicatrice.


Évolution : Les douleurs durent la plupart du temps de 2 à 5 jours. La guérison des ulcères peut cependant nécessiter de 1 à 3 semaines.
 Diagnostic : Lorsque des symptômes s’apparentant à ceux des aphtes buccaux surviennent de façon récurrente, il vaut mieux consulter un médecin. Celui-ci procédera à un examen médical complet, qui lui permettra de poser un diagnostic.
 Si, en plus des aphtes, des rougeurs aux yeux, des douleurs articulaires, de la diarrhée persistante ou des douleurs abdominales sont présentes, il est important de consulter sans tarder.
 Causes : Les causes de la stomatite aphteuse ne sont pas encore bien établies. Les aphtes ne sont pas d’origine infectieuse, donc non contagieux. Plusieurs facteurs, y compris l’hérédité, pourraient y contribuer. Cependant, les scientifiques ont noté des facteurs qui ont tendance à déclencher les symptômes chez les personnes atteintes.


Une petite blessure à l’intérieur de la bouche : Elle peut être occasionnée par un mauvais ajustement de prothèse dentaire, par une chirurgie buccale, par un usage trop énergique de la brosse à dents, par un mordillement de la joue, etc.
De la fatigue physique et du stress : Ceux-ci précèdent souvent l’apparition des aphtes.
Des allergies ou des sensibilités alimentaires : On rapporte dans la littérature scientifique un lien entre la récurrence des aphtes et des allergies ou des sensibilités alimentaires (par exemple, au café, au chocolat, aux œufs, aux noix, au fromage, aux aliments très acides et à des agents de conservation, comme l’acide benzoïque.
Une carence alimentaire : en vitamine B12, zinc, acide folique ou fer.
Un sevrage tabagique : Les aphtes peuvent survenir durant un sevrage tabagique. Une infection à la bactérie Helicobacter pylori : la même bactérie qui peut causer un ulcère dans l’estomac ou l’intestin grêle.
Certains médicaments : Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène et autres), les bêtabloquants (propranolol et autres) et l’alendronate (contre l’ostéoporose) peuvent provoquer des aphtes.
Des changements hormonaux liés au cycle menstruel : possiblement. Les aphtes ont tendance à apparaître durant les menstruations, mais ce lien est incertain.

II- Les symptômes, les personnes à risque et la prévention des aphtes


Symptômes d'aphtes : La poussée d’aphtes est souvent précédée d’une sensation de fourmillement dans la zone atteinte. Un ou plusieurs petits ulcères à l’intérieur de la bouche. Le centre des ulcères est blanchâtre, et leur contour est rouge.
Les aphtes causent une vive douleur comparable à une sensation de brûlure (d’ailleurs, le mot aphte provient du grec aptein, qui signifie « brûler »). Le mal s’accentue lorsqu’on parle ou lorsqu’on mange, surtout au cours des premiers jours.
Remarques : Les ulcères ne laissent pas de cicatrices.
 Personnes à risque :
- Les femmes.
- Les personnes dont un parent a ou a déjà eu des aphtes.
 Prévention des aphtes :
Mesures pour réduire la fréquence des aphtes :
Avoir une bonne hygiène buccale. Utiliser une brosse à dents à soies souples. Passer de la soie dentaire entre les dents 1 fois par jour. Par ailleurs, certaines études ont démontré une réduction des récidives de la stomatite aphteuse chez les personnes atteintes qui utilisent des rince-bouches antibactériens.
Éviter de parler en mangeant et mastiquer lentement pour ne pas blesser la muqueuse buccale. Les lésions rendent les muqueuses plus vulnérables à l’apparition d’aphtes.
Essayer de savoir si on a des intolérances ou des sensibilités alimentaires et, s’il y a lieu, supprimer les aliments en cause.
Au besoin, s’assurer auprès de son dentiste ou denturologiste que les prothèses dentaires qu’on porte sont bien ajustées.
Éviter d’utiliser un dentifrice à base de dodécyl sulfate de sodium, quoique cela soit controversé.

III- Les traitements médicaux des aphtes


Les aphtes guérissent habituellement d’eux-mêmes, c’est pourquoi un traitement n’est pas toujours nécessaire.
Au besoin, certains médicaments peuvent aider à soulager la douleur.
- Un rince-bouche médicamenteux peut soulager la douleur et l’inflammation. Certains contiennent de la cortisone ou de la prednisone, des anti-inflammatoires, de l’érythromycine, un antibiotique, de la lidocaïne visqueuse, un anesthésique local ou du diphenhydramine (Benadryl®), un antihistaminique ayant un effet anesthésique. Ces substances pharmaceutiques accélèrent aussi la guérison des aphtes et empêchent que ceux-ci n’augmentent de taille. Ils s’obtiennent sur ordonnance.
- Un gel, une pommade ou un liquide anesthésique. Plusieurs types de produits se trouvent en pharmacie, en vente libre. Appliqués sur les ulcères, ils protègent la muqueuse et soulagent la douleur. Par exemple, Orabase®, Oralmedic® et Zilactin®. D’autres produits, plus concentrés, s’obtiennent sur ordonnance.
- Des comprimés d’aspirine ou d’acétaminophène (Tylenol®, Acet®, Tempra®, etc.) peuvent aussi aider à calmer la douleur.
Attention : Il vaut mieux ne pas prendre d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène et autres), qui peuvent contribuer au problème.
- Certains médicaments qui ne visaient pas, à l’origine, à traiter les aphtes peuvent être bénéfiques. C’est le cas, par exemple, de la colchicine (un médicament habituellement utilisé pour traiter la goutte) et de la cimétidine (pour traiter le reflux gastro-œsophagien). Ces médicaments sont pris par voie orale sous forme de comprimés.
- Pour une personne souffrant d’aphtes très graves et récurrents, on peut avoir recours à d’autres traitements, comme la cortisone par voie orale, mais cela est rare étant donné les effets indésirables.
- En cas de carence en nutriments, les corriger par la prise de suppléments de vitamines ou de minéraux.
Si un ulcère tarde à guérir, il arrive que le médecin suggère de procéder à une biopsie. Il prélève alors un peu de tissu dans l’ulcère, dans le but de l’examiner au microscope. L’analyse du tissu permettra de savoir si la lésion est d’origine cancéreuse ou non.

D’autres conseils pour réduire la douleur


- Mettre un glaçon dans la bouche et le laisser fondre sur l’ulcère.
- Éviter de consommer des aliments et des boissons qui irritent les muqueuses. C’est le cas de ceux qui sont acides (café, agrumes, ananas, tomates, etc.), durs (comme les rôties, les noix et les bretzels) ou épicés.
- Se rincer la bouche avec l’une des solutions suivantes, puis la recracher :
* 1 c. à thé de bicarbonate de soude et 1 c. à thé de sel dissous dans 120 ml d’eau.
* 1 c. à table de peroxyde d’hydrogène dans ½ litre d’eau (2 tasses).
Ces solutions réduisent la douleur. À utiliser 4 fois par jour si possible.
- Badigeonner doucement les aphtes d’un peu de lait de magnésie quelques fois par jour.
- Appliquer sur la lésion une mince couche de pâte composée de bicarbonate de soude et d’eau.



UN COMMENTAIRE ME FERA PLAISIR

Là où on m'attendait


Dans la vie, il y a deux types de personnes : ceux qui savent depuis toujours ce qu'ils feront plus tard, et puis il y a les autres. Ceux ne savent pas ce à quoi ils sont destinés. Ceux qui l'ont peut-être su mais ne le savent plus. Ceux qui ne le savent pas encore. Et puis ceux qui ne le sauront jamais.

Partir à la rencontre de sa vocation n'est pas une tâche facile. Elle requiert discipline, persévérance, ainsi qu'une foi immense, en soi comme dans le monde. Les excuses ne manquent pour passer à côté de soi.

"Je n'ai pas le temps."

"Je manque d'argent."

"J'ai une famille."

"Je dois lancer une machine."

Je vous laisse insérer l'excuse de votre choix.

Mais il arrive un jour où on ne croit plus en ses excuses. Que faire alors, sinon remonter ses manches, serrer les dents et puiser dans ses ressources ? Armé de sa sa persévérance et de sa curiosité, on se met alors au travail. On s'entoure d'alliés : livres, amis, conjoint, groupe de soutien. Tous les encouragements sont bons à prendre.

La quête est longue. On avance, on tombe, on a mal, on sèche ses pleurs mais, à chaque chute, on se relève.

Et puis, un beau jour, alors qu'on baissait la garde, une petite voix se fait entendre. "Tu es là où tu dois être, à faire ce que tu es destiné à faire." Quand ce moment arrive, plus discret, qu'on ne l'imaginait, on dresse l'oreille. On est arrivé, enfin. La vie peut (re)commencer.

Il y a un an, un défi lancé sur un coup de tête a révélé ma passion pour le chocolat. Il y a d'abord eu 37 tablettes, en l'honneur de mon 37ème anniversaire, puis une 38ème et une 39ème... J'ai vite arrêté de les compter.

En janvier, j'ai commencé un blog au consacré au chocolat (www.37chocolates.com).

Au mois de juin, j'ai rencontré des producteurs de cacao péruviens.

Et puis, il y a deux semaines, Chris Thompson, le propriétaire de Philter Coffee, m'a invitée à former son personnel autour de sa sélection de tablettes. J'ai donc organisé une séance de dégustation et nous avons passé deux heures à partager nos impressions au sujet des tablettes. Entre les rires et les silences attentifs, j'ai entendu cette petite voix : "Estelle, tu tiens là la dernière pièce du puzzle."

La petite voix était si douce que j'ai failli ne pas l'entendre. Le chemin qui m'a menée là a été long et sinueux mais ça y est, j'y suis arrivée : je suis là où on m'attendait.

Saturday, October 1, 2016

Retour sur la visite du Général De Gaulle à Tlemcen en 1960

  
RETOUR SUR LA VISITE DU GENERAL DE GAULLE A TLEMCEN EN 1960





Le 10 décembre 1960, le général Charles De Gaulle est arrivé à Oran sous une pluie battante. Cette visite l’avait conduit aussi à Ain-Temouchent et à Tlemcen là où il avait prononcé son discours célèbre sur la coopération entre Musulmans et Européens dans l'Algérie de demain selon sa conception.


TRANSCRIPTION DU DISCOURS DE CHARLES DE GAULLE



Je sais qu'il y a dans ce pays, de part et d'autre, certaines inquiétudes, quelquefois certaines angoisses. On peut les comprendre, on peut se les expliquer. Elles ne sont pas justifiées ! L'avenir de l'Algérie, où est-il ? Il est entre vos mains ! Vous autres Algériens, de quelque communauté que vous soyez, c'est à vous de faire l'Algérie : l'Algérie nouvelle, l'Algérie de demain, c'est à vous ! C'est à vous tous autant que vous êtes ! Et puisque la communauté musulmane, algérienne est dans cette Algérie et, en particulier, dans cette ville de Tlemcen, la plus nombreuse, je lui dis, à cette communauté musulmane, que c'est à elle qu'il appartient de prendre des responsabilités algériennes qui correspondent à sa valeur et qui correspondent à son importance !


Et, je dis à la communauté de souche française et européenne qui est en Algérie : l'Algérie dont vous êtes, l'Algérie dont vous êtes-vous aussi les enfants et les habitants, elle ne peut pas se faire comme il faut, c'est-à-dire fraternelle et moderne sans votre concours éminent, sans votre participation résolue, sans votre coopération déterminée avec la communauté voisine, il faut, vous, communauté musulmane, vous, communauté d'origine européenne, il faut que vous vous accordiez et que vous coopériez pour bâtir l'Algérie de demain ! Que de choses vous avez à faire : ce noble, ce grand pays qui est le vôtre à vous tous, vous avez à le faire révéler à lui-même et vous avez à le développer, à le développer pour tous ses enfants, pour tous ses enfants à commencer par les plus malheureux !


A ceux-là, vous le savez bien, la France est prête à continuer à apporter son appui et son concours et elle veut le faire elle aussi fraternellement. Elle le fera sans aucun doute de tout son cœur et elle fera à la mesure de ce que vous saurez faire vous-même ! Je crois que les épreuves en cours doivent aboutir le plus tôt possible à la paix ! Je crois que, à partir de cette paix, la réconciliation et la coopération de tous doivent se faire sur cette terre ! Et je crois que pour bâtir votre Algérie de demain, la France sera à vos côtés ! Vive Tlemcen ! Vive l'Algérie et vive la France !


DISCOURS DE C. DE GAULLE A TLEMCEN LE 10 DECEMBRE 1960






UN COMMENTAIRE ME FERA PLAISIR


Tout sur le cyclone

  
TOUT SUR LE CYCLONE


Comment ne pas être fasciné par la puissance dévastatrice des cyclones ? Lors de ces phénomènes climatiques extrêmes, les vents peuvent atteindre 350 km/h, les pluies sont diluviennes et l’élévation du niveau de la mer peut entraîner la dévastation des zones côtières. En tout, près de 80 cyclones se déchaînent chaque année, faisant plusieurs milliers de morts…
Certains sont même entrés dans l’histoire, tel l’ouragan Katrina qui, l’an dernier, a pratiquement rayé de la carte la ville historique de La Nouvelle-Orléans.
Pourtant, les cyclones demeurent un phénomène peu connu du grand public. Qu’est-ce qui les différencie d’une tempête ? Où naissent les typhons, les ouragans, les tornades ? Comment se forment-ils ? Pourquoi portent-ils des prénoms ? Peut-on les prévenir ?


1. UN CYCLONE, C’EST QUOI ?
Un cyclone est une perturbation qui se caractérise par une gigantesque masse de nuages, d’un diamètre pouvant atteindre 1 000 km, organisés en bandes de spirales qui s’enroulent autour d’un centre de rotation formant un tourbillon. L’anneau central du tourbillon est la partie la plus active du cyclone. C’est à cet endroit que les vents sont les plus rapides, pouvant atteindre jusqu’à 350 km/h. Ils soufflent de façon circulaire « fermée » dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Sud et dans le sens contraire dans l’hémisphère Nord. Au cœur de cet anneau, se trouve l’œil du cyclone : une zone calme de 30 à 50 km où il n’y a pas de vent et où le ciel reste clair.
Autour de l’œil se trouve la partie la plus dangereuse de l’ouragan qui peut s’étendre sur un rayon de 150 km : une sorte de « mur » de vents violents. Ce « mur » est formé par des nuages à forte extension verticale (les cumulonimbus) dont les sommets peuvent atteindre 15 km d’altitude, des vents violents soufflant en rafales et des précipitations souvent torrentielles. En effet, le cyclone se caractérise par une basse pression atmosphérique, et donc des pluies. En mer, il s’accompagne de l’onde de tempête, c’est-à-dire la montée rapide du niveau de la mer lorsque le cyclone s’approche des côtes. C’est pourquoi, en général, les îles sont les plus menacées par les cyclones.
Ainsi, sur les observations satellite, le cyclone ressemble à une gigantesque toupie qui tourne sur elle-même et se déplace, mais très lentement (20-30 km/h), contrairement aux vents qui se trouvent en son sein.
Aux latitudes tropicales, les cyclones circulent d’est en ouest, sauf dans le Pacifique Sud-Ouest où la circulation se fait d’ouest en est. Leurs trajectoires sont incurvées en direction des pôles vers la droite dans l’hémisphère Nord et vers la gauche dans l’hémisphère Sud.


2. OU ET QUAND NAISSENT-LES CYCLONES ?
1/ Les conditions :
Pour qu’un cyclone apparaisse, il faut que plusieurs conditions soient réunies :
- la condition météorologique : à l’origine du cyclone se trouve une zone de perturbations, soit un amas nuageux, soit une bande de nuages orageux qui apparaissent entre les tropiques, dans la zone intertropicale de convergence où l’air est particulièrement instable.
- la condition thermique : la température de la mer doit être supérieure à 26 °C sur une épaisseur d’au moins 50 m afin de favoriser l’évaporation de l’eau d’où l’ouragan tire son énergie. Les mers et océans tropicaux sont donc les milieux privilégiés pour les cyclones. En pénétrant sur terre, ils perdent rapidement leur intensité.


 - la condition géographique : être à au moins 550 km de l’équateur pour que le tourbillon se forme, grâce à la force de Coriolis engendrée par la rotation terrestre. Cette dernière entraîne une déviation du vent vers la droite dans l’hémisphère Nord et vers la gauche dans l’hémisphère Sud. C’est ainsi que les vents tournent à l’intérieur des cyclones dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Sud et le contraire dans l’hémisphère Nord. La force de Coriolis est nulle à l’équateur et inexistante à 5 ° de latitude de celui-ci.
 - la condition éolienne : les vents doivent pratiquement avoir la même direction et la même force sur une quinzaine de kilomètres d’altitude pour que le système cyclonique reste concentré et se renforce.
N.B : lorsque ces conditions ne sont pas remplies, les cyclones diminuent en intensité et disparaissent.


2/ Sept bassins cycloniques dans le monde :
Les cyclones ne naissent pas n’importe où. Sept zones réunissent les conditions nécessaires pour les engendrer :
1- Pacifique Nord-Est : de la côte occidentale du Mexique à la ligne de changement de date 
2- Pacifique Nord-Ouest : de la ligne de changement de date à l’Asie et à la mer de Chine, mer du Japon et mer Jaune ;
3- Australie et Pacifique Sud-Ouest : du 142e parallèle est au 120e ouest, soit la Polynésie 
4- Sud-est de l’océan Indien, mer de Timor et Australie : du 100e parallèle est au 120e est 
5- Sud-ouest de l’océan Indien : de l’Afrique au 100e parallèle, soit Madagascar, l’île Maurice et la Réunion ;
6- Océan Indien Nord : du golfe du Bengale à la mer d’Oman ;
7- Atlantique Nord : côte orientale des États-Unis, golfe du Mexique et mer des Caraïbes.


3. Un phénomène saisonnier :
On dénombre de 80 à 85 cyclones par an, dont 45 ont dépassé le seuil d’ouragan : 70 % d’entre eux naissent dans l’hémisphère Nord et 30 % dans l’hémisphère sud.
- Dans l’hémisphère Nord, la saison cyclonique s’étend de juin à novembre. Dans la zone atlantique, elle dure de début juillet à fin octobre.
- Dans l’hémisphère Sud, les cyclones apparaissent de novembre à avril-mai.
3. LES CYCLONES SONT DETECTABLES 
1. les cyclones sont classés en trois stades :
L'Organisation météorologique mondiale classe les cyclones en fonction des vitesses du vent maximum qu’ils génèrent. Il existe ainsi trois stades :
- la dépression tropicale ou sub-tropicale : lorsque ce vent ne dépasse pas 63 km/h.
- la tempête tropicale ou sub-tropicale : lorsque ce vent souffle entre 63 km/h.
- l’ouragan : lorsque ce vent dépasse 117 km/h.
2. Appellations suivant les régions du globe :
Ainsi sont appelés les cyclones :
• cyclone tropical : dans l'océan Indien et le nord de l'Australie.
• typhon : cyclone des mers de Chine et de l'océan Indien.
• ouragan : une des dénominations des cyclones tropicaux dans l'Atlantique Nord et la mer des Caraïbes.
• hurricane : cyclone tropical ; abusivement utilisé à la place du mot ouragan.
• baguio : aux Philippines.
• medicane : pour un cyclone qui se forme au-dessus de la mer Méditerranée.
3. Cyclones, tempêtes ou tornades – la différence ?
Différences entre cyclone et tempête :
Une tempête est une perturbation atmosphérique pouvant s’étendre sur plus de 2 000 km née de l’affrontement de deux masses d’air différentes. L’essentiel des perturbations touchant l’Europe se forme sur l’océan Atlantique, sur le front entre l’air froid polaire et l’air chaud tropical.
Les tempêtes des latitudes tempérées et les cyclones tropicaux se distinguent par :
- leur origine et leur source d'énergie : les cyclones tirent l’essentiel de leur énergie de l’évaporation de l’eau de mer sur une zone de basses pressions. Les tempêtes naissent, quant à elles, des contrastes thermiques dans l’atmosphère ;
- la répartition géographique : les tempêtes touchent les régions tempérées du globe, et parmi elles l’Europe. Les cyclones ont pour zones de prédilection l’océan Atlantique Nord, l’océan Pacifique et l’océan Indien, dans les zones tropicales.
Différences entre cyclones et tornades :
Cyclones et tornades sont des tourbillons atmosphériques. Les tornades sont des phénomènes de petite taille (quelques centaines de mètres de diamètre maximum), de courte durée (jusqu’à quelques dizaines de minutes) qui parcourent de faibles distances (40 km maximum, sauf aux États-Unis, où elles peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres).


4. Pourquoi portent-ils un prénom ?
C’est pour pouvoir communiquer avec les millions de personnes menacées et éviter toute confusion avec les autres cyclones pouvant se trouver dans la région. Les prénoms (alternativement masculins et féminins) sont donnés à partir de listes alphabétiques préétablies.
Mais, en fait, les appellations varient selon les zones géographiques :
- Le centre de Miami (Atlantique Nord - Pacifique Nord-Ouest) : utilise six listes de prénoms par roulement annuel, le premier ouragan ou tempête de l’année porte un nom commençant par la lettre A.
À titre d’exemple, voici les prénoms arrêtés par le centre de Miami pour la zone golfe du Mexique - Caraïbes - Atlantique :
•En 2006 : Alberto , Beryl, Chris, Debby, Ernesto, Florence, Gordon, Helene, Isaac, Joyce, Kirk, Leslie, Nadine, Oscar, Patty, Rafael, Sandy, Tony, Valerie, William ;
•En 2007: Andrea, Barry, Chantal, Dean, Erin, Felix, Gabrielle, Humberto, Ingrid, Jerry, Karen, Lorenzo, Melissa, Noel, Olga, Pablo, Rebekah, Sebastian, Tanya, Van, Wendy.
- Le centre de la Réunion (sud-ouest de l’océan Indien) : attribue aux tempêtes tropicales ou ouragans des prénoms d’origine française, malgache ou mauricienne.
- Les cyclones du nord de l’océan Indien : ne sont pas désignés par un prénom, mais par un numéro d’identification suivi d’une lettre A ou B ; selon que le phénomène se forme en mer d’Arabie ou dans le golfe du Bengale.
- Dans le Pacifique Nord-Ouest et le sud-est de l’océan Indien, le nord de l’Australie et le Pacifique Sud-Ouest : ils portent un nom pris dans quatre listes, dont l’une contient «Zidane» !
4. MANIFESTATIONS ET CONSEQUENCES D’UN OURAGAN 
1. Les manifestations :
- Vents extrêmement violents : la puissance des vents, qui peuvent changer de direction brutalement, causent souvent des dégâts matériels considérables. L’énergie libérée est proportionnelle au carré de la vitesse du vent. Elle peut atteindre jusqu’à 6.1019 joules par jour libérées sous forme de chaleur, soit une énergie équivalente à cinq bombes nucléaires de type Hiroshima par seconde.
- La pluie : les précipitations varient d’un ouragan à l’autre. Elles peuvent être amplifiées par le relief terrestre et par la lenteur du cyclone. Des inondations et des glissements de terrain peuvent s’ensuivre avec d’importants dégâts matériels et de nombreuses victimes.
- Mer agitée : une houle longue générée par le vent se déplaçant plus rapidement que l’ouragan, peut être observée jusqu’ à 1 000 km à l’avant du système cyclonique. Le niveau de la mer peut être anormalement surélevé : c’est la marée de tempête, un phénomène qui peut faire de nombreuses victimes. En 1970, une marée de ce type a fait 300 000 morts au Bangladesh.

2. Les conséquences :
- Au niveau humain : les cyclones font en moyenne 6 000 morts par an, auxquels il faut ajouter de nombreux blessés et sans-abris. Les noyades et les glissements de terrain sont les principales causes des décès, ainsi que les rafales de vent.
- Au niveau économique : les cyclones ont souvent un impact dévastateur sur l’économie des régions touchées : habitations, infrastructures (ponts, routes, voies ferrées…), détérioration des outils de production, impact sur les réseaux d’eau, de téléphone, d’électricité. En 2005, le cyclone Katrina, qui a fait quelque 1 500 morts sur son passage, frappant le plus durement la Louisiane et le Mississippi, est la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire du pays (80 milliards de dollars). Avant Katrina, la population de La Nouvelle-Orléans comptait quelque 485 000 habitants. Elle oscille aujourd’hui entre 220 000 et 235 000 habitants, la ville n’étant qu’à moitié reconstruite.
- Au niveau environnemental : différentes sortes de dégâts sont causés par les cyclones : destructions agricoles, cheptels décimés, dégâts en forêt, inondations, pollution du littoral, résultat des naufrages ou des dégradations d’infrastructures…


Les cyclones record :
- Le plus intense : « Wilma », dans l’Atlantique (2005) avec une pression atmosphérique de 882 hectopascals (hPa) et des vents soufflant à plus de 280 km/h au centre de l’ouragan. Et « TIP » dans le Pacifique (1979) avec une pression au centre de 870 hPa, vents moyens de surface à 306 km/h.
- Le plus grand : TIP (1979) : un rayon de 1 100 km.


- Le plus long : John dans le Pacifique (1994) a duré 31 jours en août et septembre 1994. Il a franchi deux fois la ligne de changement de date. Ginger dans le Pacifique (1971) a duré 28 jours.
- Le plus arrosé : à la Réunion, avec 1 824 mm en 24 heures, du 15 au 16 mars 1952,
et 3 854 mm en 5 jours, du 13 au 18 mars 1952.
- Le plus meurtrier : Holland au Bangladesh (1993) : 300 000 victimes lors de la marée de la tempête dans les zones basses du delta.
- Le plus dévastateur : Katrina en Louisiane (2005) : la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire des États-Unis (80 milliards de dollars).




UN COMMENTAIRE ME FERA PLAISIR

Image Slider